Un éclairage philosophique...sur l'Iran
Omegalpha dénonce assez souvent l’entreprise permanente de désinformation qui est menée avec opiniâtreté par toute la machine médiatique (voir la série d’articles précédents sur l’Empire qui doute). Une machinerie complexe et sophistiquée qui se nourrit de ses propres mensonges et affabulations, un monstre surpuissant d’efficacité servi par une véritable armada de professionnels de la falsification et du formatage de l’opinion publique (journalistes partisans, spécialistes très orientés, professeurs émérites). Les « intellectuels » ne sont pas en reste puisqu’ils participent allègrement à la chasse à courre du moment en fournissant le verbe pour conjuguer l’hallali à l’infini et une couleur seyante au cambouis nauséeux de la propagande que l’on badigeonne dans les colonnes.
« Un mot suffit pour soulever la tempête. Immédiatement les encriers des commentateurs entrent en ébullition et les chancelleries d'Europe occidentale publient leur désapprobation d'une façon fort peu diplomatique (De quel mot innocent s’agit-il déjà au fait ? Notez que ce sont les chancelleries qui sont en accusation ici, elles sont coupables d’avoir réagi « de façon fort peu diplomatique ». L’envolée guerrière de Bernard Kouchner était sans doute conforme aux…canons de la diplomatie internationale. Voilà une première mise en condition avec un retournement acrobatique dans le postulat de départ. Une bonne entrée en matière).
« la plus ignare des fantasmagories »
M. Sarkozy s'oppose à M. Ahmadinejad sur le dossier nucléaire iranien (Le Monde)
Leurs motivations sont incertaines ou trop bien identifiées, c’est selon les cas et les sujets. Voici par exemple un texte de notre flamboyant philosophe national, André Glucksmann qui a ressorti ses indignations très sélectives pour défendre notre ministre de la guerre bis, Bernard Kouchner. Kouchner ? Celui qui a signé le merveilleux projet pour un empire américain à deux mains et pour bientôt (voir ressources du site sur la PNAC), celui qui a troqué son sac de riz humanitaire pour un saupoudrage nucléaire en Iran après avoir défendu bec et ongles la sanguinaire épopée US en Irak. Apprécions donc maintenant la maestria du communicateur et le regard détaché du philosophe. Apprécions son art de l’escamotage subtil et son encre parfois lourde de sens en parcourant sa tribune parue dans les fameuses pages débats du Figaro. Les commentaires en italiques sont d’Omegapha, une manière d’apporter un autre regard qui vaut ce qu’il vaut. Lisez l'article au prélable ici....
« Un mot suffit pour soulever la tempête. Immédiatement les encriers des commentateurs entrent en ébullition et les chancelleries d'Europe occidentale publient leur désapprobation d'une façon fort peu diplomatique (De quel mot innocent s’agit-il déjà au fait ? Notez que ce sont les chancelleries qui sont en accusation ici, elles sont coupables d’avoir réagi « de façon fort peu diplomatique ». L’envolée guerrière de Bernard Kouchner était sans doute conforme aux…canons de la diplomatie internationale. Voilà une première mise en condition avec un retournement acrobatique dans le postulat de départ. Une bonne entrée en matière).
En évoquant le risque de guerre qu'implique la volonté iranienne de construire la bombe (cette affirmation reste encore à prouver. Les bruits de bottes et les menaces d’apocalypse nucléaire à l’encontre de l’Iran sont justement des arguments déterminants pour acculer le pays perse, il faut se prémunir contre des fanatiques du joujou nucléaire d’en face. Voilà très exactement le mécanisme de la course aux armements : l’urgence d’une menace qui nécessite une dissuasion), et la nécessité de s'y préparer (préparer l’opinion publique plutôt, c’est très exactement le but de ces différentes formes de communication croisées) afin de l'empêcher, Bernard Kouchner aurait-il commis un blasphème (l’outrance est un procédé grossier de manipulation mais qui fonctionne toujours. Blasphème ? Sortez la croix et les clous pour le pauvre docteur et en route pour le Golgotha !) témoignant de sa naïveté et de son manque de métier (c’est l’opinion de bon nombre d’observateurs mais l’argument ici exposé a pour seul objet d’être réfuté. Personne ne comprend in fine la profondeur de la saillie du Doc et l’exégèse ne saurait tarder)
Il fut illico chapitré par ses collègues, Sergueï Lavrov à Moscou ou D'Alema à Rome (« Non si debba parlare de guerra in questo momento »). Idem à Berlin mezza voce. Pourtant il faudra s'y faire (ah bon ?Nous n’avons même pas le choix d’adhérer ou pas, il faut juste accepter…), la « bourde », en apparence intempestive du French Doctor, nouveau chef de la diplomatie française (il est bon de le rappeler pour souligner l’erreur manifeste de casting) , exprime une opinion méditée de longue date.
Lorsque, neuf mois avant l'élection présidentielle, j'interviewais, en compagnie de Yasmina Reza et Pascal Bruckner, le candidat Sarkozy sur les grands axes de la politique étrangère qu'il entendait conduire, sa réponse fusa claire et décidée : « La crise iranienne est sans doute la crise internationale la plus grave actuellement. » (Sarkozy manquait au prestigieux casting… Voilà l’info, notre homme fait partie du cénacle proche de Dieu himself).
« une réforme du vocabulaire »
Un an après, le diagnostic est encore plus exact (l’Iran est la plus grave crise qui secoue le monde ? Il est vrai que juste à côté, en Irak, tout va bien tout comme l’Afghanistan). Que requiert cette gravité ? La « fermeté », répondait le futur président, qui visiblement n'a pas changé d'avis. Devant les ambassadeurs de France, réunis le 27 août 2007 à l'Élysée, il évoqua la terrible menace (c’est parti !) et souligna la nécessité « d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran ».
La « fermeté », nouvelle, de la France commence par une réforme du vocabulaire (la France d’après parle, s’exprime comme un shérif : avec l’accent yankee), elle rejette les euphémismes et les tabous linguistiques : si risque de guerre il y a, il ne faut pas le scotomiser (wow !), mais au contraire le nommer, en parler distinctement afin justement de tout faire pour stopper l'escalade (les menaces de bombardement et de guerre de Nicolas Sarkozy et de son ministre sont justement faites pour... apaiser la tension ambiante. En conséquence, elles ne provoquent pas une escalade, elles ont pour but…de « stopper l’escalade ». Deuxième remarquable pirouette), avant « l'alternative catastrophique ».
Le moment est bien calculé (quel stratège ce Bernard, une vraie frappe chirurgicale), Bernard Kouchner jette son pavé dans la mare des non-dits diplomatiques (la menace de représailles contre l’Iran de la part d’Israël et du Pentagone fait la Une des journaux depuis au moins deux années… Pour du non-dit, c’est plutôt bruyant…) et prononce le mot « guerre » à la veille de son voyage à Moscou. Le destinataire n° 1 du message est son homologue russe qui proteste, mais enregistre : si Moscou continue à bloquer toute sanction effective, susceptible d'appuyer les remontrances jusqu'alors platoniques du Conseil de sécurité, la France s'emploiera, hors Conseil, à mobiliser l'Union européenne qui draine plus de 50 % du commerce extérieur de Téhéran. (Voilà le scoop, une vraie partie de billard à trois bandes. On menace l’Iran pour menacer…la Russie qui tempère les ardeurs bellicistes).
« la spirale nucléaire iranienne »
À charge pour des sanctions économiques dures de tenter de bloquer la spirale nucléaire iranienne (voilà une jolie expression, « la spirale nucléaire » qui vrille dans l’esprit des lecteurs. Ils n’ont même pas le nucléaire civil ces Iraniens mais ils partent pourtant en vrille sur le nucléaire militaire. Voilà un sacré tour de vice linguistique). Bref, Bernard Kouchner convie les Européens à passer outre aux manoeuvres de Moscou à l'ONU dilatoires (Moscou…pable de chercher un règlement pacifique à la crise).
Lorsque le sage désigne la lune, les imbéciles contemplent son doigt (lorsque le sot se met à écouter le philosophe, il se met un doigt dans l’oeil). Lorsque Kouchner parle de « guerre », nombre d'Européens estiment qu'il s'agit d'un gros mot lâché tel un coup de pistolet dans l'atmosphère feutrée des négociations respectueuses (conclusion : nombre d’Européens qui négocient comme des acharnés sur le dossier iranien et qui n’apprécient guère les saillies à l’odeur de poudre de Kouchner sont à deux doigts d’être taxés ici…d’imbéciles lunatiques).
La révélation de l'effort clandestin et illégal de l'Iran pour franchir le seuil du nucléaire militaire date d'août 2002 (l’effort clandestin et illégal pour du nucléaire militaire, joliment amené. Le programme iranien nucléaire est militaire et clandestin maintenant ? Pourtant tout le monde en parle. Illégal de se procurer un programme nucléaire civil alors ? Kadhafi doit trouver la blague du philosophe très drôle) Depuis, malgré toutes les confirmations de l'AIEA (ah oui, au fait, il y a un organisme qui s’en occupe, des inspections, négociations mais le French doctor a la bonne potion magique), les négociations, menées principalement par Londres, Paris et Berlin, n'ont abouti à rien.
« la plus ignare des fantasmagories »
Il est temps de peser franchement les risques. Y a-t-il péril en la demeure ? Tous les experts s'accordent sur la capacité technique de l'industrie iranienne : deux ou quatre ans suffisent pour atteindre le point de non-retour (Sophistiquée l’industrie iranienne ? on verra plus tard que le son de cloche est parfois dissonant sur le sujet. Tous les experts... Belle unanimité qui cache les profondes divisions des mêmes spécialistes qui tablent sur dix à 15 années de dangereuses expérimentations pour aboutir à l’enrichissement du combustible à des fins militaires avec au préalable, une aide extérieure (Corée du Nord, Pakistan). Même les Israéliens s’accordent sur le cap des 10 années, c’est dire. Seul le Pentagone de la belle époque du Bush mystique parlait d’un à six mois pour fabriquer la bombe et la lancer immédiatement sur l’état hébreu. Jamais à l’abri d’un gag avec ces trublions) Donc le temps presse (comme on l’a vu, le temps est décidemment très relatif…). Mais la perspective d'un Iran nucléaire suffit-elle pour que de toute urgence les démocraties se mobilisent et interdisent, bon gré, mal gré (autre locution synonyme plus signifiante, de gré ou de force mais le mot est trop cru pour quelqu’un qui prône pourtant une « réforme du vocabulaire »), le franchissement du seuil ultime (le seuil ultime, voilà encore une grandiloquence qui a des airs d’apocalypse)? Ou bien faut-il considérer avec Jacques Chirac (janvier 2007) qu'une puissance militaire nucléaire de plus ou de moins ne mérite pas qu'on se mette martel en tête ? (Jacques a bien compris depuis Charles à Poitiers qu’il ne fallait pas se mettre martel en tête, on arrive toujours à arrêter les Arabes…)
Certes, la guerre froide est restée froide au sommet: 45 ans durant, la dissuasion a bloqué l'escalade belliqueuse entre les deux blocs (voilà le hic, la dissuasion nucléaire nous a apporté…la paix par l’équilibre de la terreur. Le philosophe ne peut ignorer l’argument qui plaide pour ce facteur paradoxal de stabilisation dans une région dominée par les crises paroxystiques du grand Israël qui dispose du nucléaire militaire en toute illégalité. Un avantage qui permet à cet état de faire la pluie et rarement le beau temps dans la région. Souvenez-vous du Liban, des Territoires occupés…). Pareil équilibre de la terreur n'avait pourtant rien d'automatique (si justement ! C’est la capacité réciproque d’anéantissement qui oblige ces pays à privilégier nécessairement la voie diplomatique). Les crises ont succédé aux crises jusqu'à celle de Cuba (1961) où, témoignent les archives américaines et russes, tout se joua au bord du gouffre et manqua échapper à la prudence de Kennedy et Khrouchtchev. (L’histoire est ici convoquée sans que l’on restitue le contexte historique. Il s’agit de faire passer un frisson dans le dos que vient lécher le souffle d’une apocalypse nucléaire hypothétique. Et puis, comme nous le savons tous désormais, l’Iran est peuplée de gens suicidaires qui ne rêvent que d’une chose : un suicide collectif en attaquant le sixième plus puissant pays en terme de riposte nucléaire, Israël. Par contre, les exemples plus modernes dans l’histoire existent et méritent un éclairage comme celui du dictateur fou de Corée du Nord qui pointe ses missiles balistiques sur le Japon et le reste du monde ou le Pakistan et sa bombe nucléaire islamique et son armée largement infiltrée par des fondamentalistes mais chut ! Ils ne sont pas évoqués par ce féru d’histoire à la géopolitique visiblement limitée… Dommage car la menace est bien réelle dans ces deux cas. Le philosophe regarde la lune qu’il pointe du doigt et les imbéciles s’inclinent devant la profondeur du maître extatique).
L'idée que la bombe iranienne serait sans conséquence pour la paix du monde relève de la plus ignare des fantasmagories (Jacques C est donc un c… tout comme l’ancien commandant du central command US, John Abizaid qui dit la même chose, voir liens), d'autant que l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte n'entendent pas subir l'hégémonie nucléaire iranienne sans, à leur tour, transgresser le traité de non-prolifération (TNP) (autre argument fallacieux. On laisse entendre que l’Iran a déjà transgressé ce traité qu’elle a pourtant signé… Si l’Iran a la bombe nucléaire, à quoi bon tout ce pataquès ! Inutile de préciser que la raréfaction des ressources naturelles et de l’énergie fossile vont conduire de plus en plus de pays à se doter de l’alternative nucléaire. Mais cette explication est remplacée par un Disneyland arabe d’ogives nucléaires dans la région pour mieux marquer les esprits. Voilà une image croustillante quand on se souvient que la France vient de signer des accords pour doter la Libye de Kadhafi de la technologie nucléaire. Voilà un fait que l’on se garde bien de citer). Attention aux dégâts (de la cécité) !
Dans le mouchoir de poche d'un Proche-Orient aux frontières mal définies (les Territoires occupés en savent quelque chose mais chut !), aux entrelacs communautaires, aux enjeux théologico-pétroliers énormes, une guerre civile nucléaire (guerre civile nucléaire ? de la pure poésie digne de Dante qui devrait plaire aux amateurs évangélistes de l’Armageddon du Pentagone. Une guerre civile oppose les membres d’une même communauté, d’un même peuple. Suivant le raisonnement induit par la formule, ce sont les Iraniens entre eux qui vont se balancer des bombes ?) devient l'horizon que dessinent, fût-ce à leur insu, les bricoleurs de Téhéran (De l'industrie sophistiquée capable de produire des armes à la vitesse supersonique, on est brusquement passé à l'artisanat maladroit des bricoleurs de Téhéran. Voilà une image qui ne doit rien au hasard. De la technologie nucléaire aux mains de bricoleurs, voilà qui promet et qui est parlant…Le fil rouge ou le fil bleu ? Bref du travail d’arabe…)
Le pot au noir irakien n'aura-t-il rien appris à personne ? On croit savoir ce qu'on dit en parlant de « guérilla, » « vietnamisation », etc. On se trompe (on croit savoir que notre philosophe a des idées bien arrêtées et des sentences définitives). La guérilla espagnole contre Napoléon, les résistances antihitlériennes, les insurrections anticoloniales visaient en premier une armée étrangère, en deuxième lieu les « collaborateurs » et, à l'occasion, la population afin de la mobiliser par l'intimidation.
« Impossible de protéger chaque Irakien »
L'ordre des cibles s'inverse en Irak (normal, l’occupant a tout fait pour générer une guerre civile en armant tout d’abord les Chiites irakiens pour traquer la rébellion sunnite puis en faisant ensuite l’inverse. C’est un plan mûrement réfléchi par l’occupant pour préserver ses troupes et désagréger l’unité nationale afin de mieux régner. Les USA ne sont donc pour rien dans ce chaos et encore moins le contre-terrorisme des groupes bidons d’Al Quaida qui accentue les clivages communautaires. La troupe Zarquaoui qui s’est appliquée à allumer des mèches partout, en est l'exemple le plus frappant). Les GI's ne sont pas prioritaires : ils ont perdu 3 700 des leurs en quatre ans (ce qui est énorme pour la première armée du monde confrontée à une guérilla et recroquevillée dans de gigantesques bases. Il n’y a donc pas d’affrontements conventionnels coûteux en nombre de vies, la guérilla fait du harcèlement. Cela n'a rien de Verdun). Alors que dans les mois « chauds » on dénombre 3 000 victimes irakiennes, femmes et enfants d'abord, explosées non par les Américains, mais par la soi-disant « guérilla. » (la soi-disant guérilla justement dénoncée ici est un ramassis de contre-terroristes chargés de semer le chaos et la mort pour discréditer la résistance irakienne à l’occupation. C’est la version locale de cet Al Quaida frelaté qui se fait un malin plaisir de servir les intérêts…de l’occupant) Si les Américains sont désemparés, c'est qu'ils affrontent un adversaire capable de tuer les siens à l'infini - plus j'en tue, plus tu perds (la barbarie des arabes que nous civilisés avons du mal à imaginer sans l’éclairage philosophique). Impossible de protéger chaque Irakien contre ce terrorisme indiscriminé (merveilleuse figure de style. Les GI’s ne sont pas là pour trouver des armes de destruction massive fictives ou pour s’emparer du pétrole. Ils sont là pour protéger les Irakiens comme en témoignent Abou Graib, les massacres de Falloujah et d’Haddita, les bombardements aveugles, les bombes aux phosphores, Blackwater et autres joyeux bienfaits de l’Empire. Cette relecture des faits est en soi, édifiante ). Le chaos est plus fort que les hélicos, les tanks et le fric. On connaissait, en Russie, les stratégies de la « terre brûlée » qui firent le vide devant l'envahisseur.
Aujourd'hui des incendiaires homicides et suicidaires inaugurent la stratégie implacable de la population brûlée (population brûlée ? Encore un mot qui claque…Mais qui est responsable du déclenchement de ce génocide en cours ?). Il ne s'agit pas d'une résistance à l'occupant (les 3700 GI’s tués ont donc été tous victimes d’insolation, de dysenterie chronique et de malaria), pas même d'une guerre civile (Même le Pentagone parle de guerre civile mais notre philosophe a sans doute des compétences supérieures en terme d’analyse), mais plus diaboliquement d'une guerre absolue contre les civils. (Guerre absolue contre les civils avec une pincée de Diable. Pas mal. Presque aussi bien que guerre civile nucléaire, la spirale nucléaire iranienne, le terrorisme indiscriminé et seuil ultime. Les Irakiens ne se défendent pas contre une occupation, ils ne méritent donc même pas le qualificatif de résistants réservés à d’autres…).
Rien là qui doive émouvoir nos mollahs iraniens, lesquels se déclarèrent, par la bouche du « modéré » Rafsandjani, prêts à la vitrification de 15 millions des leurs pour la gloire théologique d'avoir éradiqué l'entité sioniste, préliminaire obligé d'une chasse universelle aux croisés et aux infidèles (là on sombre dans la facilité de la propagande primaire. Les Iraniens sans coeur sont donc prêts à "vitrifier' leur propre peuple avant d’entamer une croisade contre les croisés et infidèles. Des musulmans fous, sanguinaires et fanatiques, un classique de la propagande désormais. Notez que subrepticement, notre philosophe utilise la sémantique démente d’Al Quaida pour l’attribuer aux Iraniens. Subtil glissement, Iran = Al Quaida, c'est si simple finalement la désinformation. Le procédé est primaire mais efficace car il sème la confusion et crée des raccourcis fallacieux dans l’opinion publique ici visée. Cette stigmatisation outrancière atteint des sommets à ce moment du récit mais voilà pourtant la trame qui se délite doucettement au fil de cette tribune : la pseudo destruction d’Israël. Voilà le véritable ressort caché de toutes ces contorsions sémantiques. Ce n’est pas Israël qui est visé par l’Iran et son hypothétique bombe nucléaire mais l’hégémonie régionale de l’irascible état hébreu qu’il faut sauver d’urgence dans la région. Israël doit pouvoir continuer à mener ses terrifiantes campagnes militaires sans retenue et sans contrainte. Là est l’explication que tous ces mots savamment orchestrés chantent en sourdine. Que vient faire la voix de la France dans ce concert néo-cons si ce n’est que hurler avec la meute mitée d’un Bush et d’un Olmert aux abois ? )
Le sacrifice des siens et de soi, l'autodestruction systématique d'un peuple jusqu'à épuisement des fureurs obsidionales (sic) n'est nullement une pathologie inédite (un peu de culture pour nous rappeler que nous buvons les paroles d’un philosophe érudit. L’Iran souffre d’un syndrome d’autodestruction, voilà l’explication qu’ont compris le bon docteur Kouchner et son intellectuel d’ami). Les cruautés collectives qui horrifièrent Montaigne, le sang, la dévastation et la mort que peignit Grimmelhausen rappellent que ces pestes sont européennes. Mais aucun des furieux ne disposait encore de nos joujoux atomiques » (L'empire lui est responsable. La preuve, des B'52 US chargés d'ogives nuclaires par erreur qui se promènent dans le ciel...Vive le progrès, les furieux ont leurs jouets tout neufs qu’ils ont tellement envie d’utiliser ! Bush, Cheney, Olmert, Kim Ill Jung et bientôt… Kadhafi. Nous voilà éclairés par la stupéfiante vision de ce philosophe qui a su se mettre au dessus de la mêlée si chère à Laporte pour avancer ses arguments totalement neutres. Merci encore).
Liens :
P.S : Omegalpha a noté avec un certain plaisir que l’un de nos sites de référence, De Defensa, n’est pas non plus resté insensible à la prose du « philosophe-robot » (dixit). Il faut dire que ce propagandiste zélé et ce stakhanoviste de la désinformation ne se contente pas d’abreuver nos média nationaux en raccourcis fallacieux mais qu’il propage au-delà de nos frontières, son éclairage philosophique à propos des pervers et férocement atomiques Perses. A lire donc un article consacré à sa récente saillie dans l’International Herald Tribune et son si particulier sens de l’analyse décortiqué par De Defensa : La leçon bien apprise, ou le philosophe-robot
***** Ultime précision, Omegalpha a mis la main sur un exemple édifiant de délire propagandiste à la mode « néo-cons » qui date du 12 avril 2006 :
L'Iran pourrait produire la bombe nucléaire dans les 16 jours (Bloomberg.com, en anglais)
Conclusion : pourquoi tout ce barouf puisque l’Iran dispose donc, si l’on suit les « informations » délivrées ici, de bombes nucléaires depuis belle lurette. Les mollahs qui rêvent de détruire Israël mettent bien du temps à appuyer sur le bouton à moins que l’on mette bien du temps à comprendre qu’il s’agit là d’une immense et tragique mascarade…
M. Sarkozy s'oppose à M. Ahmadinejad sur le dossier nucléaire iranien (Le Monde)
Iran: la bombe à retardement (Libération)
NEW YORK (Reuters)
Nucléaire: la France critiquée après avoir annoncé une situation de "tension extrême" avec l'Iran (AFP)
L’ivresse du monde et de ses mauvaises fréquentations embrase l’esprit des petits provinciaux de Paris (De Defensa)
Kouchner : du Biafra à la ... guerre préventive (Mondialisation)
Blitzkrieg contre l’Iran : En trois jours seulement (Mondialisation)
« (…) A l'été 2005, le rapport de synthèse des agences du renseignement, le National Intelligence Estimates, donnait cinq à dix ans avant que l'Iran ne soit doté d'une capacité nucléaire militaire. Un an plus tard, John Negroponte, alors directeur national du renseignement, portait l'échéance à 2015.(…) »
- par David R. Baker (Mondialisation)
« La construction d'un consensus américano français sur l'Irak (e .g entre Sarkozy et Bush) est principalement le résultat de la volonté des intérêts pétroliers US de partager les butins avec leurs homologues européens en échange de leur soutien politique et militaire pour la politique étrangère de Washington au Moyen Orient. »Copyright : San Francisco Chronicle
Les syndicats de journalistes mobilisent pour "l'indépendance" (Reuters- Libération)
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Les bienfaits de l’Empire en Afghanistan :
Vingt morts dans un double attentat suicide dans le Sud afghan (Libération – Reuters)
Vers un record d'attentats suicides en Afghanistan en 2007 (Reuters – Libération)
Deux soldats britanniques et 30 taliban tués en Afghanistan (Reuters – Libération)
Au moins 25 insurgés tués au Pakistan près de la frontière afghane; 45 Talibans tués en Afghanistan (AP )
KARACHI (Reuters)
17:52 (Fil info Figaro)
Interrogé par l'agence AP alors qu'il se trouve sur le sol américain, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad assure que son pays n'a pas l'intention d'attaquer Israël ni aucun autre pays. (Avec AP)
Ressources du site :
La propagande philosophique du Figaro - Nous sommes donc des capitulards (Figaro) - Quand le Figaro rime avec Guantanamo - Quand le Figaro rime avec Guantanamo - Dassault système - Breton : le visionnaire (selon le Figaro) - - Au nez et à la barbe du Figaro - Iran, Irak, mêmes mensonges, même effet - L'urgence du dossier nucléaire iranien - Iran : propagande une étoile - Le futur équilibre au Moyen Orient -- Fin de cycle pour le tandem Bush-Blair - Liban : un modèle de propagande - Bush : comme si de rien n'était... - Terrorisme : à qui profite le crime ? - Attentats virtuels mais vraies retombées - Attentats : comme un air de déja-vu - L'Empire a de...l'imagination - Israël : les premiers dégâts collatéraux… - Seule la victoire est belle -Le "chaos constructif" est un peu k.o - - Hurler avec les hyènes -Le futur équilibre au Moyen Orient - Liban : un modèle de propagande - Liés à l'Empire pour le pire et le meilleur - La curieuse histoire de la fin de Zarquaoui - Voix discordante et faits concordants - Terrain miné - 3 petites oranges amères - - La bannière étiolée - Mortelles comparaisons - La technique du chaos - Irak : un génocide silencieux à défaut d’une démocratie rutilante - La libre entreprise de domination - L'impact désastreux de la PNAC
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DJ CC Jung
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