La libre entreprise de domination

Publié le par cc jung in effect

Il y a des parallèles qui ne semblent pas immédiats dans l’histoire comme la trouble relation qui lie le capitalisme aux sombres heures du nazisme. Pourtant, nombre de multinationales se sont acoquinées avec la folie hitlérienne au nom d’une idéologie commune basée sur la domination d’une élite par tous les moyens. Première compagnie pétrolière au monde, Exxon a par exemple été un important soutien de la cause nazie, tout comme Chevron-Texaco, premier contributeur privé des partis politiques aux Etats-Unis, et Coca Cola. Autant d’entreprises emblématiques qui font figure de symboles du capitalisme triomphant rebaptisé Nouvel ordre mondial depuis la défaite du communisme. Une telle proximité idéologique entre deux systèmes politiques en apparence différents, peut surprendre mais il s’agit bien là d’un même noyau idéologique sous des habillages multiples. La prédation capitaliste et l’impérialisme des « faucons » sont une seule et même facette, celle des nouveaux équarisseurs de la planète qui ne défilent plus au pas de l’oie.
 
 
C’est l’un des grands paradoxes de notre histoire récente et même en soi, une nouveauté plutôt ironique. Après des siècles de laborieuse évolution, d’émancipation de l’individu par la connaissance et les progrès sociaux, après des siècles d’évolution positive dans le sens d’un plus grand bien être commun, après des centaines d’années de lutte, de guerre, de révolution et de chambardement politique, nos sociétés viennent d’entamer un cycle inverse remarquable. Notre cycle évolutif est en effet entré dans une phase négative et cette plongée vers le bas est un vertigineux saut dans les ténèbres, loin des Lumières et de la lente sublimation de la destinée humaine. La régression sociale et mentale est tellement prononcée que l’on pourrait qualifier cette inversion de tendance assez facilement en paraphrasant Joris-Karl Huysmans, la planète marche à rebours…
 
On passera rapidement sur les soubresauts historiques qui nous ont mené dans cette situation catastrophique en évoquant juste les deux derniers grands courants de pensée qui ont symbolisé le siècle dernier, le capitalisme et le communisme. L’un a triomphé aux dépends de l’autre selon un principe qui n’a rien de la sélection naturelle ni d’une valeur d’exemplarité. La capitalisme a engendré Hitler qui poussera le concept jusqu’à son abominable extrémité productiviste en industrialisant le meurtre et la déportation tandis que Staline sabotait même la généreuse et utopique idée de collectivisme et de partage, en agissant en dictateur sanguinaire et impitoyable. Match nul pour les deux monstruosités systémiques même s’il nous faut évoquer dans la foulée l’épisode de la guerre froide et son aboutissement pour bien comprendre dans quelle souricière nous sommes désormais tombés.
 
La filiation entre le nazisme et le capitalisme peut parfois surprendre ceux qui ne se sont jamais posés la question de la montée en puissance du régime effroyable et des moyens mis à sa disposition. Un surgissement du concept « nazi » rendu possible par le soutien indéfectible des grands conglomérats industriels de la Ruhr et celui des banquiers du Reich. Rappelons pour mémoire qu’une grande partie des « têtes » du régime nazi ont été furtivement exfiltrées à la fin de la guerre et que nous devons nombre de progrès techniques aux « avancées » de la science à la sauce hitlérienne (fusées, armes bactériologiques, manipulation de la foule, propagande, expériences macabres). Le nazisme n’est donc pas mort d’une balle dans la tête d’Hitler…
 
 

Le Nouvel Ordre mondial...

 
 

La chevalerie noire des SS
 
 
Rappelons également que le principe raciste de l’Apartheid qui régissait il n’y a pas si longtemps l’Afrique du Sud, était en vigueur jusqu’à la fin des années 60 aux…USA sous le nom de discrimination raciale. Soulignons également que le lien entre le complexe militaro-industriel qui sévit en ce moment outre-atlantique et le régime nazi est avéré puisque de nombreuses multinationales prospères aujourd’hui (dans le pétrole notamment…), se sont illustrées pendant la seconde guerre mondiale en collaborant ouvertement avec la chevalerie noire des SS. Le soutien d’une partie non négligeable de la classe politique US aux Nazis est l’un des secrets de l’histoire les plus occultés et la tardive implication du géant industriel et militaire US dans la guerre doit beaucoup aux réticences de ces amis de la cause nazie (Coca Cola étanchait aussi la soif des divisions SS…). Pour illustrer cette curieuse relation entre les uns et les autres, il suffit de regarder tout en haut de l’échelle puisque l’actuel président des USA, George W Bush est le digne représentant de la lignée engendrée par Prescott Bush (lien Questions critiques). Un ancêtre peu reluisant puisque le gentil grand père Bush a fait fortune en commerçant avec les Nazis en dépit de l’embargo en vigueur alors.
 
« En effet, Prescott Bush, ami personnel de nombreux dirigeants du IIIème Reich, multiplia les joint-ventures avec les autorités nazies durant la période 1933-1941. Il continua à « faire des affaires » avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout commerce avec l’Allemagne ayant été interdit et ses sociétés ayant été placées sous séquestre par le gouvernement Roosevelt après l’entrée en guerre des États-Unis, il créa une constellation d’entreprises internationales pour contourner la législation. Il installa aux Pays-Bas des sociétés de blanchiment de l’argent du crime, dont la Consolidated Silesian Steel Company, propriétaire de l’usine d’Oswiecim-Auschwitz. » (Voltaire, lien). Bien évidemment, les agissements de l’ancêtre Bush ne sont susceptibles d’être reprochés aujourd’hui à sa descendance, à George Bush père qui proclama le « nouvel ordre mondial » durant sa présidence… ni à George Bush Walker qui tente avec plus ou moins de réussite de mettre en place la sordide idéologie de domination mondiale de la PNAC (voir ressources du site). Reconnaissons tout de même qu’il y a une certaine continuité idéologique mais les taquins répliqueront aussitôt que les deux présidents Bush qui ont sévi à la Maison Blanche se sont plus préoccupés de la manne pétrolière que d’autre chose. Certes, mais le pétrole qui fait tellement couler de sang en ce moment n’est pas neutre idéologiquement, loin de là…
 
 
La première compagnie pétrolière mondiale, Exxon (connue aussi sous l’enseigne Esso) fait figure de locomotive idéologique puisqu’elle subventionne allégrement la classe politique de droite (Républicains) aux USA depuis des décennies et qu’elle paye en somme pour mettre derrière le bureau ovale le meilleur candidat pour propager son idéal de société. Et c’est là que les intuitions se recoupent en certitude puisque la plus puissante compagnie pétrolière qui vient d’afficher des bénéfices ahurissants (merci Bush, voir lien La Tribune) a été dans le passé, le meilleur allié économique et politique… du régime nazi aux USA. Un coup d’œil sur l’histoire d’Exxon et de son créateur John D Rockfeller ne manque pas d’intérêts puisqu’une partie de l’entourage de Bush a fait ses classes dans les rangs de la compagnie pétrolière (Condoleezza Rice en est le plus parfait exemple) et que l’imbrication entre cette puissante entreprise et le cénacle au pouvoir est un secret de polichinelle (lien Voltaire, « odeur de pétrole à la Maison Blanche »). Quelle idéologie est subventionnée par la mafia pétrolière si ce n’est un impérialisme pur et dur, un mépris total pour l’humanité et ses valeurs et un cynisme absolu...
 
 

Guantanamo, un air de déja-vu...

 
Exxon-Mobil peut subventionner les think tanks néo-libéraux et les campagnes électorales des Bush… 
 
 
Les méthodes utilisées par Exxon pour devenir la plus puissante entreprise pétrolière sont un résumé en soi de ce qui se déroule actuellement sur la planète et du chaos constructif qui a été mis en œuvre pour terrasser complètement les fondements de nos sociétés. Exxon symbolise mieux que quiconque la politique prédatrice du capitalisme, elle représente à merveille cette dégénérescence même du système politique (le capitalisme) surtout lorsqu’il est mâtiné d’un zeste persistant d’idéologie d’extrême droite qui traîne dans les placards de l’histoire. « John D. Rockfeller constitua le premier trust pétrolier vertical, la Standard Oil. Utilisant des méthodes peu orthodoxes, il ruina ses concurrents états-uniens et organisa l’évasion fiscale de ses revenus. Puis, s’alliant avec ses rivaux BP et Shell, il constitua un cartel pour dominer le marché mondial. Il finança comme nul autre l’aventure militaire nazie en espérant s’emparer des ressources de l’URSS. Devenue Exxon-Mobil, sa société est désormais n°1 mondial et peut subventionner les think tanks néo-libéraux et les campagnes électorales des Bush. » (lien Voltaire).
 
Le « fournisseur officiel de l’Empire » comme l’indique Voltaire n’est pas le seul sponsor teinté de brun du Nouvel ordre mondial qui s’est emparé de notre planète toute entière puisque les autres généreux donateurs traînent également une odeur de soufre à l’image de Chevron-Texaco. Premier contributeur privé des partis politiques US, la compagnie Chevron-Texaco a « fait fortune en soutenant le général Franco pendant la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale, puis en se taillant la part du lion des gisements saoudiens » (lien Voltaire). L’une des quatre plus grandes compagnies gérant l’or noir et irriguant la classe politique américaine n’est pas neutre idéologiquement comme en témoigne sa tumultueuse histoire…
 
L’un des plus emblématiques dirigeants de l’entreprise, Torkild Rieber, s’est démené comme un beau diable pour aider le régime nazi à l’époque. « Il noue des contacts avec les principaux chefs nazis et leur livre du pétrole colombien, acheminé jusqu’à ses tankers par un oléoduc de 400 kilomètres qu’il a fait construire contre vents et marées. Après le début de la guerre, le blocus imposé à l’Allemagne nazie le contraint, pour poursuivre ses livraisons, à faire accoster ses tankers dans des ports neutres et à négocier directement avec Goering un moyen de paiement qui évite tout versement d’argent. (…) Le patron de Texaco se fait donc émissaire de Goering en allant trouver Roosevelt pour lui exposer le « plan de paix » visant en fait à désarmer la Grande-Bretagne et la mettre à genoux face à l’Allemagne, en argumentant qu’elle est de toute manière au bord de la reddition. » (lien Voltaire).
 
Rien d’étonnant donc dans le fait que les sponsors du « Nouvel ordre mondial » se retrouvent aujourd’hui impliqués dans tous les coups tordus qui minent la démocratie qui pourrait entraver la bonne marche du business. Financement de la subversion, financement de la corruption (lien Yahoo.news) et des guerres civiles propices à la prédation, financement des guérillas paramilitaires d’extrême droite en Amérique du Sud, truquage des élections (USA, vote électronique), pourrissement délibéré des démocraties (démagogie, affaiblissement du sens collectif et des contrepouvoirs, industrialisation d’une pensée préfabriquée par les médias complices, populisme), privatisation des services secrets, hausse sans précédent du mercenariat dans les conflits, déstabilisation de gouvernements de « gauche » dans le monde, financement de « think tanks » (laboratoires d’idées mais surtout organes de propagande) et de médias pour propager l’idéal du capitalisme débridé, lobbying actif pour vendre de nouvelles guerres à forte odeur pétrolière (Irak, Iran, déstabilisation du Venezuela, Darfour, etc.), manipulation de l’opinion publique en vendant des concepts sournois comme le « clash des civilisations » (lien Voltaire) pour mieux masquer le hold-up planétaire en cours.
 
 

La régie du Nouvel ordre mondial

 
 
Démocratique à condition de bien…voter
 
 
La montée en puissance de l’extrême droite dans toute l’Europe ne doit ainsi rien au hasard et les évènements du 11 septembre n’ont fait qu’enfoncer un peu plus le clou de la propagande dans les esprits après un lent et déraisonné dérèglement de tous les sens démocratiques pour paraphraser Arthur Rimbaud. Le Nouvel ordre mondial est une subtile variation d’une idéologie que l’on a tenté autrefois de nous imposer par les armes et que l’on nous impose aujourd’hui par les urnes en noyautant nos démocraties sans relâche. Nous pensons sans doute vivre en démocratie mais le système nous accorde cet illusoire ersatz à condition de… bien voter. C’est pourquoi il nous aide à bien réfléchir en nous fournissant d’utiles pensées toutes prêtes à être ingurgitées qui sont débitées jusqu’à la nausée par les sempiternels « spécialistes », « experts » et autres propagandistes notoires.
 
L’impérialisme pur et dur et la prédation agressive sponsorisés par les multinationales ont fait une tentative infructueuse avec les Nazis mais les instigateurs n'ont pas pour autant renoncé à leurs objectifs de rapaces même si un obstacle de taille est venu compliquer la tâche, le communisme. Soit, une alternative crédible au tout puissant capitalisme imposé par les multinationales pour instaurer un ordre injuste et seulement profitable à une élite concentrant tous les pouvoirs et les richesses de la planète. La puissance financière et une propagande soutenue allaient bien vite mettre à terre le mythe du « communisme » en présentant ce dernier sous des aspects diaboliques de la même manière que l’Islam est aujourd’hui stigmatisé pour mieux occulter la prédation pétrolière au Moyen-Orient. La course aux armements démarrée dès la fin de la deuxième guerre mondiale était une manœuvre délibérée et élaborée par les stratèges US pour faire s’écrouler l’URSS en l’obligeant sans cesse à investir plus dans sa panoplie militaire au détriment d’une réelle stabilité économique et d’une qualité de vie pour sa population communiste. Une manœuvre remarquable d’autant qu’elle justifiait par un effet de miroir… le formidable essor du complexe militaro-industriel de l’autre côté du rideau de fer. Ce sont toujours les mêmes qui retombent sur leurs pattes et gonflent leur besaces…
 
Il est également intéressant de noter que toutes les multinationales qui symbolisent le capitalisme triomphant et l’american way of life ont trempé dans l’hystérie meurtrière des Nazis et continuent de nos jours à sponsoriser les pires dictatures, les régimes militaires durs et les partis politiques de droite ou d’extrême droite. Guantanamo et les vols secrets de la CIA (avec la complicité des Européens) symbolisent finalement l’avènement d’une sorte de junte militaire déguisée qui dirige la planète après avoir dilapidé les fondements humanistes de l’Occident hérités des Lumières et de la Révolution française. Ce nouvel ordre mondial que l’on maquille sous bien des appellations doucereuses et trompeuses (OMC, FMI, G8, l’Empire du Bien et compagnie), ne manque pas de VRP émérites sous toutes les latitudes y compris dans notre pays (voir lien « L'histoire cachée des relations franco-américaines »)même si les as du marketing idéologique prennent le soin d’enfiler divers costumes qui vont de l’atlantisme à l’ultralibéralisme sans oublier les partisans de l’Europe en tant que marché commun, si utile aux multinationales qui peuvent avancer leurs pions (OGM, déréglementation, détaxation) en toute quiétude.
 
Mieux, tous les acquis sociaux, le droit du travail, le syndicalisme, la liberté individuelle, les droits de l’homme et autres reliquats des combats sociaux de la masse laborieuse sont systématiquement attaqués et réduits à leur portion congrue en Europe au nom de la « crise », du « marché », de la « concurrence » et de la « lutte contre le terrorisme » qui sert de véhicule pratique pour la coercition mentale et le fichage généralisé. Pourquoi une telle charge contre l’héritage social ? Les valeurs historiques de la gauche ne correspondent pas vraiment à l’« éthique » du capitalisme qui n’est ni plus ni moins que la captation éhontée des richesses par un petit groupe solidaire d’heureux élus au détriment de l’immense majorité des citoyens transformés en consommateurs captifs et en esclaves rançonnés en permanence. N’oublions pas le refrain des « néo-conservateurs » (une autre appellation-camouflage), celui qui n’est pas avec nous est contre nous… Voilà comment l’on se retrouve aujourd’hui dans une phase de régression absolue du progrès au sens commun du terme. Des siècles d’acquis et de lutte pour un avenir meilleur de tous sont relégués aux oubliettes et les seigneurs de guerre sont de retour avec l’idéologie totalitaire dans leurs carquois et un cynisme assumé qui fait froid dans le dos.
 
 

Irak, un exemple de prédation et de "chaos constructif"...

 
 
Notre histoire marche bien à rebours
 
 
Nous voilà revenus au ténébreux Moyen-Âge avec ses chasses aux sorcières (le clash des civilisations, Al Quaeda, Islam), ses interminables guerres (contre le terrorisme, Irak, Afghanistan, Darfour, Israël ), ses millions de réfugiés et de gueux fuyant la misère par tous les moyens (clandestins, exode massif, épuration ethnique), sa cohorte de serfs dociles (les employés et les milliards de petites mains du Sud), ses banquiers vénitiens (les multinationales), ses armées mercenaires, ses fléaux (Sida, grippe aviaire, famine, sécheresse, dérèglement climatique) et ses symboles d’arbitraire (fin du droit international, guerres dites « préventives », Guantanamo, lois liberticides, sécuritaire à tout va). Notre histoire marche bien à rebours… Stupéfiant. Les instigateurs ont finalement réussi à mettre de l’ordre dans l’état selon le vœu exaucé à l’époque par la doctrine nazie.
 
En dépit de cette glorieuse évolution et des alternatives à cette folie carnassière du capitalisme (les démocraties nouvelles de l’Amérique du Sud), nos têtes pensantes continuent de nous seriner que cette dérive absolue du système est une fatalité joyeuse et que nous serions même bien inspirés de poursuivre cette odyssée dans les ténèbres en nous dotant de dirigeants entièrement aux ordres… du Nouvel ordre mondial, en mettant au pouvoir des extrémistes et des « néo-conservateurs » qui comme leurs noms l’indiquent, ne songent qu’à faire perdurer ce système dévoyé ou à le durcir encore. Ainsi, Nicolas Sarkozy, le candidat à l’élection présidentielle « néo-conservateur » et le poulain du MEDEF (le lobby des multinationales et des grandes entreprises) est censé mettre en route une « démocratie irréprochable », une France réconciliée (« ensemble ») tout en assurant une meilleure chance pour tous… On est prié de ne pas pouffer de rire et d’applaudir l’imposture suprême. Peu importe les mystifications et les manipulations éhontées pour ces dignes héritiers d’une idéologie prédatrice, raciale et « suprémaciste », la fin justifie les moyens et la morale n’entre pas en ligne de compte dans la colonne des bénéfices. Commercer avec les Nazis ou s’acoquiner avec les « faucons », c’est s’assurer les coudées franches et une matraque bien lourde en cas de poussée contestataire de la populace. L’un est le bras armé et l’autre la tête pensante.
 
La petite élite aux grands moyens qui s’est emparée du monde doit en effet sans cesse fortifier ses bastions et faire régner une sorte de terreur permanente pour étouffer dans l’œuf les légitimes velléités de révolte de l’immense majorité mise au pas. L’échec du régime nazi lui a appris la patience et la ruse plutôt que la méthode brutale et militaire pour imposer son idéologie et son ordre injuste des choses. Une méthode qui marche. Combien d’entre nous sont encore persuadés que le capitalisme est le meilleur des systèmes économiques au moment même où les disparités et la précarité ont atteint des sommets ? La classe dirigeante du monde (lien Mondialisation) se porte bien, merci mais que dire de la majorité des habitants de la planète qui dépérit elle-même à vue d’œil ? Que dire de ce désintérêt d’une partie du monde pour les autres membres de l’humanité si ce n’est que l’illustration du dynamitage de nos valeurs chèrement acquises (lien sur les pays donateurs) ?
 
Comment qualifier l’injustice absolue du système américain, celui-là même qui fait défaillir le Seigneur de Neuilly (lien Defensa) ? Comment accepter encore la situation purulente en Palestine qui dure depuis 60 années (lien) ? Comment se résoudre à ce chiffre de deux milliards d’individus menacés par l’insécurité alimentaire au moment où les multinationales affichent des bénéfices jamais vus (lien Libération) ? Comment qualifier ces fichages permanents et ces lois liberticides qui nous emprisonnent dans des geôles transparentes mais bien réelles ? Comment peut-on accepter aussi servilement de servir de rouages à une machinerie infernale qui est en train de nous broyer sans réagir et sans reprendre en main une partie de nos destinées ? Matés, asservis, défaitistes, soumis et apeurés comme du bétail conduit à l'abattoir, voilà la fière humanité après 2000 années de "progrès" et tant de combats menés par nos illustres ancêtres...  

Voilà où nous en sommes précisément.

Si vous sentez fatalistes et que vous vous dites qu’il n’y a rien à faire sinon subir en vous considérant de facto comme des esclaves dociles qui mais vivent en…démocratie (rires), alors le Nouvel ordre mondial a déjà gagné.

Et, devinez...qui sont les perdants ?
 





 
 
 
 
 
Liens :
 
Coca – Cola par Wikipédia
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
IKEA - Entre silence et mythe (Monde diplomatique)
 
 
 
 
 
 
 
 
"Le pillage des richesses des pays du Sud s'est opéré avec la complicité ou à l'initiative des gouvernements et des entreprises du Nord", accuse l'ONG qui assure que "soucieux de leurs intérêts géopolitiques et économiques, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France ont soutenu l'arrivée au pouvoir des régimes les plus despotiques et corrompus".
 
 
 
 
 
 
 
       Les pays riches moins généreux (L’Express)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(Mondialisation)
 
 
 
 
 
« (…) Dans le cas de la FAF française, nous pouvons relever en particulier : Philippe Auberger (1989, député UMP), Yves Censi (2003, député UMP), Jérôme Chartier (2003, député UMP), Nicolas Dupont-Aignant (2001, député UMP, Debout la République), Alain Juppé (1981, député UMP), Eric Raoult (1994, député UMP), Valérie Pécresse (2002, député UMP), Jacques Toubon (1983, député UMP), François Hollande (1996, député socialiste), Arnaud Montebourg (2000, député socialiste), Pierre Moscovici (1996, député socialiste), Alain Richard (1981, socialiste, ancien ministre de la Défense), Henri de Castries (1994, Directeur général du groupe AXA assurances), Emmanuel Chain (1999, journaliste), Jérôme Clément (1982, Président d’ARTE), Annick Cojean (2000, journaliste au Monde), Jean-Marie Colombani (1983, Directeur de la publication du Monde), Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994), Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter), Erik Izraelewicz (1994, rédacteur en chef des Echos), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la BNF), Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Echos), Marwan Lahoud (1999), Anne Lauvergeon (1996, présidente d’AREVA), François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense), Alain Minc (1981), Laurent Cohen-Tanugi (1996, Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d’administration du think tank « Notre Europe » créé par l’ancien président de la Commission Jacques Delors, Christine Ockrent (1983), Olivier Nora (1995, président des Editions Grasset), Denis Olivennes (1996, président de la FNAC et aujourd'hui au Nouvel Obs...) … »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chômage: le grand doute (L’Express)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
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