Fonds de tension
Le soleil a fait une timide apparition, les barbecues fourbissent déjà leurs grilles, les merguez frétillent, les végétaux fleurent bon bien assez tôt et les filles sont belles. Pourtant le monde tourne toujours et la planète actualité ne s’arrête jamais, déversant son flot de turpides toutes humaines. Raison de plus pour picorer dans les liens qui font une escale remarquée dans le marécage des fonds de pension avant d’englober le monde en plein cycle de violence, de la Somalie à l'Irak.
Quelques articles remarquables et délectables méritent notre attention en cette fin de semaine. A tout seigneur, tout honneur : commençons par le Dieu économie... Les fonds de pension qui sont derrière le mirage de la « mondialisation » sont souvent les seuls responsables de bien des travers de l’ultra-libéralisme, ceux des délocalisations, des fusions à froid et de la mise en concurrence mondiale des employés. Créés pour faire fructifier l’épargne des retraités américains et les pétrodollars du Golfe, ces machines à générer des taux de rentabilité exceptionnels sont des aberrations systémiques du capitalisme sauvage qui broient sans distinction des hommes et des économies locales. L’article du monde évoque les « hedges funds » et les patrons qui gèrent ces fantastiques pompes financières (lien).
Un autre article édifiant sur les salaires des grands patrons démontre encore une fois le décalage entre le fatalisme économique de la crise (prétexte à toute les casses sociales et au démontage du code du travail) et la réalité du fameux monde des grandes entreprises (lien). Les rémunérations des dirigeants de ces monstres froids qui délocalisent plus vite que leur ombre, disent bien l’aberration de notre système où la valeur du travail est tiré vers le bas. Le gouffre des rémunérations entre ces prédateurs avides et les fourmis qui s’échinent à rentabiliser l’entreprise prend des dimensions abyssales et surtout indécentes.

La chute du faucon noir…
L’Irak, après trois années d’occupation et de bavures par les soldats de l’Empire, sombre dans le chaos et la guerre civile. Un œil sur les dépêches en dit long sur la situation d’un pays dépecé au vu et au su de tout le monde (liens). La Somalie retombe également dans le chaos de la guerre civile entre des miliciens d’obédience islamiste (qualifiés of course d’Al Quaeda) et d’autres chefs de guerre soutenus par les USA (lien). L’ironie de la situation, c’est que ces mêmes barons d’un pays à la dérive aujourd’hui soutenus par l’Amérique, sont les mêmes qui ont mis fin de manière tragique à une opération de propagande des GI’s il y a quelques années (opération « Restore Hope » brillamment mise en scène dans « la chute du faucon noir » de Ridley Scott). Voilà un cauchemar qui dure et qu’il était nécessaire de faire cesser mais la Somalie n’a rien d’autre dans son sous-sol que les cadavres qui s’accumulent… L’Empire a des indignations sélectives, c’est bien connu.
Brocante à l’économie :
France et souffrances -Le prolétariat nouveau - Economie d'âme - American way of China - Le baume du tigre et le boum du dragon - L' homme est devenu... - Communiquez les ! - Les heureux bénéficiaires de la crise - Vogue la galère ! _Et maintenant, il chante... - L'admirable amiral - Plan B comme Breton - En grandes pompes - Morosité croissante - Tout va bien - Dassault système - L'éloge du vide ou le - Economie : l'ingratitude des citoyens - Flambeur - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Liens :
Aux frais de la princesse (L’Express)
Les petites manoeuvres du petit Nicolas ne passent pas inaperçues tout comme "Big brother" qui nous regarde nous faire piéger chaque jour un peu plus dans la nasse qu'il tisse à notre insu.
Un proche de Sarkozy nommé à la tête de la PJ (Nouvel Obs)
Mille milliards de mouchards (Le Monde)

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CC Jung
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