Vogue la galère !

Publié le par cc jung in effect

L'optimiste toutes voiles dehors
 
Cela devient une habitude, un comique de la répétition qui n'amuse même plus le bon public de sa Majorité. Thierry Breton, le ministre de l'économie rêvée vient encore une fois de s'adresser un satisfecit en bonne et du forme. Non seulement l'économie est florissante comme il le répète depuis...son entrée en fonctions mais il s'engage, il promet, il assure, rassure et affirme à qui veut bien l'entendre qu'il tiendra ses promesses qu'il n'a jamais tenu jusqu'à présent. Bon prince, le grand stratège juge ses énièmes engagements, « réalistes et crédibles », réussissant quand même la prouesse de nous arracher un nouveau sourire.
 
 
Les commentaires enthousiastes sont du DJ Jung
 
 
L'Express « Le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Thierry Breton, a réaffirmé mardi son optimisme concernant la maîtrise du déficit public et de la dette de la France, en réponse aux inquiétudes manifestées à ce sujet par des membres de la majorité parlementaire (ils ne sont pas les seuls à s'inquiéter de la quiétude du triomphant en dépit des avis de tempête répétés mais faisons confiance au barreur du Titanic...).

 
Le déficit public de la France sera maintenu cette année sous le seuil de 3% du produit intérieur brut, a assuré le ministre, conformément au Pacte de stabilité européen ( Il s'agit de déchiffrer ici la prose du poseur et du farceur. Lorsque le ministre du rêve économique assure quelque chose, c'est le signe fort qu'il ne dispose d'aucune assurance. On se souvient tous qu'il assurait gaillardement des chiffres de croissance vertigineux, le plafonnement des prix à la pompe, de la hausse du gaz, des non-privatisations qui se sont pourtant déroulées, etc. Autant d'assurances réconfortantes et crédibles...) "En 2005 cela a été fait, au-delà de ce que tout le monde pensait, en 2006 ce sera fait, j'en prends l'engagement", a-t-il expliqué (autant d'affirmations non fondées qu'il serait fastidieux de décortiquer ici mais on tique sévèrement quand même ). Le déficit public de la France était ressorti à 2,87% du PIB l'an dernier, le gouvernement table sur 2,8% cette année.
 
Concernant l'impôt sur les sociétés, qui avait permis in extremis de doper les recettes budgétaires en 2005, le ministre des Finances a indiqué "que comme les entreprises avaient fait des bénéfices importants en 2004, en 2005 et qu'elles risquent d'en faire en 2006," elles payeront "leurs impôts l'année même" et a ajouté que cette mesure serait "reconductible". ( Les entreprises tremblent comme ces pétrolières aux bénéfices faramineux convoquées d'urgence par le père-Fouettard du CAC 40 à grand renfort de communication. On allait voir ce que l'on allait voir, non mais ! Elles avaient consenti à l'époque, sous la menace du fouet du capitaine, une baisse à la pompe de quelques...dix centimes d'euros...en moins par litre après les 500 milliards d'euros de bénéfices déjà engrangés. Bigre ! )


Farceur en boucles...

 
 
 
Thierry Breton a également répondu aux inquiétudes manifestées la semaine dernière par la Commission des finances du Sénat sur le niveau de la dette. Il a jugé que le plan quinquennal ( le fameux plan...Voir « Le plan B de Breton », un summum d'embrouille) de désendettement présenté en début d'année par le gouvernement était "crédible et réaliste" et qu'il ne fallait pas s'inquiéter (ce qui est crédible et réaliste, c'est l'inquiétude légitime justement ) . Il a notamment précisé qu'une amende record de 535 millions d'euros récemment infligée aux opérateurs de téléphonie mobile français n'avait pas été engrangée en 2005 mais sera comptabilisée dans le budget 2006, ce qui "sera du bonus pour les finances publiques" (comme tous les impôts, les prélèvements et le reste. Toutes les recettes sont des bonus, non ? Quelle leçon d'économie ! ).
 
 
Président de cette commission, Jean Arthuis (UDF) estime, pour sa part, que "la dette paraît durablement établie au-dessus de 60%" du PIB, seuil fixé au niveau européen". Le gouvernement avait promis en janvier de ramener la dette au niveau de 60% en cinq ans, contre 66% à l'heure actuelle. ( Vous allez pas me dire que le président de la commission avait pris au sérieux une...promesse quand même. Après tant de couleuvres avalées et tant d'annonces fantaisistes, cette attitude n'est pas sérieuse, enfin ! )
 
 
 
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CC Jung

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La chroniqueuse 19/04/2006 12:57

Pas de problème!
Je vais faire preuve de patience...si, si, c'est possible...
:o)

La chroniqueuse 19/04/2006 00:41

Salut à toi, comment vas-tu?
As-tu lu le fameux "désintégration"?
J'ai hate de partager mes impressions avec toi, j'avoue... 
Sinon c'est pas grave...
Je reviendrai quand même!
;o)

Hasting 18/04/2006 23:56

C'était un brillante patron du futuroscope de Poitiers, qui aurait dû le rester... Entendu ce matin chez Elkabbach, sur Europe 1. Indécrottable !

cc jung in effect 19/04/2006 11:57

C'est un farceur de la pire espèce... Son délirant discours et sa communication m'exaspèrent, on ne construit pas une économie solide en se racontant des histoires et en s'envoyant des fleurs. Le systeme UMP de la com à donf touche ici ses limites.