Totale embrouille
Pompeusement vide
Les commentaires en italiques sont du DJ CC Jung
PARIS - Le ministre de l'Economie Thierry Breton rejette l'idée d'imposer une taxe exceptionnelle sur les profits 2005 de Total, comme le demande l'organisation de consommateurs UFC-Que Choisir.
Il a déclaré sur LCI qu'il préférait, "plutôt que de brandir la menace d'une taxe" (on brandit une menace, toute la volonté de la mettre en application est résumée dans le verbe brandir. On appelle cela un effet de manche ou une mauvaise pioche) l'accord, "qui est un bon accord pour la France" (cela ne signifie rien de concret « pour la France » mais cela sonne bien…), auquel il est parvenu en septembre avec le groupe pétrolier sur des investissements en France.
"Ce qui est important pour moi c'est qu'une partie très significative de ces résultats soit réinvestie sur le territoire nationale", a-t-il expliqué (une part significative ? Autre synonyme, une part insignifiante). "C'est l'engagement (...) que Total a décidé de tenir et qu'il a tenu d'investir, dans les trois ans qui viennent, 3,5 milliards d'euros en France pour moderniser nos infrastructures." (Total tient ses engagements, c’est bien connu. Les communes qui ont subi les dégâts terribles de l’Erika attendent toujours les indemnisations que le groupe pétrolier rechigne à payer malgré ses bénéfices records. Total mensonge donc).

Il a également cité les "600 millions d'euros" que Total s'est engagé à investir dans la recherche au cours des prochaines années pour préparer l'après-pétrole (Que le groupe investisse dans un budget « recherche» comme toutes les entreprises basées sur une technologie est un fabuleux scoop et une information à délivrer d’urgence en effet…).
"Quand vous additionnez tout ça, vous avez les chiffres évoqués par l'UFC-Que Choisir", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, je retrouve l'intérêt national, il est préservé (...) Total est un contribuable mais aussi un contributeur important pour la collectivité." (Bref, il ne faut pas les ennuyer, la taxe pétrolière fournit à l’Etat des sommes folles, ce qui n’empêche pas les caisses vides, signe d’une gestion saine de la manne pétrolière.)
L'UFC-Que Choisir, qui réclame une taxe exceptionnelle de cinq milliards d'euros sur les profits de Total pour 2004 et 2005, "mélange un petit peu les choses", a-t-il conclu. (C’est bien connu que le citoyen est incapable de prendre de la hauteur pour cerner les enjeux et se faire une opinion raisonnable. Seuls les grands esprits et les génies de la trempe de l’admirable amiral du « Titanic France » sont à même d’analyser la situation. Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes enfin !).
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Actualisation :
La fameuse méthode « Breton »,un discours volontaire, une pincée de jargon technocratique, du lyrisme économique, des prévisions audacieuses et au final, rien.
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CC Jung
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