Deux couleurs

Publié le par cc jung in effect

Capitalisme rouge et grise mine à la Maison Blanche
 
Un petit détour dans l’actualité du jour nous mènera dans le grand atelier chinois de l’économie de marché en passant par le palpitant pupitre du porte-parole de l’Empereur.
 
 
Entreprises privées… d’état d’âme
 
Pendant des décennies, l’économie mondiale a bavé en fantasmant sur le formidable marché que représente le réservoir chinois, soit autant de consommateurs bridés à qui chacun espérait vendre un mode de consommation… débridé. Cruelle est la désillusion, les oies du pays de la soie que l’on comptait gaver se sont avérées des oiseaux de proie redoutables. La Chine, en s’ouvrant à l’économie de marché, a bouleversé les données économiques mais dans un sens pour le moins inattendu. Fonctionnant comme une gigantesque manufacture, le pays de la muraille inonde le monde de ses produits bon marché du fait d’une main d’œuvre inépuisable et docile. Tel est pris qui croyait prendre (des parts de marché).
 
Une dépêche reproduite par le Nouvel Observateur nous apprend que « l' immense majorité des plus de deux millions d'entreprises privées chinoises exploitent leurs salariés, 80% d'entre elles refusant de signer des contrats ». L’information émane d’une étude officielle citée par le quotidien China Daily. "Les employeurs refusent de signer des contrats de longue durée pour éviter les obligations légales" souligne le rapport, précisant que la plupart des contrats signés « stipulent seulement les obligations des employés et les droits des employeurs ». Les travailleurs chinois sont en train de découvrir à vitesse accélérée, le formidable privilège d’intégrer le monde… libre.

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Le porte-parole de Bush n’est plus en odeur de sainteté
Quel étrange métier que celui de porte-parole surtout quant la bonne parole à relayer émane de la bouche de Bush. Même en tournant sept fois sa langue, le pauvre bougre a dû faire avaler bien trop de couleuvres à son auditoire. Impossible pourtant de rester muet comme une carpe devant toutes ses accusations de mensonge permanent, il faut bien défendre le patron à qui la presse veut sans cesse tailler une veste. A propos de patron justement, avec cette nouvelle manie de vérifier les dires du Boss sous toutes les coutures, les journalistes épinglent trop souvent le malheureux Scott McClellan.
Comme il est loin ce temps béni des bouches cousues et du silence d’or. Les scribouillards n‘hésitent plus à le tailler en pièces, plus question de les mettre dans sa poche ou de mettre le mouchoir sur de vilaines affaires.
Le porte-parole, fragilisé par une terrible suite de déconvenues politiques, semble à chacune des conférences de presse (qui ressemblent à s’y méprendre à des pantalonnades), devoir y laisser sa chemise. « la liste des mauvaises nouvelles aurait pu briser le plus valeureux des factotums. Elle a laissé des traces sur le rondouillard McClellan, qui semble y avoir perdu des cheveux et gagné des bajoues. Stressé, arc-bouté sur son pupitre, il croise de plus en plus souvent le fer avec des correspondants qu'il peine à convaincre. » insiste cruellement l’article. Triste spectacle, le bonhomme s’effiloche lamentablement, il semble filer un mauvais coton. Il a beau tenter de tisser à nouveau des liens étroits avec la presse ou même, s’époumoner à en perdre haleine, la pelote se dévide. Inexorablement.
 
Liens :
 
Les entreprises privées (chinoises) exploitent leurs salariés
 
L'usure du pouvoir atteint le porte-parole de Bush 
 
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CC Jung
 
 
 
 
 

Publié dans Omegactualité

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Hasting 29/12/2005 20:54

Bien vu, le résumé des nouvelles en provenance de la Chine. Pas de quoi s'étonner de la progression économique de ce pays, dont le potentiel a de quoi le mettre un jour en tête des économies mondiales...
Pauvre porte-voix bushien... Il peut pas se trouver un placard doré et douillet ?