Dassault système

Publié le par cc jung in effect

 
On sait tous que le Figaro appartient à Dassault, le marchand de canons, et qu’il est donc hors de question que le journal tire à boulets rouges sur le gouvernement actuel. A la lecture de cet article édifiant sur le ministre de l’économie rêvée, force est de constater que le canard jette également de la poudre aux yeux sans compter. Un vrai conte de faits.
 
Les commentaires mirifiques sont du Dj Jung
 
 
 "Un ministre droit dans ses bottes" (voilà un titre alléchant n’est-ce pas ? )
 
Il continue sa route comme si de rien n'était, presque insensible au brouhaha ambiant. (normal, il est au dessus de tout ! )
 
 
ALORS que la quasi-totalité du gouvernement est comme sonnée par l'ambiance délétère qui règne à droite, Thierry Breton affirme «tenir un cap dans la mission qui lui a été confiée par le président de la République» (l’admirable amiral du Titanic…) . Bien sûr, il passe lui aussi par des phases de doute (non ? Même lui ? ) et concède être aujourd'hui sur un «plateau» ( c’est sans doute ce que l’on nomme les hauts-fonds…). Mais une sorte de morale mélangée à «une vision» de ce que doit être son attitude lui tient lieu de colonne vertébrale : on ne prendra pas le ministre de l'Economie en défaut de dénigrement sur Villepin (voilà qu’il à des visions maintenant. Les vieux flibustiers finissent mal en général, il avait l’air si jeune pourtant. Trop de soleil, trop de femmes et trop d’alcools forts sans doute…). «Il faut être légitime et légitimiste», répète-t-il à son entourage médusé (son entourage est sans doute médusé par cette sentence redondante qui ne veut surtout pas dire grand chose. Pour ce qui est de son gouvernement, ce serait plutôt le radeau de la Méduse…).
 
Ces derniers temps, il a multiplié les réunions internes et les séances de travail avec ses conseillers, histoire de prouver que l'action gouvernementale continuait, que les dossiers n'étaient pas morts, que les médias avaient une vision déformée de la réalité (c’est un vrai stakhanoviste de l’effet d’annonces surtout. La journaliste a mis également les bouchées doubles pour nous en boucher un coin. Son cirage de pompes du pompeux devient frénétique) . «Il a eu un réflexe d'ancien grand patron. Il a senti que s'il relâchait la pression en interne, son cabinet allait partir dans tous les sens», estime un de ses conseillers. ( « un réflexe d'ancien grand patron » ? Cet énième portrait du Sieur dans le Figaro ressemble plutôt à une pantalonnade.. Pas question de lui tailler un costard mais cette histoire à sortir les mouchoirs ne réussira pas à nous mettre dans la poche, à moins de nous cravater plus durement)
 
Le ministre a ensuite poursuivi ses déplacements en France, quand certains le pressaient de les espacer (vaille que vaille le vaillant va en travaillant ! Que « certains » ne s’inquiètent pas pour lui, il ne risque pas le surmenage, il ne le fait jamais ). Avec un schéma immuable : rencontres avec des fonctionnaires de son ministère, puis avec des patrons et enfin des militants UMP. A chaque fois, il prononce des discours mi-politiques mi-pédagogiques dans lesquels la «facture socialiste» est censée expliquer le fort taux d'endettement (génial et éculé le coup de la « facture socialiste ». Ce n’est pas nous, c’est les autres. C’est en effet de la pédagogie de cours de récréation ). A chaque occasion, il prend aussi le soin de faire applaudir Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy (il ratisse au large, le prudent équipier, ne nous voilons pas la face, i'amiral prend le vent où il est ). Ceux qui l'ont nommé, son « patron » et celui qui pourrait lui assurer son avenir politique (voilà une prévision de croissance toute bretonnante, un avenir politique…) .
 

ADN

L'étonnement bienveillant de ses homologues ( une confiserie journalistique de plus, "l’étonnement bienveillant" qui n'est rien d'autre que...l’émerveillement ! )
 
Au sein du gouvernement, ses homologues ont fini par le considérer avec un étonnement bienveillant. Cette façon de tailler sa route et de ne sembler être atteint par rien, de parler croissance quand tout le monde pense chômage, de ne pas être tout à fait dans le jeu politique tout en y étant, a quelque chose de déroutant (« déroutant » mais il maintient le cap, comme le Clemenceau…) . Mais c'est tout Thierry Breton (tourner en rond ? ). Jusque-là, ce positionnement ne l'a pas complètement desservi, ni lui ni son camp. En un an et demi, son taux de notoriété spontanée est passé de 20 à 40%, ce qui est élevé (le fieffé coquin fait désormais partie des comiques préférés des Français, c’est vrai…) . Et si les Français n'adhèrent pas toujours à la politique économique telle qu'elle est menée (première vraie info de cet article, il y a une politique économique ! ), ils reconnaissent à ce ministre le «sérieux» ainsi que la capacité à dire la vérité (le « sérieux » ? Quels blagueurs ces tricolores ! Il dit la vérité ? Même si personne n’en croit un mot, il mérite un bon point après toutes les images distribuées par notre « journaliste » ) . En politique, ça n'est déjà pas si mal (après avoir hissé au sommet de la complaisance suave et sucrée le marin en goguette, il fallait s’en douter que la chute ne serait pas à la hauteur…) .
 
 
Article original :     Un ministre droit dans ses bottes (Le Figaro)
 
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CC Jung
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Publié dans Omegactualité

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