Le ministre du rêve économique

Publié le par cc jung in effect

Le fabuleux destin de l’Amiral 
Alors que le chômage n’en finit plus de baisser (les chômeurs sont une espèce en voie de disparition, c’est bien connu), le ministre de l’économie affiche son optimisme coutumier dans une interview accordée au Monde. Tous les indicateurs sont au beau fixe, l’économie est un paquebot fumant en vitesse de croisière, le gouvernement récolte les fruits de son labeur acharné, les chiffres sont éloquents et le barreur tient bon le cap. Bref, le ministre du rêve économique ne s’est toujours pas réveillé…
 
Les commentaires sont du fan transi, le DJ Junk
Le Monde – « La France traverse une crise sociale depuis plusieurs semaines. Celle-ci ne va-t-elle pas avoir des conséquences économiques ?
Aujourd'hui, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne prévoit pas d'impact à ce stade. Les Français doivent prendre conscience des tendances de la situation économique du pays qui sont bien meilleures que certains ne le pensent. Par exemple, la consommation n'a jamais été aussi forte qu'en février et elle n'est pas affectée par la légère baisse de moral des ménages. ( Tout va bien… C’est une évidence. Les millions de manifestants manifestent d’ailleurs leur immense reconnaissance pour le génie de l’économie, l’admirable amiral du Titanic « France » )
Pour que l'on comprenne clairement où nous en sommes, en réalité, je présente ce matin le "radar" de l'économie française en examinant l'augmentation du pouvoir d'achat, des exportations, de la croissance, de la consommation (…) (tout augmente en effet...sauf les salaires ), Tous ces indicateurs progressent depuis un an. La politique économique du gouvernement sous la conduite du premier ministre, Dominique de Villepin, permet à la France de retrouver une croissance saine et équilibrée qui a fait baisser le chômage. C'est un fait ! ( Quel enthousiasme, quelle énergie affirmative et quelle détermination, c’est un fait ! Hélas, hélas, l’économie ne se nourrit pas de déclarations pompeuses et les bons mots de M. Breton ne remplissent pas les bas de laine )
Vous avez communiqué à la Commission européenne un chiffre de déficit public limité à 2,87 % du produit intérieur brut (PIB) pour 2005 et une dette qui progresse à 66,8 % du PIB. Comment expliquez-vous ces chiffres ?
Tout d'abord, dès que j'ai pris mes fonctions, il y a plus d'un an, le niveau du déficit attendu était de 3,4 %. J'ai dit que ce n'était pas acceptable et qu'il fallait revenir à un niveau de 3 % conformément à nos engagements européens. C'est chose faite.
J'ai dit alors que la France vivait au-dessus de ses moyens et qu'il fallait mieux maîtriser la dépense publique. Cela nous a donné des marges de manœuvres pédagogiques pour prendre et expliquer les décisions difficiles nécessaires. Nous avons procédé à un gel puis à une annulation sans précédent de 6 milliards d'euros de crédits. Semaine après semaine, avec mes équipes, nous avons piloté les finances publiques pour optimiser dépenses et recettes (le langage des économistes est une merveille en soi. Les comptes de Parmalat et d’Enron flirtaient avec les sommets avant de se révéler des banqueroutes retentissantes… Le baratin economicus est très crédible). Avec Jean-François Copé [le ministre délégué au budget et à la réforme de l'Etat], nous avons géré au mieux l'argent des Français ( Ils défilent pour dire combien rien ne leur a été épargné d’ailleurs ). C'est ce qui permet d'apporter ce bon résultat à nos concitoyens et à Bruxelles.

L'économie a son dadaïste ministre

Pour 2006, quelle est votre prévision de déficit ?
A l'automne, j'avais indiqué qu'il devait être en dessous de 3 % du PIB. Je veux maintenant aller plus loin compte tenu de nos résultats 2005. Je fixe donc un nouvel objectif à 2,8 % du PIB pour 2006. Je m'étais par ailleurs engagé à stabiliser notre ratio"dette publique sur PIB" dès 2006 par rapport aux résultats de 2005. Cet objectif sera atteint et j'espère même pouvoir engager sa réduction dès cette année.
Maintenez-vous toujours vos prévisions de croissance ?
Lorsque l'Insee avait publié son estimation précoce de croissance pour le dernier trimestre 2005 qui s'établissait à 0,2 %, beaucoup de commentateurs avaient un peu vite pensé qu'il s'agissait d'un ralentissement. Pour notre part, comme nous l'avions dit, ce chiffre ne nous paraissait pas conforme à ce que nous observions ( les chiffres ne veulent donc plus rien dire quand ils contestent les annonces ? ). Ce matin l'Insee l'a révisé à la hausse à 0,4 %. Cela conforte notre appréciation de la situation économique ainsi que notre estimation de croissance – comprise en 2 % et 2,5 % – pour 2006. ( C’est très clair en effet, tout va bien donc, le quidam s'en rend compte chaque jour un peu plus)
Et en matière d'emploi ?
Nous confirmons la prévision de création de 200 000 emplois pour 2006 ( le gouvernement nous vante pourtant 400 000 contrats de nouvelle embauche… Deux cent mille nouveaux travailleurs sont portés disparus. Délocalisés ? ). Je pense que les statistiques sous-estiment encore l'effet positif du contrat nouvelle embauche (CNE) sur le marché du travail et la consommation ( les statistiques sous-estiment le fabuleux travail de notre gouvernement mais par contre, elles surestiment les fruits de ce travail assurément ) . Le taux de chômage devrait se situer en dessous de 9 % à la fin de l'année. (…)
Le parquet vient de se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d'appel de Paris de valider certains aspects qu'il conteste dans l'instruction du dossier Rhodia dans lequel vous êtes partie prenante. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Rien. ( le très prolixe et enthousiaste bonimenteur n’a pas grand chose à dire pour répondre à ce type de question, étonnant, non ? )
 
 
 
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CC Jung
 
 
 
 
 
 

Publié dans les dépêches orange

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