Bas Bush

Publié le par cc jung in effect

Les enseignements du renseignement
 
Au plus bas dans les sondages, Bush et ses acolytes se retrouvent encore une fois sur le grill depuis les aveux de l’ancien chef de cabinet de Cheney, Scott Libby, sur l’affaire Plame. Malgré cette mise en cause directe de l’administration dans cette grave histoire de fuite, la campagne d’intoxication massive sur le dossier iranien continue de plus belle même si le renseignement américain tente de faire entendre une différence d’appréciation et de tempérer les ardeurs guerrières des charognards pétroliers.
 
 
Contrairement à ce que l’on imagine, les agences de renseignements…renseignent. On pourrait penser le contraire au vu des évènements irakiens et de la formidable campagne d’intoxication qui l’a précédée, au vu de la même imprégnation de propagande que nous subissons à propos de l’Iran et en tenant compte des mensonges permanents qui sont distillés à l’opinion publique. Ce serait oublier les avertissements maintes fois diffusés par le biais de différents canaux médiatiques par la CIA juste avant l’occupation en Irak. La démission de nombreux cadres de l’agence, l’année dernière, démontrait d'ailleurs que le malaise persistant perdure entre le pouvoir et ses services. Et ce n’est pas fini.
 
La CIA vient de communiquer à propos de l’Iran pour contre-balancer la propagande ahurissante qui est déversée dans les médias chaque jour par l’administration Bush. « Il faudra encore des années avant que l'Iran obtienne les matériaux et la technologie nécessaires à la fabrication d'une arme nucléaire, ont estimé jeudi plusieurs haut responsables américains du renseignement » nous apprend une dépêche en apparence anodine mais révélatrice de la duplicité de la campagne en cours (Lien).
 
L’agence a plusieurs fois émis des signaux de détresse en révélant que le programme d’armes de destruction massive de Saddam Hussein était une fumisterie grotesque, que des gigantesques pressions étaient exercées par l’administration Bush pour que le renseignement « fabrique » des preuves à charge et que cette intoxication massive se faisait à son insu et contre sa volonté manifestement. L’épisode le plus violent de ce bras de fer entre des services de renseignement classique (CIA) et une forme de service parallèle mis en place par Donald Rumsfeld, reste l’épisode Plame qui s’est transformé en scandale.
 
 
 

L'impasteur en chef

 
 
La signature contre-faite d’un ministre…qui n’était pas en exercice à cette époque
 
 
L'ex-ambassadeur Joseph Wilsonne s’était en effet pas privé de tourner en dérision la « preuve » de l’acquisition par l’Irak d’uranium nigérien. Il faut dire que la manœuvre était plus que bricolée : une mauvaise photocopie, un semblant de tampon d’un ministère nigérien (Niger) et la signature contre-faite d’un ministre…qui n’était pas en exercice à l’époque des faits… Un travail d’amateur à destination du Conseil de sécurité de l’ONU qui n’a pas été convaincu d’ailleurs. Cette dénonciation de l’évidente supercherie ou du moins la non-caution apportée par l’ex-ambassadeur a failli être fatale à sa femme, Valérie Plame.
 
Par mesure de rétorsion, l’administration Bush a grillé la couverture de sa compagne en faisant circuler l’information sensible selon laquelle elle était un agent actif de la CIA, un arrêt de mort en bonne et due forme. Celui qui a répandu la « bonne » nouvelle, l'ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, Lewis Libby, est actuellement poursuivi par la justice pour parjure, faux témoignage et entrave à la justice. Il vient de mettre en cause son supérieur hiérarchique, Cheney qui aurait reçu lui-même l’autorisation de griller le pion Plame directement de la bouche de…Bush ( Lien).
 
Cette manière de conduire les affaires selon des méthodes dignes de la Mafia (en gros : tu parles et tu y passes) décrédibilise encore un peu plus les Néo-cons au pouvoir et Rumsfeld en particulier, une des figures de ce véritable cabinet noir. Fait rarissime, des généraux viennent d’ailleurs de demander sa révocation, nous apprenant d’ailleurs au passage que l’occupation irakienne était planifiée depuis 10 ans (Lien). Il faut dire que la liste des scandales qui touchent la Maison Blanche est impressionnante, de la fausse campagne pour justifier la prédation mésopotamienne en passant par les écoutes massives, l’affaire Plame, Enron, la désastre Katrina, Guantanamo and co, les frasques de Cheney, Halliburton et le reste. C’est donc très logiquement que Bush atteint des sommets…d’impopularité (Lien). L’imposture a du plomb dans l’aile mais aussi du pétrole en soute, c'est sans doute le principal.
 
 
 
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CC Jung
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Publié dans L'Empire du Bien

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