Trois informations économiques

Publié le par cc jung in effect

Le vrai visage du capitalisme
 
Le lobby libéral nous vante sans cesse le modèle anglais qui se distingue  par…un déficit record. Les vagues de licenciement continuent, les délocalisations progressent, l’économie se porte à merveille.
 
 
 
This is the end
 
STRASBOURG – « Caspar, le dernier fabriquant de parasols publicitaires implanté en France, va fermer son usine de Wisches (Bas-Rhin) d'ici mai pour sous-traiter sa production en Chine et en Europe de l'est, annonce la direction dans un communiqué.
Il licenciera 64 de ses 74 salariés, en majorité des femmes. Caspar SAS, qui appartient au groupe néerlandais Faber depuis 1997, n'assurera plus en France que la conception et la distribution de ses produits.
La société, qui a perdu 272.000 euros en 2005, pour un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, explique sa décision par une pression à la baisse des prix de la part de sa clientèle, essentiellement l'industrie agro-alimentaire. »
 
 
Article original :
 
 
 
 
A la corbeille…
 
« 2.000 emplois pour ramener ses effectifs à 55.000 personnes dans le monde après son acquisition de Siebel Systems, a déclaré le directeur financier de l'éditeur de logiciels.
Safra Catz a fait ces déclarations lors d'une conférence téléphonique jeudi consacrée aux prévisions financières de la nouvelle entité pour les deux derniers trimestres de l'exercice 2006. »
 
Article original :
 
 
 

La manufacture du bonheur...

 
Le formidable modèle anglais de casse sociale…
 
LONDRES (AFP) –«  Le déficit commercial britannique a atteint un record en 2005, reflétant la détérioration persistante de l'économie depuis un an, d'autant que pour la première fois depuis 26 ans le pétrole ne l'a pas soutenu.
Le déficit commercial a atteint 65,5 milliards de livres (95,2 mds EUR) en 2005, contre 60,4 milliards en 2004 et 47,9 milliards en 2003, selon les chiffres publiés jeudi par l'Office des statistiques nationales (ONS).
 
Ce déficit équivaut à 5,4% du PIB britannique, pourcentage le plus élevé depuis 1974 (6,3%), et les économistes en viennent à le comparer au déficit commercial américain.
Avec les services, traditionnellement bénéficiaires, le déficit sur l'année a atteint 47,6 milliards, également un record, après 39 milliards en 2004. En décembre, il s'est aussi montré pire que prévu par les économistes, à 6,1 milliards au lieu de 5,5 attendus.
 
Le déficit commercial annuel résulte d'une évolution similaire des importations et des exportations, en hausse de 9,5%. Les exportations vers l'Union européenne ont augmenté de 7%, celles vers les autres pays de 13,5%. A l'inverse, les importations depuis l'UE ont augmenté de 8%, celles depuis les autres pays de 11%. Au total, le déficit avec l'UE atteint 34,5 milliards, celui avec les autres pays 31.
Pour la première fois depuis 26 ans, la balance pétrolière a été négative en 2005, de 670 millions de livres après un excédent de 1,672 milliard en 2004. Traditionnel exportateur net de produits pétroliers grâce à ses exploitations en Mer du Nord, le Royaume-Uni se heurte au vieillissement de ses champs.
Ces chiffres reflètent le malaise actuel de l'économie britannique "qui n'est pas près de retrouver dans le commerce extérieur ce qui lui manque dans la consommation", observe Paul Dales, de Capital Economics.
 
"Ce chiffre confirme que la stabilité de l'économie britannique demeure fragile", remarque Jodie Saul, de la Banque impériale canadienne de commerce.
Le ralentissement de la consommation et le creusement du déficit commercial pèsent en effet sur la croissance: à 1,8% l'an dernier, elle a été la plus faible depuis 13 ans, et les économistes prédisent une année 2006 encore difficile.
En comparaison, malgré leur déficit commercial inouï, les Etats-Unis consomment beaucoup. L'Allemagne a une consommation languissante mais un commerce extérieur record, qu'elle vient d'annoncer à 160,5 milliards d'euros. La France pour sa part consomme beaucoup, même si le déficit extérieur qu'elle annoncera vendredi devrait lui aussi être record, mais à 25 milliards d'euros environ, quatre fois moins qu'au Royaume-Uni.
 
Les chiffres annoncés jeudi sont en lien avec ceux de la production industrielle de mercredi, qui ont montré le premier recul de la production manufacturière au Royaume-Uni depuis 2002, tandis que les commandes de produits manufacturés ont atteint leur plus bas niveau depuis cinq mois en janvier, surtout sur le secteur domestique mais aussi à l'exportation.
La Grande-Bretagne se distingue de ses voisins, en revanche, par un taux de chômage plutôt favorable, à 5% contre 8,3% en zone euro, quoique lui aussi en dégradation récente. Mais les Britanniques doivent souvent renoncer à des dépenses de consommation pour faire face à la hausse de leurs factures, de taxe d'habitation et de chauffage notamment.
 
La perte progressive d'indépendance pétrolière du Royaume-Uni, et la forte hausse des prix de l'énergie, font en effet s'envoler les factures: Centrica (London: CNA.L - actualité) , le principal distributeur de gaz, et Scottish Power (London: SPW.L - actualité) devraient annoncer des hausses de tarifs de plus de 20% cette année.
La Banque d'Angleterre a choisi jeudi de laisser ses taux d'intérêt inchangés, à 4,50% pour le sixième mois consécutif. »
 
 
Article original :
 
 
 
 
 
 
Ressources du site :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
See U
 
CC Jung
Publicité

Publié dans les dépêches orange

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article