Les pièces détachées...

Publié le par cc jung in effect

Humanité en kit
 
 
L'industrialisation du produit "homme" est en marche...Les trafics d'organes, les enlèvements, la prostitution et les filières de travailleurs clandestins sont les nouveaux marchés des trafiquants de chair humaine qui obéissent à une certaine logique économique. De parfaits capitalistes bien en prise avec le système et ses secrets rouages de moins en moins occultés.
 
Les rumeurs de trafics d’organes en provenance d’Afrique, d’Amérique centrale et surtout de Chine, circulent depuis un moment dans les desks et autres officines de l’information. Les journaux anglais avaient d’ailleurs confirmé les doutes persistants en révélant il y a quelques mois que les industries cosmétiques occidentales se servaient des « facilités » offertes par la législation chinoise. Des grandes marques qui nous bombardent de publicité sur tel ou tel effet de rajeunissement de crèmes miracles (au collagène notamment) oublient de préciser qu’elles se fournissent en « matière première » auprès des hôpitaux chinois (des maternités en particulier) et dans les lots de…condamnés à mort du même pays. Retirer d’une matière inerte un soupçon de jouvence, est un bien étrange concept qui donnera à réfléchir au prochain achat compulsif…
 
Un article du Monde paru aujourd’hui (Lien) se fait également l’écho d’un lucratif marché aux organes qui se développe autour de ces malheureux prisonniers chinois condamnés à l’exécution capitale. Une mise à mort qui ressemble in fine à un abattage à la commande avec des ambulances prêtes à recueillir la denrée sanglante, le receveur attendant patiemment sur le billard, le transfert et le transport de l’organe recherché. Tout ceci semble bien coordonné et trop bien agencé pour ne pas susciter un effroi légitime sur les méthodes, les motivations des uns et des autres, la réalité des crimes imputés et les complicités nombreuses que l’on pressent. Bigre !
 
Il faut savoir que le trafic d’organes et autres pièces détachées humaines est devenu un business florissant qui n’a pas échappé aux mafias qui s’organisent généralement avec la complicité des autorités locales. C’est sans doute un effet inattendu de la mondialisation et une excroissance monstrueuse de l’ultra libéralisme : l’être humain est devenu une marchandise comme une autre qui se monnaye, se prélève et se revend. L’information n’a rien d’un scoop hélas… Des cas de prélèvements sauvages d’organes circulaient parfois, des dépêches qui arrivaient périodiquement des pays pauvres ou en plein dans la tourmente (Inde, Bangladesh, Colombie) mais le trafic semble désormais en pleine phase d’expansion et d’institutionnalisation et se pratique au vu et au su de tout le monde, ce qui est une nouveauté.
  

Code-Barre

 
 
La demande crée l’offre et se légitime au nom du commerce tout puissant
 
 
Ce prélèvement de la matière première vitale des humains les plus pauvres de notre planète illustre surtout la logique mortifère du capitalisme poussé à ses extrémités. La demande crée l’offre et se légitime au nom du commerce tout puissant, en dehors de la plus élémentaire éthique ou morale qui ne saurait entraver le circuit lucratif. Tout est devenu une denrée et une source d’enrichissement et surtout l’homme en tant que tel. Que ce soit les filières d’immigration clandestine pour fournir des nouveaux esclaves qui boostent beaucoup plus nos chères entreprises que l’on veut bien l’admettre, les filières de prostitution pour servir de chair fraîche à la libido chancelante mais riche des pays « développés » à l’innommable marché de la pédophilie, l’économie (parallèle ou pas) dévore le nouveau produit rentable.
 
Autre constatation qu’il convient d’énoncer, les disparitions inexpliquées de personnes qui sont beaucoup plus importantes que l’on imagine sur notre bien vilaine planète, trouvent sans doute ici un début d’explication qui fait froid dans les dos en ce qui concerne les trafics d’organes. Le cas le plus incroyable de ces dernières années reste celui de la ville de Cuidad au Mexique où des centaines de femmes ont disparu dans la nature avant parfois de réapparaître affreusement mutilées, jetées comme des objets devenus inutiles dans les décharges et le désert périphérique (Lien). Devant l’ampleur du phénomène et sa durée, l’opinion publique a fini par rejeter l’hypothèse facile d’un exceptionnel tueur en série d’autant que plusieurs enquêtes indépendantes ont démontré l’implication d’une partie de la police locale dans cette boucherie organisée. Les familles des victimes hésitent toujours quant aux motivations de ses équarrisseurs monstrueux, privilégiant pour les uns la filière des snuff-movies (films montrant des tortures et la mise à mort d’individus, une aberration mentale pour voyeurs morbides) tandis que d’autres soutiennent qu’il s’agit d’un trafic d’organes à destination des USA et des pays européens.
  

La logique économique

 
Industrialisation de la chair humaine
 
 
Cette horrible industrialisation de la chair humaine étonne à peine finalement en nous remémorant quelques noires épisodes de notre histoire récente. La désacralisation de la vie humaine qui s’accomplit depuis des décennies, au nom du cynisme, du pragmatisme froid et de la prédation financière, achève peu à peu d’ôter à l’humanité les bénéfices de siècles de progrès et d’évolution. A partir du moment où l’on admet sans sourciller le massacre de près d’un million de gens (Rwanda), l’épuration ethnique aux portes de l’Europe (ex-Yougoslavie), la folie meurtrière de l’occupation américaine en Irak (100 000 civils ont péri en trois années d’occupation soulignent les ONG indépendantes) ou l’hécatombe provoquée par la famine et des épidémies dans de nombreux pays africains, on anéantit la notion même d’humanité et son corollaire en chair et en os (et en organes), l’homme.
 
Les droits de l’homme chancellent sous les coups de butoir de la toute puissante main-mise des multinationales qui ont transformé tout et n’importe quoi en marchandises, en marges bénéficiaires, en juteux circuits selon une logique économique qui ignore le facteur humain dans sa dimension sociale, métaphysique et spirituelle. Le commerce n’a pas d’état d’âme, il n’a que des chiffres, des cours et des courbes. Les mafias ont parfaitement intégré cette déshumanisation du fait économique et se calquent au plus près des « besoins » du marché pour le satisfaire. La finalité reste finalement la même, l’argent, seules les méthodes diffèrent plus ou moins. Il y a des signes tangibles qui percent ici et là, dans la bouche de nos hommes politiques et de certains auto-proclamés « intellectuels » qui laissent à penser que les choses ne vont pas aller en s’arrangeant, il suffit de les écouter attentivement...
 
La notion même de droits de l’homme est devenu un sujet de raillerie condescendante et de mépris dans le discours de ces « élus » qui affublent ces sentiments légitimes d’un néologisme bâtard, le « droit-de-l’hommisme ». Prétendre à la justice, à l’égalité et aux droits intangibles de l’humanité est une utopie qui est devenue insupportable et qui écorchent les oreilles de ces prétendues élites, celles qui accréditent l'intolérable. Même le droit de rêver nous est désormais proscrit au nom du nouvel ordre mondial et de la nouvelle religion monothéiste, celle de l’argent.
 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ressources :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
See U
 
CC Jung
 
 
 
 
 
 
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Publié dans Omegactualité

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