L'homme du 11 septembre

Publié le par cc jung in effect

Le seul accusé accuse le coup
 
Le procès du français Zacarias Moussaoui prend désormais une tournure pathétique. Contre l’avis de l’ensemble de ses défenseurs qui ont marqué nombre de points en affaiblissant l’accusation, le soldat perdu d’Al Quaïda torpille son propre camps en tenant des propos hallucinants. Il affirme désormais faire partie des pilotes kamikazes mandatés pour commettre des attentats, son objectif étant la Maison Blanche. Il soutient également que l’opération prévue devait être menée conjointement avec l’interlope Richard Reid, l’homme aux chaussures de feu mais sans briquet…qui n’était même pas aux USA à l’époque. Bref le seul accusé ( !!!! ) du 11 septembre a semble-t-il décidé de saborder cette mascarade de justice, « un suicide par jury assisté » selon le mot juste de l’accusation.
 
Comme il l’a confié à l’un de ses avocats, il préfère mourir en martyr de la cause, sacrifié pour les besoins du cirque de l’Empire plutôt que de tenter piteusement de se suicider dans les toilettes de sa prison. Pathétique aveu pour une pathétique affaire, un concentré de l’absurdité de cette justice à grand spectacle évidée de toute notion de justice et de recherche patiente de la vérité. Il est peut-être temps pour lui que cette comédie amère prenne fin, c’est l’ultime liberté de Moussaoui, pousser le délire jusqu’à l’absurde.
 
 
 
 «  ( Figaro) À LA BARRE, Zacarias Moussaoui est allé très loin dans ses aveux de complicité avec les auteurs des attentats du 11 septembre 2001. Plus loin que ne l'espérait l'accusation. Au point de jeter le doute sur son témoignage.
 
Pour prouver la culpabilité du Français, le procureur s'accrochait jusque-là à une thèse alambiquée : arrêté dans le Minnesota trois semaines avant les attaques, Moussaoui aurait pu, en avouant ses projets et son appartenance à al-Qaida, permettre au FBI de faire avorter les projets terroristes. Depuis trois semaines, la défense avait insisté sur les négligences du gouvernement, qui n'avait pas suffisamment tenu compte des indices annonçant une attaque, laissant entendre que des informations détenues par Moussaoui n'auraient pas été cruciales. Elle assurait jusque-là que Moussaoui n'était que vaguement au courant d'un projet d'attentat.
 
Mais tout a changé lorsque l'accusé – contre l'avis de ses avocats – a insisté pour témoigner. En se plaçant au cœur du complot. Cela faisait bien longtemps que le gouvernement américain ne croyait plus qu'il ait pu être le «vingtième pirate de l'air» des quatre avions. Le procureur ne cherchait même plus à le rattacher aux équipages du 11 Septembre. Or, voilà que Moussaoui prétend qu'il devait piloter un «cinquième avion» qui devait s'écraser sur la Maison-Blanche. Son équipe aurait compté Richard Reid, un Anglais qui tenta d'allumer des explosifs cachés dans ses chaussures à bord d'un vol Paris-Miami fin 2001. Contrairement à ce qu'avaient jusque-là affirmé ses avocats, Moussaoui prétend qu'il savait que d'autres pirates de l'air étaient aux Etats-Unis. Il reconnaît la plupart d'entre eux, croisés en Afghanistan, sur des photos que fait défiler le procureur Robert Spencer.
  
 
 

Le procès Moussaoui ? Une "dix versions"...

 
Une assistante de la défense quitte le tribunal en larmes
 
 
 
L'effet de ces déclarations est d'autant plus dévastateur que l'accusé paraît peser ses mots. Le procureur lui demande s'il était un «gros poisson d'al-Qaida». Non, un «intermédiaire». Si son couteau devait lui servir à trancher la gorge d'une hôtesse. «Si nécessaire, oui.» S'il a suivi une formation pour cela. «Non, ce n'est pas difficile de trancher une gorge. N'importe qui peut le faire.» Les couteaux dont la lame ne doit pas dépasser la longueur d'un petit doigt pour pouvoir passer la sécurité, la petite trace blanche laissée sur son passeport, tentative d'effacer son visa pakistanais... Moussaoui n'est pas avare de détails. «Où en étais-je, déjà ?» demande-t-il. Les trois avocats du procureur sont aux anges. Une assistante de la défense quitte le tribunal en larmes. «Quatre ans de travail fichus en l'air», dit-elle en s'essuyant les yeux. «Quel menteur pathétique ! Il dirait n'importe quoi pour obtenir un peu d'attention !»  (…)
 
 
 
 
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CC Jung
 
 
 
 
 
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