Les lycéens méritent la fessée ?

Publié le par cc jung in effect

Le ministre de l’Education n’en a décidément pas
 
Complètement débordés par une contestation qu’ils n’ont pas vu venir, les membres du gouvernement cèdent à la panique sur fond de petits calculs mesquins et misérables. Après les élections étudiantes (CROUS) ubuesques, organisées au plus fort des défilés et qui ont vu le syndicat minoritaire d’extrême droite (UNI) arriver en tête, le très zélé ministre de l’éducation nationale vient de faire fort, à nouveau. Il a décidé arbitrairement que les lycées bloqués devraient rouvrir coûte que coûte en réquisitionnant la police et la gendarmerie, histoire de tarir le flot des défilés futurs. La matraque et les CRS pour faire rentrer les récalcitrants dans le rang, bel exemple de démocratie qui ne fera qu’envenimer les choses. Ils ne comprennent décidément rien à la réalité d’un pays, perdus dans leur cécité aristocratique. Après le flop des  tentatives de division du mouvement et le flip devant l’ampleur de la contestation, voici les flics pour mater la chienlit pré-pubères.
 
« PARIS - Le ministère de l'Education a demandé que les proviseurs des lycées bloqués par les manifestants anti-CPE prennent les mesures nécessaires pour rouvrir leurs établissements, y compris l'intervention de la police et de la gendarmerie, apprend-on de source syndicale.
Selon une circulaire interne dont Reuters s'est procuré une copie, les chefs des établissements touchés par des blocages sont invités à "prendre toute disposition utile pour que soit mis un terme à ces blocages" jeudi matin. Le cabinet du ministre, Gilles de Robien, invite notamment les proviseurs "à saisir les autorités de police et de gendarmerie pour obtenir les concours nécessaires à la levée des blocages". 

Réponse au malaise

La circulaire émane du directeur de cabinet de Gilles de Robien
 
De plus, le ministère demande à tous les proviseurs ayant fermé leur établissement de le rouvrir le jeudi 30 mars au matin. La circulaire émane du directeur de cabinet de Gilles de Robien, Pierre-André Dangreau. Selon le dernier décompte du ministère de l'Education nationale, 318 lycées étaient fermés mardi soir et 1.054 perturbés par des mouvements anti-CPE sur un total de 4.300.
 
Entrés plus tard que les étudiants dans la contestation contre le contrat première embauche, les lycéens ont défilé mardi en gros bataillons lors de la quatrième journée nationale de mobilisation, qui a réuni entre un et trois millions de personnes à travers le pays. Selon Karl Stoeckel, président de l'Union nationale lycéenne (UNL), la mobilisation peut encore s'étendre dans les rangs des lycéens. "Ils ont pris conscience qu'on a la possibilité de gagner", a-t-il dit. »
 
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Paris perdus (Le Monde)
 
 
 
 
 
 
 
 
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CC Jung
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L
Quand vont-ils comprendre qu'on ne peut pas stopper une mobilistion telle que celle là par la force. M. De Robien est à coté de la plaque mais d'une force!<br /> excellent article en tout cas...<br /> ;o)
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C
C'est hallucinant en effet de voir à quel point ils sont à côté de leurs pompes (électorales ?)...