Le futur selon Dark Vador
La rupture du jeune…candidat
Représentant auto-proclamé du renouveau, après trente années de carrière politique, Nicolas Sarkozy a ébauché son programme de gouvernance. Démolir les ultimes lambeaux de protection sociale et du code du travail sont des pistes intéressantes pour mettre le pays sur la bonne voie selon le génial imposteur. Le Medef n’osait en rêver, Sarko le fera.
Les commentaires enthousiastes sont de Jung
PARIS - A quatorze mois de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy veut plus que jamais incarner la rupture et se projette dans "la France d'après" ( le déluge démagogique ).
Comme il le fait tous les mois, le président de l'UMP a réuni samedi les nouveaux adhérents du parti, salle Gaveau, à Paris, pour leur délivrer un slogan électoral simple (normal pour des militants UMP en somme). Affiches, autocollants remis aux militants et un clip diffusé avant son discours déclinaient le credo sarkozyste: "Imaginons la France d'après".
Le président de l'UMP a tenu à apporter sans tarder une précision à l'attention de ceux qui s'interrogeraient sur le sens de ce slogan, venant après dix années de présidence de Jacques Chirac, alors qu'un fidèle du chef de l'Etat, Dominique de Villepin, est à Matignon. "La polémique ne m'intéresse pas (ah bon ?!!!!! ). La question, ce n'est pas la France d'après qui, la question, c'est la France d'après quoi", a souligné le fils rebelle de la Chiraquie. Il s'agit, a poursuivi Nicolas Sarkozy, d'"écrire une nouvelle page de la République" pour arriver à "une France retrouvée" (verbiage pompeux et caricature de posture gaulliste).
Le président de l'UMP a rappelé que, "depuis 1981, aucune majorité sortante ne s'est succédée à elle-même". "Le zapping électoral est devenu la règle", a-t-il ajouté. "Comment vaincre ce signe indien du 'sortez les sortants'? L'UMP doit incarner l'avenir et pas simplement la défense d'un bilan (et pour cause, il y a un bilan calamiteux auquel il a largement contribué depuis le temps qu’il exerce de hautes fonctions dans les gouvernements successifs). Si l'UMP se réduit à la défense d'un bilan, aussi intéressant soit-il, alors nous sommes battus", a insisté le numéro deux du gouvernement de Dominique de Villepin.
Pour Nicolas Sarkozy, l'UMP "doit se projeter dans l'avenir, doit réfléchir aux idées de demain". Dans le quasi-clip de campagne, le numéro deux du gouvernement affirme une nouvelle fois que "les Français n'ont pas peur du changement" mais qu'ils "l'attendent". "Ils ont besoin de retrouver un projet commun, une envie de vivre ensemble (envie de vivre ensemble ? Quel culot d'oser parler d'unité après avoir précipité le pays au bord de la guerre civile du fait de ses provocations et des dérapages de sa bien-aimée police).
Les Français ont envie de rompre avec l'immobilisme, renouer avec l'optimisme et croire en un grand projet. Il n'y a pas de fatalité, il y a une France d'après", ajoute le ministre de l'Intérieur (il n’y a pas de fatalité à s’imaginer que la France est prête à tomber dans le giron d’un démagogue c’est vrai ).

"JE NE SUIS PAS LÀ PAR HASARD" (les Dieux m’ont choisi, les USA également…)
Nicolas Sarkozy, qui continue de devancer tous les présidentiables de droite dans les sondages, y compris son concurrent le plus sérieux, Dominique de Villepin, a répété que "la compétition fait partie de la vie". "Un mouvement politique n'a jamais trop de talents en son sein (on peut en citer quelques uns au hasard, Raoult, Vanneste, Balkany, Bédier, Gaymard, Matéi, etc). Ma responsabilité, c'est de rassembler les talents, de faire émerger de nouveaux talents (...) Vous ne m'avez pas élu pour exterminer les autres (étrange langage, révélateur en tout cas) mais pour porter une génération de gens différents", a-t-il souligné (lui qui représente le renouveau après 30 années de politique en effet…).
Se faisant le garant de l'unité de l'UMP, il a dit vouloir "des débats" (des débats mais pas de polémiques ? Cela s’appelle un plébiscite systématqiue des géniales idées du Grand Timonier au Karsher ) et que "chacun puisse faire valoir ses ambitions". Mais Nicolas Sarkozy, qui entend que les candidats UMP à la candidature présidentielle se déclarent à l'automne, a aussi réaffirmé sa détermination à l'adresse du camp chiraquien. "L'année 2006, je l'ai attendue avec impatience, mais ce n'est rien par rapport à l'année 2007", a-t-il lancé.
Evoquant ses "trente années" de combat politique, il a ajouté : "Je ne suis pas là par hasard mais parce que je l'ai voulu, profondément voulu, parce que je crois que c'est utile" (la main des Dieux l’a désigné pour sauver la France sans doute ). Alors que le gouvernement Villepin est confronté à l'opposition de la gauche, des syndicats et des organisations lycéennes et étudiantes à la création du contrat première embauche pour les moins de 26 ans, Nicolas Sarkozy a estimé que les responsables politiques devaient "faire preuve de courage" (cela ne signifie rien mais le mot sonne guerrier, vaillance et combat, des valeurs propres à celui qui souhaite un avenir apaisé sans doute… ).
Partisan, comme le Medef (qui a failli être présidé par son frère et qu’il préside indirectement également, lui et ses compères du RPR-UMP), d'un contrat de travail unique (l’esclavage institutionnalisé, le CPE à vie pour tous), le président de l'UMP a souligné que "le droit du travail n'est pas un sujet tabou" et que "réfléchir sur le droit du travail est une nécessité sociale" (quel droit du travail ? Il a été laminé et évidé par Raffarin puis Villepin) . Il a répété qu'à ses yeux le modèle social français n'était plus le meilleur car "le meilleur modèle social est celui qui donne un emploi à chacun, pas des allocations de subsistance à tous » (« un emploi à chacun » disait le chantre du libéralisme au moment même où les entreprises font des bénéfices monstrueux en licenciant en masse grâce au progrès du libéralisme décomplexé. La suite ne pourra qu’être pire, si c’est possible encore…). Se voulant le champion d'une droite "décomplexée", Nicolas Sarkozy a manié l'ironie contre le Parti socialiste. "La difficulté, c'est qu'il nous faut faire le débat tout seuls parce que la gauche française est la pire d'Europe, le seul produit inexportable". "Si 2007 devait ressembler au 21 avril 2002, alors le volcan qui sommeille sous nos pieds se mettrait sérieusement à gronder", a-t-il averti.
par Hélène Fontanaud
Article original :
Liens du jour à visiter :
« L'Occident ? Un monde clos sur lui-même » par Jean Claude Guillebaud (essayiste et éditeur, le Monde). Tout simplement excellent !
Quand il est question de business, notre VRP ne parle plus de prolifération nucléaire, de risques pour le sous-continent pourtant sous tension et de toute la panoplie propagandiste qui accable l’Iran islamique, un pays qui a l’immense tort d'être islamique et de ne pas faire partie de la Coalition du Bien…
Ressources du site :
Sarkozy : la réalité du discours
CNE: contrat de nouvel embaumement
Un fauteuil pour quatre ou…cinq ou six
Racisme : la boîte de Pandore est ouverte
Censure sans surprise
Sarkozy, une histoire de rupture...
L'impatient imposteur
See u
CC Jung
Publicité