Le climat se dégrade
Evidences climatiques
La planète est entrée dans un cycle de réchauffement malgré les dénégations absurdes de certains scientifiques mandatés par les groupes industriels pollueurs. Une nouvelle étude vient confirmer l’urgence des décisions à prendre…
On pourra toujours faire comme les trois singes de la légende qui ne veulent ni entendre, ni voir et surtout pas écouter. Et pourtant, cela fait un moment que les scientifiques essayent d’alerter l’opinion sur l’ampleur du changement climatique, un phénomène certes cyclique mais que l’activité humaine décuple. Il y a bien eu quelques réponses politiques comme la ratification du protocole de Kyoto mais l’effort semble dérisoire quand le principal pays pollueur, les USA, refuse obstinément de faire un geste pour la planète. L’intransigeance américaine, comme dans d’autres domaines politiques, est un véritable scandale pour le seul motif que le monde n’a pas à subir tempêtes, cyclones et famines, pour le bon plaisir égoïste du consommateur US et des lobbyies qui tiennent la Maison Blanche par le portefeuille. Les USA polluent à tout va mais la Chine et sa croissance mirifique (et bientôt l’Inde) annonce un nouveau panache de fumée industrielle dans une atmosphère déjà surchargée, autant de mauvaises nouvelles sur le front climatique.

« L'inaction des politiques est inacceptable »
Un collectif de scientifiques anglais vient de sonner à nouveau l’alarme en publiant les pessimistes conclusions d’un rapport intitulé "Avoiding Dangerous Climate Change" (Eviter le danger d'un changement climatique). « Pour ces experts, dont le conseiller spécial du Premier ministre britannique, les preuves attestant d'un réchauffement catastrophique de la planète sont aujourd'hui "indiscutables" et l'inaction des politiques inacceptable. » explique une dépêche de l’agence Reuters. Il ne s’agit plus aujourd’hui de faire des simulations prédictives puisque les indices d’un réchauffement accéléré sont autant d’évidences difficiles à nier et que les conséquences immédiates se font de plus en plus sentir sous forme de tempêtes, de cyclones, de montée du niveau des océans et d’épisodes météorologiques aberrants.
Rachel Warren, chercheuse (Tyndall Centre for Climate Change Research) explique que « les températures moyennes relevées à la surface du globe sont déjà supérieures de 0,6°C aux moyennes de l'ère pré-industriel, a-t-elle dit lundi soir. Une augmentation supplémentaire de 0,4°C aurait des conséquences catastrophiques (destruction des barrières de corail, inondations en Himalaya et danger de famine pour des millions d'êtres humains) ». Les données sont désormais, claires, nettes et brutales. Les décisions qu’il convient de prendre devront sans doute l’être également sous peine de terribles désagréments. « Si la hausse est de 3°C, la moitié des projections maximales pour ce siècle, alors 400 millions de personnes seront confrontées à la faim, des espèces animales disparaîtront et des maladies comme la dengue prendront des proportions pandémiques. » rappelle la chercheuse. Nous sommes prévenus.
Article original :
(Reuters)
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CC Jung
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