Brèves et apparition

Publié le par cc jung in effect

Deux ou trois trucs en passant
 
L’actualité fourmille de petites informations éparses qu’il convient parfois d’assembler pour y décrypter une certaine cohérence. Le tableau final ainsi composé est, on s’en serait douté, guère réjouissant.
 
 
La police de la pensée
 
Le Monde : «U n journaliste du quotidien Le Parisien a été interpellé, mardi 15 novembre, par l'IGS, la "police des polices" française, puis placé en garde à vue. Il est soupçonné d'avoir écouté, durant les émeutes, les fréquences des forces de l'ordre avec un appareil fourni par des policiers, a-t-on appris de source policière. L'IGS a également mené des perquisitions au Parisien, a-t-on ajouté. »
 
« Ces organisations syndicales "dénoncent" également les perquisitions menées par la police au domicile du journaliste et à la rédaction des Hauts-de-Seine du quotidien. Elles"s'insurgent contre cette intolérable intrusion dans une rédaction qui n'est pas sans rappeler celles dont ont déjà été victimes les journalistes de L'Equipe, du Point et de l'AFP".
Perquisition et garde à vue pour le journaliste du « Parisien » pour avoir écouté les dialogues fleuris des pourvoyeurs de Mérogis pendant les émeutes. Avaient-ils quelque chose à cacher ? Cette affaire qui date d’une quinzaine de jours est à mettre en perspective en rappelant par exemple, les cambriolages dans deux rédactions, celle du Point et du Figaro il y a peu. Ou, la convocation d’un éditeur pour empêcher la publication d’un ouvrage consacré à la compagne du ministre de l’intérieur. La démocratie selon Karsher premier est en marche ou plutôt en ordre de marche.
 
 
Lien : Un journaliste du "Parisien", soupçonné d'avoir écouté les fréquences de la police, a été placé en garde à vue
 
 
 
 
Ultra libéralisme
 
 
 
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Préparation mentale

 
 
Le Figaro : « Oserait-on aussi suggérer à nos gouvernants d'aller observer ailleurs ce qui s'y passe ? Des exemples comme ceux de la Finlande, de l'Espagne, de l'Irlande, des Pays-Bas démontrent que le déficit public, comme la dette, ne sont pas des fatalités. Et que l'on peut avec succès - et pour le bien commun - réformer l'Etat, réduire ses dépenses et privatiser les services publics. L'heure n'est ni aux vaines promesses ni à la résurgence des vieilles lunes idéologiques... mais à l'action. Par respect pour les générations futures. »
 
A propos de la faramineuse dette publique, la plume élémentaire du journaliste à particule du Figaro, Ghislain de Montalembert, nous entretient donc de la nécessité des réformes. Refrain lancinant pour les théoriciens patentés du libéralisme qui affichent ici leurs priorités. « Réformer l’Etat et réduire les dépenses », traduisez par licenciement massif dans la Fonction publique et dégraissage du mammouth. Comprendre, la fin du pseudo Etat providence et l’avènement d’un capitalisme sauvage à la merci des multinationales et des grands patrons.
Puis, vient logiquement le coup de grâce, le leitmotiv de ces ultra-libéraux, « la privatisation des services publiques. » Le tout, bien sûr, pour les « générations futures » sachant que le bonheur des futurs chômeurs est la priorité absolue des philanthropes du Medef. L’UMP n’a pas su gérer les finances publiques mais sait par contre favoriser les classes supérieures par bien des égards (fiscaux). Après la classe fiscale, une énième casse sociale en préparation.
 
Lien : Dette : la bombe Breton
 
Solde Service Public
 
 
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La bave du crapaud
 
Libération : « Ainsi vient-il de mettre en place les «parents relais», des sortes de brigades d'adultes vacataires, rémunérés par la ville et censés délivrer la bonne parole aux jeunes trublions. «Lorsque les jeunes reconnaissent un parent du quartier, le ton change», se félicite Florent Montillot. Cette mesure s'ajoute au doublement des «effectifs de terrain», mêlant police municipale et médiateurs de rue, à la reconduction d'un arrêté couvre-feu pour les moins de seize ans et à la multiplication des caméras de surveillance dans toute la ville. »
 
L’adjoint au maire UMPd’Orléans, un certain Montillot, embraye dans la foulée des propos nauséeux de Grosdidier, d’Alain Finkielkraut, d’Hélène Carrère D'Encausse et autre Sarkozy pour apporter sa modeste contribution à la bêtise ambiante. Patrouilles de civils, caméras de vidéo-surveillance, couvre-feu et police municipale ratissent le terrain et lui, les électeurs du Front National. Pathétique réponse des « élus » soucieux de mater toute contestation née du fait de l’incurie de leur gestion politique. Silence, on cogne.
 
Lien : Avec Montillot, la liberté est en sécurité
 

 

 

Le désert aride de la pensée

 
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Réapparition d’un apparatchik
 
Yahoo/AFP : « PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre Alain Juppé, condamné le 1er décembre 2004 en appel à 14 mois de prison avec sursis assortis d'un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, sera à nouveau éligible à partir du 6 décembre, a-t-on appris mardi auprès de ses défenseurs ».
 
Le meilleur d’entre nous est donc de retour après s’être fait oublier quelque temps au Québec. Le condamné pour l’affaire des emplois fictifs (des collaborateurs de l’ancien chef de l’UMP étaient payés… à ne rien faire) peut donc désormais retrouver ses mandats d’élu lors de prochaines échéances électorales. Oubliées donc les pressions sur les juges, les intrusions par les faux-plafonds et les écoutes téléphoniques. Les histoires d’amour finissent mal en général chantaient les Rita Mitsouko, les affaires du RPR (UMP) finissent bien en général. « C’est ça la France ! » chantonnait un autre saltimbanque…
 
Lien : Alain Juppé à nouveau éligible à partir du 6 décembre
 
 
 
 
 
 
 
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Cc jUnG

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Publié dans Omegactualité

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H
Merci pour ton éclairage si pertinent...
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