Le coup de gong
La folle du téléphone
BORDEAUX (Reuters) - Une Bordelaise de 33 ans a été interpellée mardi et mise en examen pour avoir téléphoné 6.749 fois aux pompiers entre le 1er janvier 2005 et le 6 février 2006, apprend-on auprès de la police et des pompiers.
Cette mère de deux enfants, sans emploi, a également téléphoné 150 fois en une nuit au commissariat de police.
Elle a été mise en examen pour "appels téléphoniques malveillants", et placée sous contrôle judiciaire avec obligation de subir un examen psychiatrique.
Elle sera convoquée en mars devant le tribunal correctionnel où elle risque une peine maximale de un an de prison et de 15.000 euros d'amende.

La note du DJ : La frontière entre la folie et la raison est bien un fil ténu. Plusieurs interrogations viennent à l’esprit en lisant cette étonnante dépêche. Une Bordelaise de 33 ans… Cela fait beaucoup de 33 pour notre gironde adepte du téléphone qui aurait dû consulter. Le chiffre 33 lui vaut sans doute d’être aujourd’hui clouée au pilori, n’est pas Christ qui veut… Autre indication, la date de son mitraillage en règle, le 1er janvier, jour des bonnes résolutions. Elle avait sans doute décidé d’ennuyer les soldats du feu en faisant feu de tout bois, allez savoir. Plus sérieusement, la période des fêtes est généralement une période de déprime pour bon nombre de gens, cela explique sans doute le geste compulsif.
Avec plus de 6000 appels en six jours, soit donc une moyenne de mille appels par jour, on peut en déduire plusieurs choses intéressantes. Elle dispose d’une offre illimitée pour la téléphonie, elle avait mille et une choses à raconter et ce, de mille manières différentes. La dépêche insiste cruellement sur le fait que la maniaque assidue était alors sans emploi, ce qui explique sans doute le temps passé…à passer des coups de fils.
Autre hypothèse à ne pas négliger, le fait qu’elle sollicite dans un même temps les services d’un commissariat, c’est peut-être une des premières victimes recensées de « Sarkozyste aiguë », ce délire sécuritaire qui s’accompagne d’une irrépressible envie de dénonciation… Ses appels multiples à l’aide déguisés, qualifiés ici d’ «appels téléphoniques malveillants", auront au moins abouti quelque part puisqu’elle est désormais suivie médicalement et devra subir un examen psychiatrique allo, pardon, à l’hôpital.
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CC Jung
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