Dans l'optique de 2006
A l’heure joyeuse des fêtes de fin d’année, Le DJ a pris quelques bonnes résolutions pour ce blog et son évolution future. En attendant, dans les papiers cadeaux du jour, la médiocrité répétitive et compulsive, des murs d’indifférence et des marques d’affection qui nous sont chères.
Constance de l’effort
Des voix pour se faire entendre, tel pourrait bien être le slogan futur du Collectif qui vient d’être créé pour inciter les maures moribonds et les noirs obscurs à glisser leur bulletin dans les urnes tricolores. Les nombreux parrains du collectif « Devoir de mémoire » (Bacri, Debbouze, Thuram, Joey Starr) ont lancé leur campagne citoyenne depuis la ville électrique de Clichy sous bois, exhortant chacun à prendre sa carte d’électeur et ses responsabilités. Une initiative citoyenne qu’il convient de saluer après le déluge de dérapages verbaux des élus UMP qui volent désormais la vedette aux pires militants du Front National. Le devoir de mémoire, c’est aussi de ne pas oublier ces envolées lyriques aux prochaines élections pour les faire déchanter.
Un acte de civilité et de civisme qui a été également salué comme il se doit par le maire de Raincy, Eric Raoult. Pour cet élu exemplaire, cette opération de sensibilisation montre « une certaine dérive show biz, qui ne doit pas faire oublier les réels problèmes de sécurité et de citoyenneté ». Comment peut-on oublier les problèmes sécuritaires et dérivatifs face à ces obsessionnels compulsifs et l’omniprésence des gyrophares en banlieue transformée en vraie discothèque la nuit ? Sans doute mécontent du raout médiatique à deux pas de son royaume sans qu’il en soit l’incontestable vedette, l’élu a cru bon d’ajouter que "venir une après-midi à Clichy-sous-Bois, c'est bien, mais la confondre avec Cannes, le Festival et la Croisette serait regrettable". Confondre Clichy et Cannes s’avère un exercice difficile même pour les plus imaginatifs mais on a aucun mal à penser que l’habile du labial est à lui seul, un festival bouffon sans fin.

Murmures de mur
Il y a des recettes qui marchent, toujours les mêmes dans l’infernal chaudron des démocraties en perte de vitesse et de sens. L’immigration, les sans-papiers, l’invasion des hordes de pauvres immigrés nous sont des thèmes familiers, des sujets de diversion que George Bush a repris à son compte pour faire oublier deux ou trois dossiers qui fâchent, un classique de la politique politicienne.

Les marques de l’esclavage sont invisibles
« Nike, soucieux de redorer son image, a créé, en partenariat avec la Banque Mondiale, une institution prétendument "indépendante" pour étudier les conditions de travail chez ses sous-traitants. Chez Nike, au Salvador, la semaine de travail s'élève à 60 heures par semaine. Les femmes sont soumises à un test obligatoire pour vérifier qu'elles ne sont pas enceintes. Si le test s'avère positif, elles sont refusées. ». Bienvenue dans l’univers magique des « marques », celles qui nous servent, pense-t-on, à nous démarquer. Belle contradiction sémantique pour des produits manufacturés et écoulés à des millions d’exemplaires. Voici donc le revers de la médaille des équipementiers sportifs, celui que l’on ne montre pas dans les chatoyantes publicités.
Liens :
Joey Starr et Jamel Debbouze exhortent les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales
Le Mexique furieux face à la proposition américaine de construire un mur le long de sa frontière sud
Les esclaves cachés qui font la fortune des "grandes marques"
http://www.lariposte.com/12/les_esclaves_caches_qui_font_la_.html
http://www.liberation.fr/page.php?Article=346428
Ressources du site :
Les bons conseils d'Eric Raoult
En grandes pompes
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DJ Yin-Jung Chen Yu