Lire entre les lignes (6)

Publié le par cc jung

Omegalpha enrichit à nouveau la rubrique, « New words order », une chronique qui est entièrement consacrée aux sentences, petites phrases et autres extraits d'ouvrages et d'articles qui permettent de mieux comprendre le cheminement idéologique et la pensée profonde et secrète qui animent nombre de nos gouvernants qui "décident " de la marche du monde.


La livraison du jour s'articule autour de quelques thèmes qui se recoupent. Ainsi, loin de s’améliorer comme le prétendent les média qui taisent en partie l’information, la situation en Irak s’aggrave au rythme des attentats sanglants et des bidouillages (« les bourbiers de l’Empire »). De la même manière, l’Afghanistan s’enfonce chaque jour un peu plus dans un chaos improbable que la mascarade électorale n’a fait que renforcer. Le flou tragique qui règne sur place doit beaucoup à l’illégitimité de la coalition, aux trafics divers qui prospèrent et à l’absurdité locale qui aboutit parfois à des aberrations puisque l’OTAN finance en partie…les insurgés (liens Bakchich - IPS). Dans la partie « la plaie purulente du Moyen-Orient », nous avons sélectionné quelques articles qui traitent du récent rapport Goldstone qui a eu l’outrecuidance de parler de crimes de guerre perpétrés par Israël…et le Hamas pour atténuer la charge. Voilà en effet une affirmation insupportable pour l’état hébreu champion de la rhétorique tordue, de la propagande perpétuelle et de l’intimidation sérielle. Il faut bien comprendre que nous vivons en ce moment une époque parfaitement déraisonnable, un moment fugace où les savantes illusions se diluent et se corrodent pour laisser entrevoir furtivement un peu de réalité enfouie sous l’épais magma de la falsification de masse. Ainsi, « l’Empire du Bien va mal », voilà une certitude que la Matrice a de plus en plus de mal à dissimuler. Et dire que l’on a érigé le système véreux et toxique en modèle resplendissant… La galaxie des « néocons » est en grande partie responsable de la déliquescence généralisée et l’on en finit plus de défaire les mailles de ses opérations clandestines qui ont sapé en profondeur nos sociétés (Gladio), la dernière en date étant le 11 septembre 2001. Nixon est certainement la figure emblématique de ces prédateurs cyniques et criminels spécialisés dans l’imposture et le mensonge, un coup d’œil sur le vrai visage du prix Nobel de la paix vaut le détour…

 

 

 

 

Les bourbiers de l’Empire :

 

La réalité derrière le « succès » américain en Irak (WSWS)


(…) En moyenne, entre 10 à 15 attentats à la bombe, attentats kamikazes ou attaques d'insurgés se produisent chaque jour en Irak contre des représentants du gouvernement ou des forces de sécurité. Dans certains cas, les explosions ciblent aveuglément des civils d'un milieu ethnique ou religieux. Moins spectaculaires que l'attentat de dimanche, c'est à peine si les médias en parlent. (…)

Le Wall Street Journal a ainsi carrément décrit la caractéristique du « surge » le 26 octobre: « Des forces conventionnelles américaines assignées à des quartiers et villages irakiens précis ont finalement réussi à développer des informations détaillées sur des leaders d'insurgés, de financiers et de combattants locaux. Ces informations ont ensuite été transmises aux unités de commando, tels les Navy Seals et la Force Delta de l'armée, qui ont éliminé des centaines de militants chiites et sunnites. » .

Les opérations en Irak des escadrons américains de la mort ont été dirigées par le général Stanley McChrystal qu'Obama a nommé pour superviser le « surge » et d'autres programmes similaires de massacre de masse en Afghanistan. (…) . L'Irak, qui était jadis une société relativement développée, a été détruit et appauvri. 50 pour cent au moins de la population active n'a pas d'emploi régulier. La moitié seulement de la population a accès à de l'eau potable. Dans les quartiers pauvres de Bagdad et d'autres villes, les gens vivent au milieu des eaux d'égouts non traitées dans la rue avec accès à  peine à 10 heures d'électricité par jour. Selon les Nations unies, 60 pour cent des Irakiens vivent dans des habitations qui nécessitent « des restaurations majeures » du fait d'années de guerre.

 

 

La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan (Mondialisation)

 

Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu'est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, -- ou se demande même s'ils existent -- la seconde raison de la fixation de l’US army en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L'objectif de ces bases n'est pas de faire disparaître les cellules d'Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d'éradiquer un « taliban » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.

 

Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd'hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’America's Full Spectrum Dominance (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.

 

Mais, à présent, James Jones, le conseiller en sécurité nationale du Président Obama, ancien général de Marine, a fait une déclaration, enterrée opportunément par les aimables médias étasuniens, sur l’évaluation de l’importance du danger représenté actuellement par Al Qaïda en Afghanistan. Jones a déclaré au Congrès, « La présence d'Al Qaïda est très réduite. L'évaluation maximale est inférieure à 100 exécutants dans le pays, aucune base, aucune capacité à lancer des attaques contre nous ou nos alliés. »  À toutes fins utiles, cela signifie qu’Al Qaïda n'existe pas en Afghanistan. Diable...

 

Même au Pakistan voisin, les restes d'Al Qaïda ne sont presque plus décelables. Le Wall Street Journal signale : « Chassés par les drones étasuniens, en proie à des problèmes d'argent, et trouvant plus de difficultés à attirer les jeunes Arabes dans les montagnes sombres du Pakistan, Al Qaïda voit son rôle rapetisser là-bas et en Afghanistan, selon des rapports du Renseignement et des responsables pakistanais et étasuniens. Pour les jeunes arabes qui sont les principales recrues d’Al Qaida, ‘’il n'est pas romantique d’avoir froid et faim et de se cacher’’, a déclaré un haut responsable étasunien en Asie du Sud. »

 

Si nous comprenons les conséquences logiques de cette déclaration, nous devons donc conclure que la raison pour laquelle de jeunes soldats allemands et d'autres de l'OTAN meurent dans les montagnes afghanes n'a rien à voir avec « gagner une guerre contre le terrorisme. » Opportunément, la plupart des médias choisissent d'oublier le fait qu’Al Qaïda, dans la mesure où cette organisation a existé, était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d'une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan, et d'autres, pour créer un « nouveau Viêt-nam » pour l'Union Soviétique, qui aboutirait à la défaite humiliante de l'Armée Rouge et l'effondrement final de l'Union Soviétique.

 

James Jones, le patron du National Security Council, reconnaît à présent qu'il n'y a pratiquement personne d’Al Qaida en Afghanistan. Peut-être serait-il temps d’une explication plus honnête de nos dirigeants politiques sur la véritable raison de l'envoi d’autres jeunes en Afghanistan, pour mourir en protégeant les récoltes d'opium.

 

 

Bourbier Afghan – (François-Bernard Huyghe)

 

Le retrait d'Abdullah Abdullah du "second tour" de l'élection présidentielle faute d'avoir eu les garanties qu'il exigeait -a entraîné l'annulation d'une farce électorale devenue inutile et dangereuse : un aveu dont n'auraient pu rêver les talibans (une notion vague et qui recouvre diverses forces armées). La pire menace contre la démocratisation du pays pourrait ne pas venir d'eux, en dépit de leurs succès militaires et d'attentats spectaculaires, mais de l'impuissance et de la corruption du régime de Kaboul, tandis que les "seigneurs de la guerre" règnent sur les provinces.

 

L'autre option, celle du contre-terrorisme, repose sur l'argument qu'il est utopique de vouloir protéger la population afghane (et s'en faire aimer), surtout avec un gouvernement local comme celui de Karzaï, qu'il vaut mieux être l'attaquant que la cible, et que des frappes ciblées contre des combattants d'al Qaïda repérés par drones et atteints du ciel par des missiles Predator ou Reapers seraient plus efficaces. Bref du hih tech et des armes intelligentes pour des frappes chirurgicales...

Cela rappelle quelque chose. Et on connaît l'efficacité de la méthode qui consiste à repasser le mistigri à des troupes locales que l'on vient d'entraîner et dont on jure qu'ils se battront mieux contre leurs compatriotes que des troupes US.

Il semble surtout que le discours de Bidden repose sur le coût de la guerre sous sa forme actuelle et sur son impopularité. D'autant que l'opposition vient, naturellement, des Républicains qui peuvent maintenant dire que la conduite de la guerre n'a plus rien à voir avec celle de Bush, victorieuse en Irak, mais aussi des libéraux démocrates, plutôt enclins à éviter un nouveau bourbie (le fameux quagmire).

 

 

Présidentielle afghane : la presse internationale dénonce "une débâcle cinq étoiles" (Le Monde)


Un constat pessimiste partagé par les commentateurs, qui s'inquiètent notamment de la corruption qui gangrène les institutions et l'économie afghanes et que les Occidentaux ne parviennent à endiguer. Le quotidien The Independent reprend ainsi les propos du premier ministre britannique, Gordon Brown, qui presse Hamid Karzaï de prendre le problème de la corruption à bras-le-corps, seule façon de "mener l'Afghanistan sur le chemin de la prospérité" et surtout de "permettre le départ des troupes étrangères".

Cette position est confortée par un témoignage fort publié sur le site du Times : celui de Nick Horne, fonctionnaire de l'ONU en Afghanistan qui, découragé, a préféré démissionner. Selon lui, "une des plus grandes erreurs de la communauté internationale en Afghanistan a été de mal appréhender les enjeux politiques qui sous-tendent l'insurrection [des talibans]". La pire des erreurs ayant été "une approche laxiste de la corruption, du copinage et de la vénalité du gouvernement afghan". Il oppose à ce "laissez-faire" des solutions radicales : "contraindre un gouvernement afghan réticent en utilisant le levier de l'aide financière". Quitte à heurter le sentiment de souveraineté des Afghans : "Nous payons un prix élevé en terme de sang et d'argent pour maintenir ce gouvernement [...]. Nos soldats se mettent physiquement en danger. Il est temps que nos leaders prennent des risques politiques."

 

GUERRE-AFGHANISTAN: L'OTAN soutient-elle les Talibans ? (IPS)

 

« (…) Néanmoins, des révélations comme celles-ci n’améliorent pas l’image de l’OTAN auprès du peuple afghan. Ce double discours avec les insurgés tout en vantant la réussite de l'armée italienne est d’une malhonnêteté flagrante qui sautent aux yeux des gens.
En outre, les Afghans ont du mal à croire que les Etats-Unis et l'OTAN peuvent vraiment vaincre les islamistes malgré leurs arsenaux impressionnants, leur puissance aérienne, leur technologie des satellites et leurs ressources infinies. Plutôt que de battre les insurgés en sécurisant l'Afghanistan, la coalition s'est retirée de régions clés telles que l'Est du Nuristan, les laissant ainsi entre les mains des insurgés leur permettant bientôt de renforcer d'autres territoires le long de la frontière à proximité du Pakistan. (…)

Pour les Afghans qui ont du mal à cerner ces contradictions, les allégations et les allusions, telles que celles faites par le Président Karzaï et le quotidien Times, sont considérés comme des éléments révélateurs de la tension : un pays de la coalition se permet d'aider l'insurrection islamiste, par conséquent, la coalition éprouve des sympathies avec les insurgés et ne veut pas nécessairement le meilleur pour l'Afghanistan. Ensuite, toute contribution positive que la coalition peut faire à ce pays est alors considérée avec scepticisme.
Cela met les pays de l'OTAN dans la position difficile de devoir faire encore mieux que les idéaux qu'ils défendent et se comporter avec fair-play, transparence et respect des traditions afghanes. »

 

 

 

L'Italie paie-t-elle les taliban pour maintenir la sécurité? (L'Express)

 

« Selon The Times, les services secrets italiens auraient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants taliban et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix dans la région afghane de Saroubi. Puis, au moment de transmettre le contrôle de la région aux soldats français, auraient omis cette information.

 

(…) Plusieurs sources militaires ayant requis l'anonymat avaient déjà évoqué ce genre de pratiques, notamment chez les soldats canadiens stationnés dans la province de Kandahar (sud) mais aussi dans d'autres régions et par des militaires d'autres pays.  »

 

Opinion : La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan, par Jacques Sapir (ContreInfo)

 

« Pourtant, cette guerre a quelque chose de clandestin. C’est une guerre faite en fraude, par une alliance, l’OTAN, dont ce n’était ni le but ni la fonction, et qui a été véritablement détournée de son objectif premier. Elle ne devait pas prendre d’ailleurs la figure d’une guerre initialement, tout au plus d’une mission de maintien de l’ordre faisant suite à l’offensive américaine de l’hiver 2001-2002. (…)

 

On aboutit à reformuler le paradoxe par lequel nous avons commencé. Cherchons-nous réellement à produire de l’ordre ou, au contraire, sommes nous engagés, volens nolens, dans une production de chaos à grande échelle ? Peut-il y avoir un ordre néo-libéral ou bien ce dernier concept est-il si radicalement étranger à la notion d’ordre qu’il ne peut que produire du chaos ? Cette question est loin d’être académique. De la réponse que nous lui apporterons dépendra le sort de l’Afghanistan mais aussi, d’une certaine manière, le nôtre. »

 

 

 

Comment les Etats-Unis financent les talibans (Bakchich)

 

«  (…) Ironie mortelle, ces fonds représentent d’énormes sommes pour les Talibans", ajoute The Nation. "Les officiers américains à Kaboul estiment qu’au moins 10% des contrats logistiques du Pentagone –des centaines de millions de dollars- sont des versements aux insurgés".

Et Aram Roston de citer deux gros bénéficiaires de cette manne insoupçonnée. Le groupe Watan, contrôlé par les frères Popal, dont l’un est un cousin d’Hamid Karzaï. Une des entreprises du groupe protège les convois de camions afghans qui trimballent du matériel américain de Kaboul à Kandahar.

Quant à NCL Holdings, elle est dirigée par Hamed Wardak, le jeune fils –américain- de l’actuel ministre afghan de la Défense.  Le vrai secret du transport en Afghanistan est d’assurer la sécurité sur des routes dangereuses, contrôlées par des seigneurs de guerre, des insurgés, et les commandants des Talibans. Des responsables américains interrogés par Aram Roston sont explicites : "Fondamentalement, l’armée paye les Talibans pour qu’ils ne lui tirent pas dessus. Avec l’argent du Département de la Défense".

 

 

 

AFGHANISTAN : L'ANGE GARDIEN DE SON FRÈRE — D.B. Grady (Questions critiques)

 

Mercredi, le New York Times a rapporté que Ahmed Wali Karzaï, le frère du président afghan Hamid Karzaï, est employé par la CIA. Tandis que les explications ne sont pas formellement condamnables (la CIA et les Forces d’Opérations Spéciales US lui louent une enceinte et l’utilisent souvent comme intermédiaire pour communiquer avec les Talibans, on sait très bien comment cette information sera perçue dans la région. Les théories selon lesquelles l’Afghanistan est un Etat fantoche de l’Occident sont confirmées. ( …)

 

Ahmed Karzaï n’est pas un simple gouverneur-copain d’un Etat qui s’enfonce dans une guerre de plus en plus terrible. Il est la cheville ouvrière de l’opium en Afghanistan, le Pablo Escobar de l’Hindu Kuch. Selon le Général McChrystal, cette guerre ne peut pas être gagnée tant que le commerce illicite de l’opium reste sans entraves. L’ISAF [la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité en Afghanistan] a passé huit années à incendier les champs de pavot de tout un chacun et, pourtant, il semble que Ahmed Karzaï touche des subsides de la CIA et bénéficie » d’un laissez-passer.

 

Mourir pour Hamid Karzaï ? par Serge Halimi (Monde Diplomatique)

 

Ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner espère toutefois « gagner les cœurs avec un gilet pare-balles ». De son côté, le général McChrystal prétend : « Notre affaire, ce n’est pas de tuer le maximum de talibans, mais de protéger la population » . Une idée commune sous-tend de telles proclamations, au-delà du cynisme : celle que le développement social et les opérations de guerre peuvent être menés de front dans un territoire où, pourtant, il est impossible de distinguer les insurgés des civils. Au Vietnam, le journaliste américain Andrew Kopkind avait résumé d’une formule assassine ce genre de « contre-insurrection » : « Bonbons le matin, napalm l’après-midi. » (…)

Bien que près de trente et un mille soldats britanniques, allemands, français, italiens, etc., affrontent les insurgés aux côtés des militaires américains, toutes ces questions paraissent ne pas concerner les dirigeants européens. Les choix de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) sont plus que jamais arrêtés à Washington. A Paris, le président Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il n’enverrait « pas un soldat de plus » combattre les talibans. Mais il a ajouté : « Faut-il rester en Afghanistan ? Je réponds “oui”. Et rester pour gagner » Noyée dans un entretien de deux pages, cette déclaration n’a suscité aucune réaction. C’était également la manière la plus généreuse de la commenter.

 

 

Les mésalliés (le blog Immarigeon)

 

Reproduction interdite… Sorry !



 

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La plaie purulente du Moyen-Orient
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LES CRIMINELS DE GUERRE DEVIENNENT ARBITRES DE LA LOI - Paul Craig Roberts (Questions critiques)

 

« Nous pouvons délibérément détruire des milliers de maisons palestiniennes, le parlement de Gaza, le Ministère de la Justice, le Ministère de l’Intérieur, les tribunaux, l’unique minoterie gazaouie, la principale ferme d’élevage de volailles, une installation de traitement des eaux usées, des puits et dieu sait quoi d’autre.
« Délibérément.
« Pourquoi ? Parce que nous sommes meilleurs qu’eux. Parce que nous sommes une démocratie et qu’ils ne sont qu’une bande de fascistes islamiques. Parce que notre culture est une culture de la vie et que la leur est une culture de la mort. Parce qu’ils sont là pour nous détruire et que nous disons qu’il faut donner une chance à la paix.
« Les Goldstone dans le monde entier appellent cela de l’hypocrisie, deux poids deux mesures.
Comment osent-ils ! Par ici, nous appelons cela de la clarté morale. » Personne ne pourrait lire cela dans le New York Times ou le Washington Post ou l’entendre à partir de quelque source d’information étasunienne que ce soit. Contrairement aux journaux israéliens, les médias étasuniens sont les porte-voix du Lobby d’Israël. On n’entend jamais la moindre critique.(…) »

 

 

 

Hello Kitty, hello Gaza. (Mondialisation)

 

1964, année de l’entrée en guerre contre le Viêt-Nam du Nord et de l’assassinat de Kitty Genovese devant 38 témoins.

2008, deux jours après Noël, opération « Plomb durci » (3), le cadeau d’Israël.

Plus de 1400 Palestiniens tués, plus de 5000 blessés (4), devant les millions d’habitants témoins de nos pays occidentaux libres, démocratiques et civilisés.

Bien nourris, chauffés, à l’abri dans nos démocraties, derrières nos leaders élus, soutenant nos gouvernements par notre silence consentant, nous sommes tous ces témoins honteux, aussi passifs devant la souffrance injuste de ces milliers de palestiniens abandonnés à Gaza, que ces 38 êtres humains passifs devant l’horrible agonie de Kitty.

Rien ne peut excuser la torpeur de nos pays autoproclamés de la Liberté, du Droit et de la Dignité humaine.

Chaque pays, la France, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, les 27…, chacun attend que l’autre prenne une initiative ?

A l’intérieur douillet de chaque nation, chaque personne, bon père de famille, bon cotisant social, bon citoyen, bon élève, bon électeur, attend que son voisin prenne une initiative ?

Kitty est morte, après 17 coups de couteau.

Gaza meurt. Gaza est malformée. Gaza est ignorée.

Où sont l’humanité, la force, la détermination, le courage qui habitaient les populations du monde en 1968 et 1969, suffisants pour arrêter de fougueux meurtriers, dans leur élan guerrier, alors que ceux-ci possédaient tous les leviers de la répression (émeutes et contestations sur la guerre du Vietnam, la discrimination raciale et des homosexuels aux Etats-Unis) ?

Personne ne peut ignorer ce qui se passe là-bas, à Gaza, tout comme les locataires de l’immeuble de Kitty Genovese ne pouvaient ignorer son agression, même réfugiés derrière leurs volets et leur murs.

Je ne parle même pas des personnes, israéliennes, regroupées sur des postes d’observation, dansant au sommet de collines surplombant le territoire palestinien plombé, doté de jumelles et assistant joyeux aux exploits de leur « glorieuse » armée.

Je parle surtout de nous, tous ceux de ces pays pacifiques et évolués, de nous, qui ne sommes ni des héros, ni des monstres, mais parvenons à regarder ailleurs, à durcir notre cœur, comme là-bas ils durcissent le plomb.

Du Mur de Berlin au Mur de Gaza, toujours un Mur des Lamentations.

Alors que beaucoup d’entre nous fêtent le 20è anniversaire la chute du Mur de Berlin, en réalité, rien n’a changé, le Mur s’est déplacé.

Alors que beaucoup crient victoire depuis la « disparition » du régime d’apartheid sud-africain, en réalité, rien n’a changé, l’apartheid s’est déplacé.

 

         L’apocalypse, encore et toujours, par Gideon Levy (ContreInfo)

 

« (…) Une fois encore, nous sommes aux prises avec le grotesque - une mince bande de terre en état de siège sombrant dans la détresse et les ruines, avec une organisation paramilitaire dont le pitoyable arsenal ferait la honte d’un camp d’entraînement de base de l’armée. Et qui a déjà prouvé son peu d’efficacité durant la dernière guerre. Mais ces militants nous sont dépeints comme une superpuissance. Voilà comment ils créent le scénario pour la prochaine guerre. C’est ainsi qu’ils renforcent non seulement l’ennemi, mais d’abord et avant tout l’armée qui peut abattre cet ennemi. (…) »

 

Assez de mensonges, Hillary Clinton ! (Courrier International)

 

Il est vrai que, par le passé, la direction palestinienne a accepté de négocier sans avoir obtenu l'arrêt de la colonisation. Cela veut-il dire pour autant qu'il faut se prêter au jeu israélo-américain ? Quoi d'étonnant à ce que les Palestiniens veuillent obtenir l'engagement des Israéliens, des Américains et du monde entier de parvenir à des résultats ? C'est à se demander si la chef de la diplomatie américaine veut vraiment la paix. Est-ce bien dans l'intérêt de la paix de poursuivre l'implantation de colonies, les confiscations de terres et la judaïsation dans les territoires occupés depuis 1967, là où devrait être créé le futur Etat palestinien ? Tout cela sert-il la négociation ou est-ce la loi de la jungle ? Toutes les terres de notre pays déjà concédées par les Palestiniens ne suffisent-elles pas aux Israéliens ? Quel scénario les Américains préparent-ils pour la région en faisant concession sur concession à Israël ? N'est-ce pas celui d'un retour à la violence et aux guerres ? Estiment-ils que la crise économique est derrière eux et qu'ils n'ont plus besoin des Arabes, de leurs capitaux et de leur pétrole ?

Autant de questions dont les réponses se trouvent du côté d'Hillary Clinton et de son administration. La principale question toutefois est de savoir pourquoi elle se ment à elle-même, à son peuple et au reste du monde et cherche à travestir la réalité en accusant les Palestiniens de faire obstacle à la négociation. Pourquoi donc, madame ? Qui vous a achetée ? Combien les pro-Israéliens vous ont-ils offert ?

 

 



L’Empire du Bien va mal
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Le déclin précipité de l’hégémonie américaine, par Michael T. Klare (ContreInfo)

 

Plus significatif encore, le président Obama et ses principaux conseillers commencent à contrecœur à remodeler la politique étrangère américaine en ayant à l’esprit cette nouvelle réalité mondiale. Cela paraît évident, par exemple, dans la décision de l’administration de réexaminer la stratégie américaine en l’Afghanistan.

C’est seulement en mars que le président a adopté une nouvelle stratégie de contre-insurrection en Afghanistan, consistant en un renforcement de la présence américaine sur le terrain, accompagné d’un engagement de longue durée pour gagner les cœurs et les esprits dans les villages où les talibans ont réapparu. C’est sur cette base qu’il a limogé le commandant en chef en Afghanistan, le général David D. McKiernan, pour le remplacer par le général Stanley A. Mc Chrystal, considéré comme un partisan plus résolu de la contre-insurrection. Toutefois, lorsque Mc Chrystal a présenté à Obama la facture de cette stratégie - 40 000 à 80 000 soldats supplémentaires (en plus des 20.000 et quelques renforts récemment déployés) - nombreux sont ceux qui ont pâli dans la garde rapprochée du Président.

Un tel déploiement coûtera non seulement des centaines de milliards de dollars au Trésor, ce qu’il peut difficilement se permettre, mais la pression exercée sur l’armée et le Corps des Marines peut devenir presqu’insupportable après ces nombreuses années de déploiements multiples et répétés et de stress en Irak. Ce prix serait plus tolérable, bien sûr, si les alliés de l’Amérique acceptaient de prendre une plus grande part de cette charge, mais ils sont de moins en moins disposés à le faire.

 

 

L’Oncle Sam n’aime pas ses pauvres (Courrier International)

 

Pour ceux qui possèdent encore un toit au-dessus de leur tête, il y a deux voies royales vers la criminalisation : l’endettement et la couleur de peau. Personne n’est à l’abri des dettes. Souvent, la spirale s’amorce lorsqu’un créancier saisit un tribunal pour vous convoquer et que, pour une raison quelconque (vous n’avez jamais reçu de courrier ou votre adresse a changé), vous ne vous rendez pas à cette convocation. Dès lors, vous êtes coupable d’outrage à la cour. Ou alors, supposons un instant que vous ayez omis de régler une facture et, avant que vous ayez pu vous en apercevoir, votre assurance auto expire. A ce moment-là, vous êtes arrêté par la police pour, disons, un phare défectueux. En fonction de l’Etat dans lequel vous vous trouvez, soit votre véhicule est envoyé à la fourrière, soit vous écopez d’une contravention exorbitante – et de nouveau, vous risquez d’être convoqué devant un tribunal. “Lorsque l’engrenage est enclenché, rien ne l’arrête”, commente Robert Solomon, de la Yale Law School. Mais la plus sûre manière d’être incriminé pour le fait d’être pauvre, c’est, de loin, d’avoir la mauvaise couleur de peau.

 

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Néocons et compagnie :

 

En quête de stratèges (blog défense Monde Diplomatique)


Paradoxalement, c’est la présence-pivot au sein de ce dispositif d’Alain Bauer, conseiller « privé » du président Sarkozy, spécialiste en criminologie, personnalité contestée notamment au sein de l’université, mais également dans les armées, qui risque de peser dans la réforme : son futur « Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique », largement axé sur la sécurité intérieure et sur le privé, n’aura-t-il pas vocation à définir les « feuilles de route » des grands pôles en voie de constitution ? Et comment ces derniers s’en accomoderont-ils ?

Reste qu’au milieu de cette agitation institutionnelle, et de ce réveil du petit milieu intellectuel de la défense, on n’a cessé ces derniers jours de célébrer l’ouverture aux civils, ou en tout cas la nécessaire mixité dans la réflexion, l’interdisciplinarité dans les recherches, de défense du statut du chercheur, dans un souci « d’approche globale », de coopération et de confrontation avec les formateurs et chercheurs de la communauté internationale, de prise en compte de la société civile. Ce qui, finalement, est déjà … toute une stratégie.

 

Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste (Voltaire)


 Première Guerre mondiale : Mussolini agent britannique... (Le Point)
  

 

Benito Mussolini fut un moment un agent rétribué des services secrets britanniques MI5, à en croire des documents officiels publiés à Londres. Pendant la Première Guerre mondiale, le futur Duce, alors journaliste de gauche, dirigeait à Milan le journal populaire Il Populo d'Italia . L'Italie avait à l'époque basculé dans le camp français et britannique pour combattre les Allemands

 

 

Ergenekon ou la version turque du Gladio  (Contre-Feux.com)

 

Comparable à l’opération Gladio en Italie qui s’était attribuée la mission de parer la menace communiste, l’organisation Ergenekon avait pour objectif de contrer l’Islamisme en provoquant des coups d’Etat ou en menant une stratégie de tension pour acclimater favorablement l’opinion à un tournant autoritaire du régime. Elle bénéficia de l’appui de plusieurs hauts responsables des services secrets civils et militaires. Selon le rapport du procureur, ils  sont tenus responsables de deux attentats à la bombe, l’une au Conseil d’Etat, l’autre au journal Cumhuriyet, bastion des kémalistes ainsi que de nombreux assassinats parmi lesquels on trouve des hommes d’affaires kurdes, des intellectuels et des journalistes.

 

 

(Dedefensa.org) - Gladio explique-t-il 9/11? 

 

Ganser parle d’une “zone grise” entre les deux fonctions de Gladio, disons la fonction respectable et la fonction dégénérée. Historiquement, c’est évidemment l’essentiel du propos : quand et comment la deuxième fonction est-elle apparue, quand et comment s’est-elle développée, etc. Le rapprochement avec la situation actuelle est tentant, notamment avec la polémique autour des activités de la CIA. Un fait important doit être rappelé à cet égard : en 1989-90, quand l’affaire SB/Gladio a éclaté en Italie puis en Belgique, il était manifeste que nombre de ministres n’étaient pas au courant. C’était sans aucun doute le cas du ministre belge de la défense Guy Cöme, qui apprit l’existence de SB/Gladio par la presse italienne. La chose a été plusieurs fois confirmée. Il est très possible que les actuels remous autour des activités de la CIA présentent les mêmes particularités (autorités civiles non informées, au contraire des services de renseignement nationaux) ; cela l’est d’autant plus s’il s’avère que les activités actuelles ont une connexion quelconque avec les réseaux SB/Gladio. (…)

 

La possibilité d’un lien direct ou indirect entre SB/Gladio et l’attaque du 11 septembre 2001 est un des deux points inédits qu’apporte cette interview. Là aussi, le terrain est très glissant, très inexploré, puisque Ganser laisse entendre qu’il est très possible que les structures terroristes des SB ou un modèle s’en rapprochant aient été impliquées, d’une façon ou l’autre, directement ou indirectement, dans l’attaque du 11 septembre.

 

 

Gladio : Pourquoi l’OTAN, la CIA et le MI6 continuent de nier (Voltaire)

 

« Suite aux révélations de 1990, un ancien officier du renseignement de l’OTAN, qui veilla à conserver l’anonymat, alla jusqu’à affirmer que ces documents protégeaient explicitement les membres de l’extrême droite jugés utiles dans la lutte contre les communistes. Le président des États-Unis Truman et le chancelier allemand Adenauer auraient « signé un protocole secret lors de l’adhésion de la RFA à l’OTAN en 1955, dans lequel il était convenu que les autorités de l’Allemagne de l’Ouest s’abstiendraient d’entamer des poursuites à l’encontre des extrémistes de droite reconnus » (…)

 

Outre ses agissements sur le continent sud-américain, la CIA est également intervenue à de nombreuses reprises en Asie et en Afrique, notamment pour renverser le gouvernement de Mossadegh en Iran en 1953, pour soutenir la politique d’Apartheid en Afrique du Sud, ce qui conduisit à l’emprisonnement de Nelson Mandela, pour assister ben Laden et al-Qaida en Afghanistan, lors de l’invasion soviétique de 1979 et pour appuyer le leader Khmer Rouge Pol Pot depuis des bases conservées au Cambodge, après la défaite états-unienne au Vietnam en 1975. D’un point de vue purement technique, le département des opérations secrètes de la CIA correspond à la définition d’une organisation terroriste donnée par le FBI. »

 

 

« Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio… » (Voltaire)

 

A l’autre extrémité de l’échiquier politique de la Guerre froide, l’extrême droite eut elle aussi recours à la violence. En Italie, son réseau incluait les soldats clandestins du Gladio, les services secrets militaires et des organisations fascistes telles qu’Ordine Nuovo. Contrairement au terrorisme pratiqué par la gauche, celui adopté par la droite visait à répandre la terreur dans toutes les couches de la société par des attentats frappant aveuglément des foules entières, et destinés à faire un maximum de morts, pour pouvoir ensuite en accuser les communistes. Le drame de Peteano, comme l’apprit le juge Casson, s’inscrivait dans ce schéma et entrait dans le cadre d’une série de crimes débutée en 1969. Cette année-là, 4 bombes avaient explosé peu avant Noël dans des lieux publics à Rome et à Milan. Le bilan avait été de 16 morts et 80 blessés, pour la plupart des paysans venus déposer les recettes de leur marché du jour à la Banque Agricole, sur la Piazza Fontana de Milan. Suivant une stratégie machiavélique, la responsabilité de ce massacre avait été imputée aux communistes et à l’extrême gauche, les indices avaient été effacés et une vague d’arrestations s’en était immédiatement suivie. La population dans son ensemble n’avait que très peu de chance de découvrir la vérité étant donné les efforts déployés par les services secrets militaires pour maquiller le crime. À Milan, l’un des engins n’avait pas explosé à cause d’un dysfonctionnement de la minuterie, mais, lors des premières manœuvres de dissimulation, les services secrets la firent exploser sur place, pendant que des composants d’engins explosifs étaient placés dans la villa de Giangiacomo Feltrinelli, célèbre éditeur connu pour ses opinions de gauche.

 

Quand le Gladio fut découvert dans les États européens… (Voltaire)

 

La tension monta encore d’un cran lorsque le porte-parole du gouvernement allemand Hans Klein tenta d’expliquer, de manière confuse, que « le Gladio allemand n’était pas, comme on a pu le prétendre, un commando secret ou une unité de guérilla », et ajouta qu’il ne pouvait évoquer les détails à cause du secret-défense. Les déclarations de Klein provoquèrent un tollé parmi les socio-démocrates et les verts de l’opposition qui y virent un tremplin à l’approche des élections fédérales. Le parlementaire Hermann Scheer, le spécialiste des questions de Défense du SPD, le parti social-démocrate allemand, compara ce mystérieux réseau à une sorte de « Ku Klux Klan », davantage voué à mener des opérations clandestines contre la population et l’opposition qu’à lutter contre une improbable invasion soviétique. Scheer insistait sur l’urgence de diligenter une enquête sur Gladio « avant qu’on puisse faire disparaître les preuves ». « Cette affaire est du ressort du procureur général (Generalbundesanwalt) », expliqua Scheer, « car l’existence d’une organisation militaire secrète en dehors de tout contrôle gouvernemental ou parlementaire est totalement contraire à la loi fondamentale et relève, à ce titre, de la justice pénale ». (…)


En Belgique, le soir du 7 novembre, le ministre de la Défense socialiste Guy Coëme confirma à une population effrayée qu’une armée secrète liée à l’OTAN avait aussi existé en Belgique. En faisant implicitement allusion aux tueries du Brabant —dans les années 1980, de mystérieux hommes vêtus de noir avaient ouvert le feu sur les clients de supermarchés, faisant de nombreux morts (…) Les parlementaires belges parvinrent à découvrir que l’armée clandestine de l’OTAN était toujours active. Ils apprirent que l’ACC, composé des généraux commandant les armées stay-behind de nombreux pays d’Europe occidentale, s’était réuni dans le plus grand secret à son quartier général bruxellois, les 23 et 24 octobre 1990. Ce conseil s’était tenu sous la présidence du général Raymond Van Calster, chef du Service général de Renseignement (SGR), les services secrets militaires belges. Van Calster entra dans une colère noire lorsque des journalistes parvinrent à remonter jusqu’à lui et le harcelèrent au téléphone. Il mentit une première fois à la presse en niant catégoriquement, le 9 novembre, avoir présidé la réunion internationale de l’ACC et en prétendant que Gladio était une affaire strictement italienne. Plus tard, il admit qu’un réseau secret avait effectivement été bâti en Belgique après la Seconde Guerre mondiale « afin de récolter des renseignements dans l’hypothèse d’une invasion soviétique ». Tout en démentant énergiquement tout « lien direct avec l’OTAN », il refusa d’entrer dans les détails, mais affirma solennellement : « Nous n’avons rien à cacher »

 



Menace sur la démocratie
(Le Monde)

 

«  (…) Le pluralisme peut-être le plus important pour le bon fonctionnement de la démocratie est celui qui repose sur l'indépendance mutuelle du politique et de l'économique. Cette exigence impose d'abord aux dirigeants politiques une hygiène morale. Leur pouvoir et leur visibilité ont comme contrepartie des obligations plus strictes que celles des citoyens ordinaires : leur conduite doit être exemplaire. Ils ne doivent pas s'exposer au soupçon de partialité ou de complicité avec les puissances économiques ou travailler simultanément ici et là ; il ne faut pas que les membres proches de leur famille profitent de leurs privilèges d'un côté pour s'assurer des avantages de l'autre. Le népotisme, le "pantouflage", la corruption ne sont pas d'invention récente ; ils n'en restent pas moins inacceptables. L'autonomie de l'action économique était mise en question par le pouvoir totalitaire, qui privilégiait les choix politiques (des magasins vides, la pénurie permanente). Aujourd'hui, c'est l'autonomie du politique qui se trouve ébranlée, sous des pressions venues de plusieurs côtés. La globalisation fait que les acteurs de la vie économique échappent au contrôle des gouvernements locaux : à la première entrave, l'entreprise multinationale déplace ses usines dans un pays plus accueillant. A l'intérieur de chaque pays, l'idéologie ultralibérale ne laisse pas davantage de place à l'action politique. Cette idéologie doit en effet être distinguée de la pensée libérale classique. »



France: Sarkozy intensifie la campagne anti-immigrés
(WSWS)

 

Ces mesures font partie d'une campagne gouvernementale visant à fomenter dans le pays un climat de chauvinisme. Nombreux sont les commentateurs qui y voient une tentative de détourner l'attention des difficultés croissantes du gouvernement dans sa gestion de l'impact économique, social et politique de la crise économique mondiale sur la France et l'Europe. Ces mesures sont le signe d'un virage à droite significatif de l'establishment politique français. (…). Besson a donné la preuve vivante du vieil adage de Samuel Johnson: « Le patriotisme est le dernier refuge des crapules. »

 

Ces « débats » seront organisés par les préfets durant la période de deux mois et demi précédant les élections régionales de mars 2010. Ils atteindront leur point culminant en un «grand colloque de synthèse. »

Besson soutient aussi la campagne lancée par Sarkozy et André Gerin concernant l'interdiction de la burqa. Dans une discussion télévisée sur LCI TV, Besson a dit, «On peut débattre sur l'opportunité de la loi ... mais sur les principes il n'y a pas de débat: la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale. » (…)

Reprenant un thème cher aux fascistes, il identifie les immigrants, et non l'actuelle politique d'austérité de son gouvernement, à une menace contre l'Etat providence.

 



Les crimes de monsieur Kissinger
(Bibliomonde)
 

 

Le vrai visage de l'ancien chef de la diplomatie américaine, prix Nobel de la paix...

 

On apprend comment le Prix Nobel de la paix 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d'assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l'expérience d'un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d'une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l'échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d'Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... » (…)

 

Il parvient ainsi à déstabiliser la campagne des démocrates et, conséquemment, à décrocher un emploi auprès de Nixon. La guerre, elle, se prolongera de quatre ans, entraînant la mort de milliers d'Américains et d'un nombre incalculable de civils vietnamiens, cambodgiens et laotiens. En effet, pendant ces années, Kissinger autorisera des invasions injustifiées au Cambodge et au Laos; pour préserver sa "crédibilité" en Amérique et chez certains alliés suspects, il laisse sciemment l'armée bombarder des innocents. Au Bangladesh et au Timor, Kissinger bafoue les lois pour conserver ses relations avec des dictateurs sauvages, mais pro-américains : Yahya Khan au Pakistan, Suharto en Indonésie. Mentant impunément au Congrès, au sujet de la vente illégale d'armes et sa participation aux massacres, il cache en fait l'existence d'une diplomatie à deux voies : la première, officielle et bien-pensante, et la seconde, anti-démocratique et guerrière. »

 

 

Le retour d'Henry Kissinger [Voltaire]

 

 

George W. Bush a ratifié la création d’une commission d’enquête nationale sur les attentats du 11 septembre. Cette décision vise à rassurer les familles des victimes, de plus en plus sceptiques sur la version officielle. Contre leur avis, George W. Bush a désigné Henry Kissinger pour présider ces investigations.

 

Pour mémoire, je rappellerai que, le 11 septembre 2001, Henry Kissinger fut la première personnalité à préconiser l’instrumentalisation des attentats, sur une longue durée, pour étendre la domination des États-Unis. Il conseilla d’attaquer l’Afghanistan, que les Taliban soient ou non impliqués dans les attentats, puis après leur chute, il conseilla d’attaquer l’Irak, sous quelque prétexte que ce soit. Alors que les ruines du World Trade Center étaient encore fumantes, et quelques minutes à peine après que George W. Bush eut prononcé son allocution radiotélévisée depuis la Maison-Blanche, le Washington Post publiait sur son site internet une tribune libre de l’ancien conseiller national de sécurité. Il y écrivait : « Le gouvernement devrait se voir confier la mission d’apporter une réponse systématique qui aboutira, on l’espère, au même résultat que celle qui suivit l’attaque de Pearl Harbor (…).

 

Kissinger restera membre du Comité international olympique (Trial) 

 

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En vrac ou en vrille
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Notre combat (Le Monde Diplomatique)

 

«  (…) Tout le mal actuel, entend-on souvent, viendrait de ce pelé, de ce galeux d’Internet. Mais la Toile n’a pas décimé le journalisme ; il chancelait depuis longtemps sous le poids des restructurations, du marketing rédactionnel, du mépris des catégories populaires, de l’emprise des milliardaires et des publicitaires. Ce n’est pas Internet qui servit de caisse de résonance aux bobards des armées « alliées » pendant la guerre du Golfe (1991) ou à ceux de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) pendant le conflit du Kosovo (1999). Impossible également d’imputer à Internet l’incapacité des grands médias à annoncer l’effondrement des caisses d’épargne aux Etats-Unis (1989), puis à imaginer la déroute des pays émergents huit ans plus tard, enfin à prévenir cette bulle immobilière dont le monde continue de payer le prix. Les terribles accusations de pédophilie de l’affaire d’Outreau ou d’antisémitisme du RER D ne provenaient pas non plus de la Toile.

 

(…) Dans les reproches adressés à Internet, on décèle souvent autre chose qu’une inquiétude légitime devant les modes d’acquisition du savoir et de transmission de l’information : l’effroi que le magistère de quelques barons du commentaire touche à son terme. Disposant d’un privilège féodal, ceux-ci s’étaient taillé des domaines, ménagé des sinécures ; ils pouvaient « faire » ou « défaire » ministères et réputations. Un concert d’éloges unanimes accueillait avec la même fièvre chacun de leurs ouvrages bâclés et de leurs tribunes ronflantes. Quelques journaux irrévérencieux faisaient çà et là figure de citadelles assiégées. Mais un jour, des sans-culottes ont débarqué avec leurs claviers... »

 

 

La crise d’extinction se poursuit (Le Temps.ch)

 

Pour 2009, le bilan révèle qu’environ une espèce de mammifères sur cinq, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit, le quart des espèces de reptiles, le tiers des poissons d’eau douce, les deux tiers des plantes, et le tiers des invertébrés répertoriés à ce jour sont menacés.

 

 

Secrets de cour à l'Elysée (Express)

 

Avant, les responsables de la majorité, sommés de monter au créneau pour justifier l'injustifiable, auront préféré être ridicules plutôt que crédibles. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville : "Ce pays a peur de sa jeunesse." Le député de Seine-et-Marne, Yves Jégo: "C'est comme ça que le fascisme arrive dans un pays: quand on s'attaque à quelqu'un à cause de son nom." Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie: "S'il s'était appelé Martin, il aurait eu moins de problèmes."

 

 

Dérapages (Le Monde)

 

« (…) Ces dérapages successifs sont tout sauf "anecdotiques", n'en déplaise à M. Mitterrand : décomplexée et débarrassée, pense-t-elle, de la menace du Front national depuis 2007, la droite s'autorise peu à peu des propos qui étaient l'apanage de Jean-Marie Le Pen depuis vingt ans et étaient alors condamnés sans réserve, y compris à droite, au nom des valeurs de la République. Tout se passe comme si l'affaiblissement de l'extrême droite avait levé les tabous. Et redonnait libre cours à un vieux fond, refoulé, plus nationaliste que national, facilement xénophobe. C'est malsain et inquiétant. »



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Légende urbaine bien réelle :

 

Mystère : un handicapé retrouvé le pied arraché - Cannes - Faits ...  

 

 

Le mystère du pied coupé (Cyberpresse)

 

Une macabre découverte survenue dans une municipalité agricole de la région de Mirabel, au nord de Montréal, commence à faire beaucoup jaser. Il y a quelques semaines, le producteur de veaux Michel Robitaille a retrouvé un pied humain sectionné sur une de ses terres, à Saint-Canut.

 

Des pieds s'échouent sur les plages canadiennes - 20minutes.fr

 

Il s’agit bien d’un pied humain. Deux hommes l’ont découvert mardi soir alors qu’ils se promenaient sur une plage de la banlieue de Vancouver, au Canada. Ce nouveau pied est le huitième qui vient s’échouer sur une plage canadienne depuis août 2007, relançant ainsi les spéculations sur l’origine des ces trouvailles macabres: crimes, accident d’avion, naufrage…

 

Le Figaro - Flash actu : Un pied humain découvert en Suède 

 

Un pied humain a été découvert dans une chaussure sur une plage du Halland du sud-ouest de la Suède, a-t-on appris mardi auprès de la police locale. "Les sauveteurs (...) ont découvert une chaussure d'homme de taille normale avec les restes d'un pied dedans", a expliqué Joachim Sjölander, porte-parole de la police de Halland

 

Actu Japon - Un pied retrouvé sur une plage d'Akita (Actu.jp)

 

Le pied d'un être humain a été retrouvé lundi après-midi sur une plage d'Unosaki à Oga, ville côtière de la préfecture d'Akita dans le nord de l'île de Honshu. D'après les enquêteurs, il appartiendrait à un homme d'une trentaine d'années.

 

 

See U

 

DJ CC Jung

Publié dans L'Empire du Bien

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