Désarçonnant Cavaliere

Publié le par cc jung in effect

L’Italie va connaître un nouvel épisode électoral puisque les transalpins sont appelés aux urnes pour des élections municipales et régionales dès ce dimanche. C’est l’occasion rêvée pour Silvio Berlusconi qui espère faire son grand retour de cabotin gominé sur le devant de la scène.
 
 
Il a beau avoir repiqué toute une rizière sur son crâne en jachère, avoir lissé les rides de ses presque 70 ans, avoir bronzé sous les sunlights et les UV et autant de ravalements de façade électoraliste, il restera toujours le grand Silvio du village… Le Cavaliere n’a visiblement toujours pas digéré sa courte défaite aux élections législatives ni remisé son arrogance proverbiale. Il piaffe d’impatience l’étalon italien en ruminant sa vengeance. Il est d’ores et déjà dans les starting-blocks pour le galop d’essai que devraient constituer les élections municipales et régionales partielles qui démarrent ce dimanche en Italie (Lien Nouvel Obs).
 
Le grand Silvio rêve en effet d’une improbable revanche depuis qu’il a admis le résultat de la précédente échéance électorale. Admis, enfin presque... L'article que lui consacre le Monde est édifiant sur sa mauvaise foi patente (lien). Il faut dire que celui qui se proclamait au dessus de Napoléon et au moins l’égal du Christ a perdu l’habitude de la défaite en torpillant les innombrables poursuites judiciaires qui le concernaient, en trafiquant allègrement le code pénal et les lois, en ignorant toutes les règles politiques édictées et en instaurant la magouille permanente comme un art de vivre et de gouverner.
 
 

Le Commandant Jung ignorait le concept de frontières...

 
Bouter les « communistes »
 
 
Comme tout grand stratège politique, il a décelé la faute…chez ses alliés qui ne lui ont pas « fait gagner 1 % » et dans les tripatouillages supposés du vote des Italiens de l’étranger comme le rapportent complaisamment les média de son groupe de presse et surtout le quotidien Il Giornale qui appartient à son…frère Paolo (Lien Le Monde). Il promet une course d’obstacles épuisante pour son adversaire Romano Prodi, envisage de se remettre en selle pour bouter les « communistes » qui trustent les plus hautes instances de l’Etat tout en rêvant d’une improbable validation du vote passé.
 
Le chef de la coalition de centre-droit qui n’a jamais hésité devant une alliance avec l’extrême droite italienne a appelé pourtant…tous les modérés à   « envoyer un mandat d'expulsion à la gauche, au gouvernement et à cette majorité (parlementaire) qui n'a pas obtenu la majorité des voix » (Lien Nouvel Obs). Orateur passionné, haranguant les foules, le voilà qui rêve d’un éclatant coup du sort qui effacerait comme par enchantement l’épisode de la chute du Parrain. Subtil comme de coutume, il a demandé à tous ses partisans d’exercer une pression sur leur entourage : "allez voir vos anciens époux, vos ex-femmes, vos amants passés et vos fiancées pour être sûrs qu'ils votent". Qu’on se le dise, le vieux cheval de retour rue et se cabre mais son allure claudicante ressemble à s’y méprendre à celle d’un…tocard. Définitivement.
 
 
Forza Italia :
 
 
 
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CC Jung
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Publié dans Omegactualité

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