Morceaux choisis

Publié le par cc jung in effect

La loi qui n’a pas eu l’air de leur Blair
 
Les députés britanniques ont rejeté le projet de loi anti-terroriste présenté par Tony Blair avec 291 votes pour et 322 contre, mercredi. Il s’agissait de porter la garde à vue à 90 jours pour les « suspects de terrorisme ». Cette première défaite aux Communes pour Blair (depuis son élection en 1997), ne laisse rien présager de bon pour la suite de son mandat.
 
Le timing était pourtant parfait, sur le papier… A la différence de Bush qui avait cyniquement profité des attentats non élucidés du 11 septembre pour faire voter le « Patriot Act », le très sémillant Tony Blair n’a pas réussi son coup politique et médiatique. Il y a eu pourtant, de la même manière, une série d’attentats dans le métro et dans un bus à Londres, attentats attribués à des « kamikazes malgré eux » (le déclenchement de leur bombe était télécommandé à distance !). Mais, la loi anti-terroriste qu’il a tenté de faire passer dans la foulée, va sans doute tomber…dans l’oubli.
 
Des députés de son propre bord ont refusé ce projet de loi liberticide qui prévoyait plus de trois mois de garde à vue pour des suspects de terrorisme ! Une aberration législative que la Chambre des Communes a refusé de cautionner. Directement menacée par plusieurs organisations terroristes depuis son indéfectible soutien à la criminelle politique de Bush, la Grande Bretagne ne cède pourtant pas à la panique, un sentiment si propice aux gouvernants pour faire voter des lois liberticides, donnant à l’arbitraire un semblant de vernis démocratique (Liens).
 
 
 
Vidéo
 
 
 
Une belle leçon de nos voisins insulaires, la perfide Albion a encore une vie démocratique et une conscience politique. La chambre des Communes a effectivement joué son rôle de contre-pouvoir nécessaire quant l’actualité l’exige, refusant de servir de caisse enregistreuse comme cela se passe en France où le Parlement ne parlemente plus depuis bien longtemps, tuant par là même, tout débat et toute régénération idéologique de la vie politique.
 
Autre actualité un peu occultée par la fumée des banlieues et le fumet des déclarations de notre ministre de l’Intérieur étouffant, l’Irak où le chaos des bombes se poursuit dans la quasi indifférence générale. La journaliste otage, Giuliana Sgrena, celle qui a failli ne pas revenir d’Irak pour cause de tirs « amis », continue ses investigations sur les terribles méfaits des troupes d’occupation. Une enquête, soit dit en passant, qui explique peut-être la tragique erreur des soldats US. Elle dénonce en effet l’utilisation du Napalm et de bombes au phosphore lors des offensives contre Falluja et sans aucun doute dans bien d’autres opérations (Lien).
 
 
 
Démocratie au Napalm
 
 
 
 
Une sale guerre avec des munitions salies à l’uranium, du Napalm déversé sur les civils, à moins que le liquide inflammable n’ait la précautionneuse délicatesse de ne brûler que l’épiderme des « insurgés » lors de ces folies incendiaires. Tout comme les frappes chirurgicales qui choisissent les victimes en déchiquetant tout sur un grand rayon d’action sauf les femmes, enfants et innocents. Une vidéo composée de divers témoignages de soldats et d’images nous apprend ce que nous dénonçons depuis bien longtemps en Irak, à savoir la présence et l’utilisation d’armes de destruction massive par les… Américains.
 
Quant au feuilleton de la CIA, les scénaristes ne chôment pas. Ainsi, Zarquaoui, six pieds sous terre, réapparaît à nouveau dans le casting, un diable de mort-vivant qui doit doper l’audience (de Fox News). Loin de la raideur cadavérique, le très véridique terroriste fantôme a plutôt bonne mine (anti-personnelle ?) si l’on en croit la liste des attentats à la bombe ou à la voiture piégée que l’on lui attribue systématiquement. Il vient donc de frapper en Jordanie. La preuve de son implication ? Les folies meurtrières portent sa « marque » nous dit-on. De pur produit de la propagande, Zarquaoui est en train de devenir, tout simplement, une marque. Comme Adidas ou Nestlé. Une consécration publicitaire.
 
 
Liens :
 
 
Grande-Bretagne : revers pour Tony Blair sur la législation antiterroriste
 
 
Tony Blair, le début de la fin ? demande la presse britannique
 
 
 
Démocratie au phosphore ( Giuliana Sgrena )

« Visages méconnaissables et brûlés de femmes et d’enfants inertes dans leurs habits intacts (le phosphore blanc ne consume que les cellules qui contiennent de l’eau), fragment de cette tuerie de masse reconnue même par les auteurs matériels du massacre, les soldats, qui ont témoigné devant les caméras. Pas par les mandants. »
 
 
Phosphore : La preuve en vidéo ( reportage avec des témoignages de soldats US, un peu moins de 4 MO )
 
 
  
La "marque" d'Al-Zarkaoui
 
 
 
Ressources du site :
 
Trouble double jeu (attentats de Londres)

Soldes sales

La vérité progresse

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CC JunG
 
 
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Publié dans Omegactualité

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