La Berlucination empirique
La folie des grandeurs
vendredi 10 février 2006 (Reuters - 23:25)
ROME - Silvio Berlusconi a déclaré que seul Napoléon avait fait davantage que lui pour son pays, mais il n'a pu s'empêcher d'ajouter qu'il était de plus grande taille que l'empereur.
"Seul Napoléon en a fait plus que moi, mais je suis sans aucun doute plus grand", a dit lors d'une émission télévisée le président du Conseil italien - que les caricaturistes de la Péninsule représentent souvent sous les traits de Napoléon 1er.
L'opposition de centre gauche n'a pas manqué de saisir au vol cet audacieux rapprochement. "Berlusconi comme Napoléon ? Alors les élections seront son Waterloo", a ironisé Alfonso Pecoraro Scanio, chef de file des Verts, par allusion à la bataille qui entraîna la chute finale de Napoléon en 1815.
Les élections législatives italiennes, fixées aux 9 et 10 avril, pourraient marquer un retour de la gauche aux affaires après cinq années de gouvernement Berlusconi.

La note du DJ : Le Silvio du village n’a pas seulement subi une greffe capillaire, il a sans doute été regonflé à l’hélium pur. Historien audacieux, marathonien du tube cathodique, bonimenteur compulsif, le plus fidèle allié de Bush après Blair tutoie les sommets du ridicule. L’Empereur de pacotille, le péninsulaire pénitent, le grand au catogan semble, chaque jour un peu plus, sortir tout droit d’un mauvais téléfilm d’époque de la RAI et d'une reconstitution bouffonne d'une opérette vulgaire.
Article original :
Actualisation du 13 février : de mieux en mieux...
Ressources du site :
See U
CC Jung
Publicité