Petites combines de l’Empire du Bien
Tony Blair vient d’annoncer officiellement qu’il n’y aurait pas d’enquête publique pour les attentats de Londres. Surprenante décision du premier ministre britannique tout comme l’annonce de cette panne qui a paralysé le système de surveillance du territoire américain.
A l’étouffée…
Le 7 juillet dernier, une série d’explosions simultanées ébranlait le métro londonien suivie d’un attentat dans un bus impérial, une heure plus tard. Bilan du carnage, 52 morts et de très nombreux blessés. Grâce au système de vidéo-surveillance, les poseurs de bombes, plus tard qualifiés de « kamikazes malgré eux » (une aberration sémantique), ont été rapidement identifiés. C’est ensuite que le dossier s’avère plutôt confus, incohérent et finalement truffé de zones d’ombre. De très nombreux points obscurs demeurent en effet dans le déroulé même de ces actions terroristes, dans la logistique (du déclenchement des charges à distance à la chronologie des faits), dans l’étude de personnalité des supposés terroristes et des commanditaires (Lien Réseau Voltaire) sans oublier une série de coïncidences proprement stupéfiantes (voir Liens du site).

Les preuves évidentes pour bientôt
Bref de quoi se poser beaucoup de questions subsidiaires et insuffler l’envie légitime de poursuivre les investigations. Rien n’est clair et établi dans ce qui ressemble, de plus en plus, à une manipulation savamment orchestrée ou une dissimulation éhontée . Tony Blair et son secrétaire à l’intérieur, Charles Clarke, viennent pourtant d’annoncer qu’il n’y aura tout simplement pas d’enquête publique pour la simple et bonne raison qu’ils prétendent gaillardement savoir « pour l’essentiel ce qui s’est passé ». Ils promettent aux victimes des attentats, « une image complète » des évènements. Qu’ils prennent leur mal en patience.
On a très longtemps attendu le rapport complet sur les évènements du 11 septembre avec les preuves « évidentes » de l’implication de Ben Laden et…Saddam Hussein, prétexte à une guerre dévastatrice et prédatrice. En vain. Seule tentative malheureuse lors du déclenchement de la guerre du Golfe II, la publication d’un rapport sur les supposés dangers de l’Irak (missiles balistiques bactériologiques, ogives nucléaires et tutti quanti) qui s’est avéré être… un mémorandum de fin d’études d’un étudiant anglais recopié à la virgule près, datant de 1991… Grotesque manipulation. En voici une de plus (Lien Réseau Voltaire).
Bad bug chez Big brother
Le terrible cyclone « Katrina » qui a submergé les basses terres de la Nouvelle Orléans a servi de cruel révélateur de l’état de décrépitude des équipements civils et autres digues branlantes dans certains des états américains. Le monde a découvert à cette occasion un flot d’images de désolation et de chaos que l’on croyait auparavant seulement réservé aux contrées les plus pauvres de notre planète. Une panne survenue dans le système informatique du « Department of Homeland Security », une superstructure pour piloter toute la sécurité intérieure, apporte un nouvel éclairage sur la duplicité du discours sécuritaire de l’administration Bush et sa réelle application sur le terrain.
Priorité absolue pour la sécurité intérieure de l’Empire du Bien disait Bush Jr dans la foulée des attentats du 11 septembre… Le fabuleux prétexte pour multiplier l’enveloppe budgétaire du Pentagone et de ses sous-traitants amis et contributeurs de campagne électorale (KBR, Halliburton, etc). Depuis, de rallonges exceptionnelles en rallonges structurelles, le ministère de la Défense a littéralement phagocyté une part importante du budget global, avalant goulûment des ressources normalement attribuées aux services sociaux.
Pas de quoi en effet renouveler le parc informatique…
Priorité absolue ou détournement gigantesque ? la question reste posée puisqu’une dépêche nous apprend aujourd’hui que le système informatique de cet organisme hautement stratégique a crashé pour cause de… vétusté. Les obsolètes machines de la superstructure sécuritaire n’ont pas été rénovées depuis 10 ans et fonctionnent (mal) sous… Windows 95 (Lien). Le budget alloué au « Department of Homeland Security » est pourtant de 30,8 milliards de dollars. Pas de quoi en effet renouveler le parc informatique.
Ironique contraste technologique quand on sait que la NSA (agence de sécurité nationale) mouline les milliards de mails (« Carnivore »), espionne les transmissions (« Echelon »), met sur écoutes un nombre toujours plus grand d’opposants (ONG, journalistes, militants) tandis qu’une armada invisible et spatiale de satellites d’espionnage braquent leurs gigantesques yeux et oreilles numériques sur n’importe quelle partie du monde (Lien). Un raccourci saisissant de l’administration Bush devenue, au fil du temps, un vrai cyclope géant aux pieds d’argile, embourbé dans les sables de Mésopotamie et gonflé d’or noir comme une tique pétrolifère. Un monstre improbable ou plutôt, un monstrueux bug de l’histoire.
Liens :
Il n’y aura pas d’enquête publique sur les attentats de Londres
Attentats de Londres : Rachid Aswat (le supposé commanditaire) est un agent britannique
Panne majeure dans la surveillance du territoire américain
Après le 11/09, Bush aurait facilité les mises sur écoutes
Le système Echelon :
Le FBI remplace le projet « Carnivore »
Les services secrets "avertis" d'un attentat dans le métro bien avant le 7 juillet (presse)
" L'interrogatoire de Khalid Sheikh Mohammed et d'autres détenus confirme que "des plans ont été envisagés pour attaquer Heathrow (l'un des aéroports londoniens), le métro londonien et d'autes cibles".
A la suite des attentats du 7 juillet (56 morts, dont leurs quatre auteurs, et 700 blessés), la police britannique avait insisté sur le fait qu'elle n'avait pas été alertée sur l'imminence d'une attaque.
Pourtant, en août 2005 deux journaux britanniques, L'Observer et le Sunday Telegraph, avaient rapporté que des responsables saoudiens avaient alerté les autorités britanniques, plusieurs semaines avant les attentats du 7 juillet, que des attaques terroristes étaient planifiées contre Londres.
Des informations à ce sujet, provenant responsable de la sécurité dans la capitale d'Arabie saoudite, Riad, avaient été transmises au MI5 et au MI6, respectivement service des renseignements intérieurs et extérieurs britanniques."
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-26277685@7-37,0.html
Ressources du site :
See U
Cc jUNG