Bien dit et bien fait

Publié le par cc jung in effect

Reprise de volée
 
Alors que ses déclarations à l’emporte-pièce ne cessent de polluer l’actualité, le ministre de l’intérieur vient d’encaisser un retour de bâton plutôt raide, une correction magistrale devrait-on dire…
 
Qui cherche, trouve. A force de multiplier les attaques contre les magistrats à l’occasion de tel
ou tel fait-divers, de faire de la surenchère populiste de manière permanente, le premier agitateur de vide de France devait s’attendre un jour où l’autre, à une opposition franche et résolue. C’est fait, par la voix de Dominique Barella, le président de l'USM (Union syndicale des Magistrats).
 
Le héros principal de « beaucoup de bruit pour rien, à part les élections » a été le sujet principal de la réunion des syndicalistes (en présence du garde des sceaux, Pascal Clément). Un honneur dont le petit dernier candidat se serait peut-être bien passé, vu le tir de barrage auquel il fut soumis. «Et si, par hasard, les principaux dysfonctionnements provenaient de la pénurie et de l'incurie des ministres ?" , a demandé le syndicaliste, tout de go, nous apprend le journal Le Monde.
 
Une entrée en matière plutôt piquante suivie d’un plat de résistance solide : « "Je suggère que vous lui prodiguiez les conseils suivants : faire cesser les viols commis par des policiers, les claques à des mineurs de 8 ans ; faire diminuer le nombre des erreurs de procédure dans les dossiers transmis (...) ; améliorer le taux d'élucidation de la police française, un des plus faibles d'Europe." a ajouté M. Barella en direction du ministre concerné. Touché, coulé…
 
 

 
 
 
 
Dans un article paru le même jour dans le journal Libération, intitulé « le mirage technologique », ce sont les mesures de vidéo surveillance dans les quartiers difficiles qui ont pris du plomb dans l’aile. Laurent Mucchielli, du CNRS, remet les pendules à l’heure en deux temps et trois mouvements, rappelant des évidences oubliées.
 
« De la même manière, si on met des caméras à tous les coins de centre-ville, il faudra embaucher des milliers de gens pour regarder les images collectées. Tous ces éléments techniques ne sont ni préventifs, ni dissuasifs lorsqu'ils sont dirigés vers l'espace public en général… » a précisé le chercheur.
 
 « Si on ne sait pas ce que l'on cherche, la technique ne peut rien, elle est aveugle » selon M. Muchielli. Une chose est pourtant sûre en ce qui concerne la police nationale, c’est son admirable constance dans la bavure et le délit de faciès, un comique de répétition dont on se passerait bien dans une République en voie de Karsherisation idéologique.
 
 
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Les magistrats ne veulent plus être "des parias de la République"
 
 
 
Sécurité: «Le mirage technologique»
 
 
 
 
Des policiers se cognent des postiers
 
Extrait : «Toi, le grand nègre, dégage, c'est la police!» Encore faut-il le prouver. Le postier réclame sa «plaque» : «Il a fallu insister pour qu'il me la montre, mais Yannick, lui, ne le sait pas, et je vois déjà les policiers le taper par terre.»
 
 
 
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Publié dans Omegactualité

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