Le taille-crayon a frappé
Indignations sélectives
Le talentueux caricaturiste algérien vient d’être condamné à de la prison ferme pour avoir exercé son talent. Il est accusé « d’offense envers le président de la République » pour une caricature sans doute plus mordante de vérité. Outre le fait de crayonner dans un pays pas franchement réputé pour sa liberté de presse, Dilem se distingue en croquant régulièrement les islamistes radicaux. Ses facétieuses caricatures, souvent publiées dans le « Courrier International », sont un régal. Le silence des grands défenseurs de la liberté d’expression, les mêmes qui préfèrent défendre des caricatures islamophobes d’un quotidien danois d’extrême droite, est bien le symbole d’une indignation très sélective. La presse ne s’empresse pas ici.
NOUVELOBS.COM | 15.02.06 | 10:00
"Le dessinateur algérien a été condamné pour offense envers le président de la République après la parution d'une caricature d'Abdelaziz Bouteflika.
"Le dessinateur algérien a été condamné pour offense envers le président de la République après la parution d'une caricature d'Abdelaziz Bouteflika.
Le dessinateur du quotidien algérien Liberté, Ali Dilem, a été condamné en appel, par défaut, à un an de prison ferme et 100.000 dinars (un peu moins de 1.200 euros) d'amende pour "offense envers le président de la République" après la publication d'une caricature d'Abdelaziz Bouteflika, a-t-on appris dimanche 12 février.
La cour d'appel a alourdi la peine prononcée en première instance. Le caricaturiste avait alors été condamné à 50.000 dinars d'amende.
L'avocat du dessinateur, Me Bourayou, a indiqué l'intention de son client de "faire opposition" à cet arrêt. Il a indiqué à Liberté que "ces caricatures, en dépit de leur trait mordant, expriment en fait un regard plein d'humour sur les événements d'actualité et les hommes publics", soulignant l'extrême sévérité de la sanction prise envers Dilem, qui ne saurait s'expliquer, selon lui, par l'absence de son client lors de l'audience.
La cour d'appel a par ailleurs confirmé le verdict du 24 mai 2005 prononcé à l'encontre du chroniqueur de Liberté, Mustafa Hammouche, poursuivi sous le même chef d'accusation, qui a bénéficié d'une relaxe. "

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CC Jung
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