Opaque et épique procès

Publié le par cc jung in effect

Les petites combines et les petites comptines
 
Ainsi le procès des HLM de Paris va enfin s’ouvrir, dix ans après les faits et sans un seul élu du défunt RPR à la barre, une prouesse qui en dit long sur la justice française. Pendant ce temps, l’UMP (l’ancien RPR), engrange paraît-il des adhésions en masse tandis que le Figaro continue sa campagne de propagande pour les futurs élections municipales parisiennes. Les flingues de concours sont de sortie…
 
 
Louis : « Exact. J'aurais pu aussi organiser un référendum. Mais j'ai préféré faire comme ça, pas d'objection ? Parce que moi, j'ai rien d'autre à dire. Je crois que tout est en ordre, non ? »
 
Antoine : « Il comprend rien au présent, rien au passé, rien à l'avenir, enfin rien à la France, rien à l'Europe, enfin rien à rien... Mais il comprendrait l'incompréhensible, dès qu'il s'agit d'argent »
 
 
Toute une époque ! Il y a de quoi être nostalgique en effet si l’on songe aux années 90, à l’office HLM de Paris, à Méry, au ballet des valises pleines à craquer, une noria digne d’un aéroport de province. Si l’on se souvient des valises menottées de Schuller-Maréchal, des cassettes de Casetta, des dessous de table bien au dessus de tout soupçon, des enveloppes obèses et boursouflées, l’époque des mousquetaires du RPR, des rois de l’irrigation et du béton, des barons du Var, des attaques de diligences de la Brink par des vilains dans le Sud à l’approche des élections. Toute une époque qui s’en est allée mais le patron parisien restera une référence, « ç'a été une épée, un cador ». « Moi j'suis objectif, on parlera encore de lui dans cent ans. ». Un tas d’or en effet, pas un seul gars au frais, la petite facture qui tombe dix ans après, presque rien, des pourliches.
 
« Le dernier juge d'instruction, Armand Riberolles, a admis dans son ordonnance n'avoir pu prouver "formellement l'implication personnelle de responsables au sein de l'appareil politique du RPR". Il a estimé, en revanche, avoir démontré qu'un système de corruption a financé le parti chiraquien. A partir du milieu des années 80, le RPR aurait ponctionné des dizaines de millions de francs de commissions occultes sur les marchés passés par les HLM, en recourant à des intermédiaires qui facturaient de fausses prestations. » (Lien). Il convient de rappeler que cette histoire de gros sous avait atterri sur le bureau d’un juge suite entre autres à la plainte de…Nicolas Sarkozy qui figure pourtant au premier plan d’une photo qui immortalise la rencontre Chirac-Méry (voir Libération du jour ). « Nicolas Sarkozy soutenait alors Edouard Balladur contre Jacques Chirac pour la course à l'Elysée en 1995 ». Il avait entre temps, changé de camps, le fidèle compagnon. Petites trahisons entre amis dans le fangeux marigot des ambitions carnassières.
 
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Paul Volfoni : C'est vrai qu'sur la fin il disait un peu n'importe quoi. Il avait comme des vaps, des caprices d'enfant.
Raoul Volfoni : Enfin, toi qui y a causé en dernier, t'as sûrement remarqué ?
Fernand Naudin : Remarqué quoi ?
Raoul Volfoni : T'as quand même pas pris au sérieux cette histoire de succession ?
 
« Ils lui ont dit "oui". 96,96 % des adhérents de l'UMP ont voté en faveur de la réforme des statuts du parti voulue par Nicolas Sarkozy. Celle-ci permettra notamment aux adhérents de désigner le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, lors d'un congrès en janvier 2007. 119 128 adhérents sur 215 843 que comptait l'UMP au 31 décembre 2005 ont participé à ce vote électronique, étalé sur deux semaines, soit un taux de participation de 55 % » (Lien).
La parole de ces militants fraîchement convertis par le « charisme » de l’Empereur à talonnettes vaut bien des discours sur le futur candidat à la magistrature suprême. « "Jusqu'alors, on avait voté Chirac", mais ils disent désormais "attendre un renouveau". "Sarko, c'est une véritable alternative à Le Pen" » analyse ce couple d’adhérents enthousiastes. Du Le Pen plus présentable… « "Je suis née dans une famille de droite mais je n'avais pas d'engagement. C'est en lisant Libre, cet été, que j'ai décidé d'adhérer à l'UMP. Je me suis dit "ce mec ne raconte pas de conneries." confie une certaine Agnès qui ne doit pas entendre les mêmes discours que le DJ.

Les flingues de concours, on connait chez Dassault...

 
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Théo : « La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer. »
 
 
Le « Fidasso » poursuit sa campagne de propagande pour préparer le terrain en vue des futures élections municipales, en tirant à boulets roses sur le Maire de Paris, Bertrand Delanoë (Lien). L’article est insidieux, biaisé et se veut catastrophiste. Il paraît donc que « Les nuages s’amoncellent au-dessus de Delanoë », petite allusion biblique sans doute au déluge…d’informations arrangées que contient le papier en question. « Si l'attitude de la municipalité change, c'est que les nuages s'accumulent. Certes, selon le dernier sondage CSA pour Le Parisien et Le Nouvel Observateur, Bertrand Delanoë conserve une cote très positive de 60% de satisfaits. Mais il est en baisse de 18 points par rapport au score qu'il enregistrait dans la précédente livraison, en 2003 ». On se réjouit comme on peut, 60% de satisfaits, on appelle cela une majorité absolue, n’en déplaise aux scribouillards qui aimeraient tant voir du brouillard au dessus de Paname là où il faudrait dire, chapeau.
 
Deuxième salve : « Il n'empêche que ce sondage mesure la grogne des Parisiens, qui sont mécontents de la politique municipale en matière de lutte contre la pollution (60%), de stationnement (60%), de circulation automobile (69%) ou de prix des logements (81%). » Avec les chiffres et les sondages, on pourrait aisément démontrer que Paris se situe…à Moscou. Il y aurait près de 60% d’insatisfaits en matière de lutte contre la pollution ? Des ronchons contre la circulation ? Le prix du logement ? Il y a également à peu près 100% des gens contre la misère, autant contre la grippe aviaire, le bruit, les impôts, le prix de l’essence, la violence et le reste. Des inquiétudes légitimes et des faits de société dont le maire est difficilement redevable. Après tout, il est maire de Paris et non maire de Lourdes (notez l’étrange imbrication des mots à la connotation eschatologique…) ou « mère de Paris » même si le Figaro ajoute perfidement que la réalité est « moins rose que celle que l'équipe municipale a l'habitude de mettre en valeur. » Allusion sans doute subtile et de bon goût à son homosexualité revendiquée. Dérisoires et pathétiques manœuvres.
 
 
P.S : Merci aux « Tontons Flingueurs » et à Audiard pour leur involontaire participation.
 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
See U
 
CC Jung
 
 
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Publié dans Omegactualité

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H
Les lampistes poursuivis, pendant que les vrais responsables bénéficient d'un non-lieu... Ca ne changera donc jamais !Quant à Delanoë, c'est l'ancien sondage, avec 78 % de satisfaits, qui aurait dû faire l'objet de commentaires dans une ville traditionnellement bien ancrée à droite ! Désinformation, comme d'habitude...
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C
Pathétique parodie de Justice en effet...
Y
Ahhh, les riches qui obtiennent un logement dans un HLM en plein coeur de Paris pour un prix dérisoire par rapport au prix du marché. C'était la belle vie. C'est toujours la belle vie. De toute façon, les potes des potes aideront toujours les potes.<br />
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