Bis repetita pour Bush ?

Publié le par cc jung in effect

L’empire et ses impairs
 
Empêtré dans les fils du scandale des écoutes téléphoniques, l’Empereur du Bien a bien du souci à se faire. Les révélations succèdent aux affaires dans un climat de plus en plus lourd à la Maison Blanche. La situation ne s’arrange pas également en Irak où les hélicoptères de l’US Army tombent comme des mouches. L’année 2006 démarre bien mal pour le petit futé.
 
 
Les commentateurs avisés avaient qualifié l’année 2005 d’annus horribilis pour l’administration Bush tant les obstacles semblaient s’accumuler et se succéder pour l’Empereur et sa mafia affairiste. De l’enlisement en Irak, au scandale Palme en passant par le cyclone Katrina, sans oublier de nombreux ratages en politique intérieure, Bush avait confié à la veille du nouvel an qu’il espérait une année moins éprouvante. Peine perdue. Le mélange des genres entre la politique et le business dont Bush, Cheney et Rumsfeld sont les plus illustres exemples (voir lien ressources du site, « 3 is the magic number ») s’avère un cocktail explosif dans la durée puisque les accusations de corruption, de collusion et de prises d’intérêts illégales se multiplient à un rythme aussi soutenu que les bénéfices d’Halliburton et de KBR.
 
 
Dernier frémissement dans les coulisses de la Maison Blanche que l’on pourra bientôt rebaptiser Maison Livide, la chute du lobbyiste Jack Abramoff qui oeuvrait dans les eaux troubles des rangs républicains. La justice n’a pas tardé à rattraper ce gros poisson devenu sans doute un peu trop glouton mais les mailles du filet risquent de ramener bien plus que du menu fretin dans un second temps. « Jack Abramoff, 46 ans, lobbyiste influent proche de la majorité républicaine, a plaidé coupable, mardi 3 janvier, devant un tribunal fédéral de Washington où il répondait d'accusations d'escroquerie et fraude fiscale, ainsi que de corruption active de "responsables publics". Ce scandale, qui éclabousse déjà toute la classe politique à Washington, risque de prendre des proportions considérables. » indique un article du Monde (Lien).
 
La révélation d’un système de corruption généralisée n’a rien de vraiment surprenant. Ce qui l’est plus, c’est la chute d’un corrupteur influent, signe que la démocratie américaine fonctionne encore malgré la tentative d’intimidation des faucons de l’administration Bush. Les charognards doivent à présent craindre un peu plus la plume des journalistes et le goudron compromettant des arrangements pétrolifères.

 

 

La fièvre de l'or noir

 
  
Procédure des destitution de Bush
 
Il y a également de la friture à la ligne du côté des écoutes téléphoniques. L’opposition démocrate a flairé le bon coup et ferré un autre gros poisson puisqu’elle ne démord pas malgré les maladroites explications sécuritaires de l’Empereur aux grandes oreilles. Rappelons brièvement les faits, la NSA, un organisme de sécurité, a mis sur écoute des milliers d’américains en utilisant le prétexte usé jusqu’à la moelle d’Al Quaida. La révélation de ces écoutes fait un bruit considérable, Arlen Specter, président de la commission des affaires judiciaires du Sénat, a même évoqué une procédure de destitution pour Bush.
 
« Interrogé sur une éventuelle solution si le Congrès déclare que George W. Bush a violé la loi, M. Specter a répondu: "L'impeachment est un remède. L'impeachment peut être suivi d'un procès, mais le principal remède dans notre société est de payer un prix politique"(Lien). Le délire sécuritaire dans lequel les Républicains ont tenté d’étouffer l’opinion publique a des limites d’autant que l’accumulation des manipulations, des mensonges et de la propagande a atteint de telles proportions qu’il était inévitable que le château de cartes vacille un jour sous l’effet d’un vent tournant.
 
 
 
 

Climat délétère pour le céleste

  
 
 Un essaim d’abeilles sponsorisées par Monsanto
 
C’est sans doute aussi un vent mauvais qui souffle sur l’Irak. Le nombre de soldats officiellement tués progresse à un rythme inquiétant, signe que les insurgés se sont adaptés au déséquilibre primordial des forces. Les voilà désormais capables de jouer un remake de la « Chute du faucon noir » chaque jour ou presque (Liens). Trois hélicoptères se sont écrasés en Irak en moins d’une semaine comme un essaim d’abeilles noires sponsorisées par Monsanto. La parodie de procès pour le dictateur Saddam Hussein (mis au pouvoir par les bons soins de la CIA) ne fait guère illusion pour donner le change quant à la fameuse mission de démocratisation imposée par les armes (cherchez l’erreur dans cette proposition…).
 
Le président du tribunal spécial serait démissionnaire tandis que la liste des avocats assassinés ou menacés s’allonge à vue d’œil. L’année débute donc comme la précédente avait fini, sous un déluge de mauvaises nouvelles pour l’administration Bush. Les imposteurs ont toujours eu, il est vrai, pour principal ennemi, la durée. Le second mandat de l’impasteur évangélique pourrait bien ressembler à…un chemin de croix. Il y a des signes qui ne trompent pas, eux.
 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ressources du site :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
See U
 
CC Jung
 
 
 
Publicité

Publié dans L'Empire du Bien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
Si 2006 ressemble à 2005 pour Bush, je ne vais pas m'en émouvoir. Sauf pour les soldats US enlisés dans le bourbier irakien, et leurs proches...
Répondre