Elvis is not dead
King confusion
Petit délice de l’actualité pour changer un peu. Elvis Presley n’est pas mort disent ses fans transis, l’un des leurs a pourtant bien failli en mourir…
SYDNEY (Reuters) - Une Australienne comparaîtra devant la justice mardi pour avoir à plusieurs reprises poignardé son partenaire qui avait le tort de jouer sans cesse une chanson d'Elvis Presley.
La jeune femme âgée de 30 ans, qui vit à Northam, à quelque 100 km de Perth dans l'Etat d'Australie-Occidentale, a blessé lundi son compagnon, âgé de 35 ans, avec une paire de ciseaux au dos, à l'épaule et à la cuisse, a expliqué la police.
Elle répondra de coups et blessures volontaires.
L'homme, dont la vie n'est en danger, jouait sans relâche "Burning love", une chanson de 1972 d'Elvis Presley, a précisé un porte-parole de la police.

La morale de l’histoire : Il y en a plusieurs comme souvent, selon que l’on se place du côté de la victime ou du bourreau. Pour le fan du King, son idole tentait vainement de le prévenir du danger en entonnant systématiquement que son amour était non pas consommé mais consumé (Burning love). Il aurait mieux dû saisir les paroles subliminales plutôt que les écouter en boucles. Le morceau était pourtant explicite, cela lui aurait évité de finir…en morceaux. Il aurait également dû lire Richard Brautigan qui, dans une très courte nouvelle, racontait un horrible assassinat perpétré par le voisin d’une violoniste. En guise de chute et d’explication à son geste, le meurtrier concéda à la police, qu’il n’aimait pas le…violon. Il ne faut jamais forcer la nature.
Du côté de l’agresseur, ici une compagne, son explication en vaut une autre. Le matraquage d’un titre d’Elvis Presley correspond en intensité dévastatrice au bombardement de Dresde pendant la seconde guerre mondiale, d’après des experts que l’on soupçonne d’être peu enclins au charme sirupeux du gominé à paillettes. D’autres spécialistes plus pointus, n’hésitent pas à comparer cette écoute prolongée à un supplice chinois raffiné, pratiqué à l’époque par un empereur manchou (7e siècle après JC), qui avait pour but de faire perdre la raison aux suppliciés en les plaçant sous un goutte à goutte à la régularité atroce et répétitive.
Article original :
See U
CC Jung
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