Limposture érigée en système de communication
S’inventer des ennemis, c’est pratique…
Suite à la superbe super production du 11 septembre (un dossier lui sera bientôt, consacré), le monde s’est découvert un nouvel ennemi, insaisissable et fantasmatique, protéiforme et fantomatique, le fameux réseau d’O.B.Laden. Cette formidable invention (une de plus) des stratèges américains véhicule un nombre incroyable de contre-vérités, d’affabulations et tellement d’incohérence que cela méritait bien un petit tour d’horizon agrémenté de quelques articles pêchés ici ou là…
Il fallait bien un nouvel ennemi pour mettre en route le Nouvel Ordre Mondial, celui des compagnies pétrolières et des lobbies militaro-industriels, un nouvel ennemi pour justifier les colossaux budgets de la Défense, un nouvel ennemi pour restreindre les libertés de tous au nom d'une improbable lutte contre le terrorisme, ce même terrorisme que l'on a parfois créé de toutes pièçes pour les besoins de la cause...
La création et la créature
Qui est O.B.Laden ? Vous en savez certainement autant que moi tant cette figure avant tout totémique et médiatique, a systématiquement été mise en avant. Fils d’un milliardaire d’origine yéménite (repreneur des entreprises pétrolières de G Bush fils en faillite et investisseur dans les intérêts de la famille Bush en général), ce frêle héritier allait s’illustrer en Afghanistan en devenant la courroie de transmission monétaire et logistique de la CIA sur le terrain. Des millions de dollars étaient investis alors pour recruter des combattants musulmans pour soutenir les Afghans qui combattaient l’armée russe. Ce fut l’époque de la mise en œuvre des Talibans, une milice islamiste constituée de pakistanais, d’hindous et de la lie intégriste du monde arabo-musulman. Dûment répertoriée sur des bases de données (la signification d’Al Quaida, "la base"), cette milice, une fois son objectif atteint, le retrait des troupes soviétiques et la prise en main du pays tout entier, allait s’émanciper de ses marionnettistes (la CIA) et prétendre redéfinir les accords passés. Les Talibans ont cru qu'ils pouvaient s'affranchir d'une tutelle américaine. Grave erreur...
Le but assigné à cette troupe hétéroclite était, en effet, à l’époque, de pacifier le pays pour permettre la mise en œuvre d’un grand projet pétrolier, un pipeline pour dispatcher les énormes réserves de la mer Caspienne, un projet stratégique pour les grands groupes américains et autres consortiums qui régissent réellement le jeu géo-politique. Devenus gourmands dans les transactions et plutôt rigides, le gouvernement taliban et OBL allaient subir les foudres de l’administration US et cela bien avant le 11 septembre pour non respect des objectifs assignés. Après une rencontre formelle dans un palace à Berlin, en août 2001 avec les Talibans, les autorités américaines, après cette négociation en pure perte, décidaient de déclencher une guerre en Afghanistan pour reprendre les choses en main.
Le 11 septembre et son écran de fumée ne furent qu’un prétexte pour bombarder le pays montagneux. Pour masquer les véritables enjeux de cette partie de poker menteur, les think thank (laboratoires d’idées des néo-conservateurs) allaient mettre en piste un animateur télé, un sergent recruteur de série Z, le fameux OBL.

Toute une campagne d’intoxication allait le mettre en scène, le transformant tantôt en Docteur Folamour avec des bases secrètes sous les montagnes, des structures lui permettant même de lancer des satellites d’espionnage (cela a été dit dans la presse américaine, hallucinant !), tantôt en FU Manchu, créature insidieuse et fourre-tout, terroriste, arabe, fanatique, riche, machiavélique, bref répondant à tous les fantasmes de l’Occident en mal d’ennemi. A coups de cellules dormantes ici, de menace chimique, nucléaire, bactériologique, de kamikazes et d’avions détournés et crashés sur les deux tours (des symboles encore et toujours), le monde découvrait la mystérieuse structure d’Al Quaida et les talk shows d’OBL. Surnommé le « dir com » de Bush tant sa communication était systématiquement calquée sur le calendrier de la propagande du département d’état, OBL apparaît, au delà de tout le cirque enturbanné, comme le plus fidèle agent de la CIA et le pire serviteur de la cause arabe et musulmane.
La créature médiatique pouvait ressortir de sa boîte à chaque fois que le besoin se faisait sentir, créant artificiellement un choc des civilisations, une pseudo guerre de religions bien utile pour bluffer son opinion intérieure et remodeler à sa guise le plus stratégique des endroits, le Moyen Orient… La deuxième guerre du Golfe allait permettre de s’emparer d’un des plus importants pays producteurs, l’Irak, en prévision du choc pétrolier annoncé (et arrivé d’ailleurs, le « pic », soit le moment où la demande est supérieure à l’offre). Après le prétexte de la première guerre du Golfe et l’installation de bases en Arabie Saoudite (1er producteur de pétrole, la terre sainte et ses bases américaines ? Imaginez des troupes musulmanes au Vatican…), c’est au tour de l’Irak de tomber dans l’escarcelle de l’ogre affamé. Prochain objectif annoncé à coup de grandes campagnes de préparation psychologique et de manipulation de l’opinion, l’Iran (pétrole) et la Syrie (pour son soutien aux organisations pro-palestiniennes).

Quid d’Al Quaida ? La menace est ressortie à chaque fois que cela est utile (notamment pour faire passer des mesures sécuritaires en Occident). Bien pratique. Dans les autres pays, la menace du terrorisme est devenu le moyen le plus simple pour faire taire toute opposition et faire disparaître les gêneurs en tout genre. Pour preuve ce nouveau proverbe apparu dans le monde arabe : que fait-on lorsque l’on veut tuer son chien ? On dit qu’il appartient à Al Quaida ! Et les cellules dormantes sans cesse découvertes ? la plupart des pseudo cellules relevait d’associations de malfaiteurs et d’anciens combattants d’Afghanistan et de Tchéchénie mal réinsérés ou fanatisés. Et l’Irak me direz-vous ? Et Zarquaoui ? Encore une belle invention (en revendiquant son appartenance à Al Quaida il fournit le prétexte idéal pour occulter l’absence d’armes de destructions massives et fournit un alibi pour l’occupation), une belle manipulation pour justifier la guerre et l’occupation US et pour discréditer ceux qui combattent avec les moyens du bord. Ainsi va le monde entre mensonge permanent, manipulation et guerre psychologique. La réalité est pire que la fiction, sachez-le…
Voici une sélection d’articles ou d’extraits pour mieux appréhender les méandres de l’histoire officielle…
Les médias se font régulièrement l'écho de l'arrestation en Europe de membres d'Al Qaïda, créditant ainsi la théorie états-unienne du complot islamique mondial. Cependant les tribunaux rejettent, affaire après affaire, les accusations d'appartenance à une organisation terroriste globale. Ils ne prononcent de condamnation que pour des délits de droit commun ou pour des projets criminels sans lien avec Al Qaïda. En pratique, les poursuites antiterroristes apparaissent comme un moyen détourné de criminaliser les opposants de gouvernements arabes amis tout en donnant des gages de bonne conduite idéologique à Washington. (Source : Réseau Voltaire)
Pour la BBC, Al Qaïda n'existe pas
Alors que quatre ressortissants britanniques détenus à Guantanamo viennent d'être renvoyés au Royaume-Uni par la justice d'exception états-unienne, puis libérés par les tribunaux de Sa Majesté sans que soient retenus une quelconque charge à leur encontre, la BBC rediffuse depuis quelques jours un documentaire mettant en cause l'existence même d'Al Qaïda. Documentariste reconnu, Adam Curtis s'applique, dans une série de trois films d'une heure intitulée The Power of Nightmares : The Rise of Political Fear (Le Pouvoir des cauchemars : la montée de la peur), à démonter les mécanismes de construction de la psychose antiterroriste orchestrée par les gouvernements de George W. Bush et Tony Blair. Selon lui, l'idée d'une menace terroriste globale « est un fantasme qui a été exagéré et déformé par des hommes politiques. C'est un sombre mirage qui s'est diffusé sans être débattu auprès des gouvernements du monde entier, mais aussi les services de sécurité et les médias internationaux ». Le film montre qu'aucune preuve tangible est jamais venue crédibiliser l'existence d'un réseau terroriste islamiste unifié tel que défini par la Maison-Blanche ; et que les bases secrètes d'Oussama Ben Laden n'ont pas plus de réalité que les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Pour son auteur, la rhétorique Al Qaïda est un artifice de communication, une manœuvre des néo-conservateurs pour tenter de construire de toute pièce un nouvel « Empire du Mal » après la chute de l'Union soviétique. 108 États ont déjà déclaré ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'« Al Qaïda » et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire. (Source Réseau Voltaire)
Ben Laden, le 11 septembre et les manipulations…
Extrait de l’interview de Thierry Meyssan, auteur de « L’effroyable imposture »
Al-Arabiya : Vous avez commencé une enquête journalistique sur le 11 Septembre dans une série de livres, dont le plus important était « L’Effroyable imposture ». À quels résultats avez-vous abouti au cours des derniers mois ? Y a-t-il de nouveaux éléments qui projettent une lumière sur ces événements ? Les revendications successives de Ben Laden sur le 11 Septembre, et ses activités continues n’ont-elles pas démenti votre conclusion sur la responsabilité d’un autre camp qu’Al-Qaïda dans ces attaques ?
Thierry Meyssan : Les attentats du 11 Septembre ne sont que le point de départ d’une politique qui était préparée depuis longtemps et dont nous voyons tous les jours de nouveaux développements. Mon travail porte sur cette politique dans son ensemble. Je ne me suis intéressé aux attentats que pour la comprendre, parce qu’ils en sont « l’acte fondateur ».
Au cours des trois dernières années, nous avons amassé une grande quantité d’informations nouvelles sur ces attentats, mais ce n’est au fond qu’une accumulation de détails. Ils sont tous compatibles avec ma thèse, rarement avec la version officielle. Certains sont ahurissants comme le fait que le matin du 11 Septembre 2001, une agence militaire des USA organisait un exercice dont le scénario était : que ferions-nous si un avion de ligne s’écrasait sur le Pentagone ? Un scénario qui avait été conçu des mois auparavant par un officier de l’armée de l’air, passé entre temps dans le secteur privé, et qui justement pilotait ce jour là l’avion dont on prétend qu’il se serait écrasé sur le Pentagone, mais dont on a retrouvé aucune trace.
Des auteurs comme Bruno Cardenosa en Espagne ou Michael C. Ruppert aux États-Unis ont publié des ouvrages exhaustifs sur ces éléments. De son côté, la Maison-Blanche a désigné une commission d’enquête indépendante du Congrès. Elle a procédé à des auditions, dont les plus importantes étaient à huis-clos, et a rendu un rapport. Celui-ci a été salué par la critique comme un événement littéraire et non comme un travail rigoureux d’enquête. Le professeur David Ray Griffin en a dressé une analyse implacable dans laquelle il a mis en lumière toutes les questions que les gens se posent et auxquelles la « commission indépendante du Congrès » a évité de répondre. C’est au fond là l’information la plus importante : trois ans après les attentats, les autorités US n’ont toujours pas réussi à présenter une version unique et crédible des faits. Le timing établi par la Commission présidentielle est différent de celui établi par les commissions du Congrès. On n’a toujours pas clarifié les points les plus importants : on ne sait pas comment le FBI a établi sa liste nominative des prétendus pirates de l’air. Et il refuse toujours d’établir les actes de decès des ces gens, d’autant que nous savons que certains n’étaient pas dans les avions et sont toujours vivants. Autre exemple : une commission d’ingénieurs a rendu un rapport expliquant que l’effondrement de la Tour n°7 du World Trade Center, dans l’après-midi, était dû à la déstabilisation de ses fondations en raison de l’onde de choc provoqué par l’effondrement des Twin Towers le matin. Mais depuis, le propriétaire de la Tour n°7 a déclaré à la télévision qu’il avait donné l’ordre de la détruire pour éviter qu’elle ne s’effondre latéralement sur d’autres bâtiments. Il a ainsi admis que cette tour était piégée, que des explosifs y étaient placés à l’avance, et que ce sont les autorités US qui les ont activés. Un milliardaire états-unien, Jimmy Walters, qui est lui-même ingénieur en bâtiment, a offert une prime de 1 million de dollars à qui trouverait une explication scientifique crédible de l’effondrement si rapide des Twin Towers compatible avec la version officielle. Personne ne lui a réclamé cet argent, et surtout pas les fonctionnaires qui ont inventé la version officielle.
Un sondage de Zogby International a montré que plus de la moitié des New Yorkais ne croient plus la version officielle et sont persuadés que, au minimum, l’administration Bush savait tout à l’avance et a volontairement laissé commettre ces crimes.
Quand à Oussama Ben Laden, personne ne sait ce qu’il vient faire là dedans. Certes, il a été accusé et il a revendiqué les attentats. Mais aucun des liens précis qui avaient été évoqués entre lui et les attentats n’a pu être prouvé. Aucun. George W. Bush nous annonçait qu’il allait le traduire en justice. Il a même fait la guerre en Afghanistan prétendument pour l’arrêter. Et puis rien. Nous n’avons aucune certitude qu’il soit même encore vivant, bien que sa voix et son image apparaissent encore à la télévision pour revendiquer tout et n’importe quoi. En janvier 2005, l’ancien numéro 2 du KGB, Leonid Chebarchine, a déclaré qu’il fallait en finir avec cette mascarade, que les services secrets du monde entier savent que Ben Laden est un agent de la CIA, pas seulement il y a vingt ans, mais toujours aujourd’hui. D’ailleurs faites le bilan de son action : Ben Laden n’a rien apporté à la cause qu’il prétendait servir, au contraire il a donné une image sanglante de l’islam, il n’a servi qu’à justifier l’impérialisme des néoconservateurs états-uniens…. »
L’Afghanistan est pacifié, un monde meilleur et plus sûr est né…
(Ces bombardements font suite au crash d’un hélicoptère US et à la mort de 17 militaires américains, abattu par les Talibans, les « créatures » de la CIA et du Pakistan)

Les cellules fantômes…
LE MONDE | 28.06.05 | 13h50
Dernier procès "Al-Qaida" au Kenya : les accusés acquittés
Un tribunal de Nairobi a acquitté, lundi 27 juin, trois Kenyans accusés de conspiration dans un attentat qui a fait 18 morts dans un hôtel proche de Mombasa, dirigé par des Israéliens, en novembre 2002. Les mêmes étaient accusés d'être responsables d'un second attentat qui a fait 213 morts, en 1998, contre l'ambassade américaine de Nairobi. Quatre autres Kenyans, poursuivis pour l'attentat contre l'hôtel, avaient déjà été acquittés le 9 juin. Plus aucun suspect n'est donc poursuivi, à ce jour, au Kenya pour ces deux attentats, revendiqués par l'organisation djihadiste Al-Qaida d'Oussama Ben Laden.
La baudruche se dégonfle… chaque jour un peu plus…
Les liens :
http://www.reseauvoltaire.net/
Réseau indépendant d'information
http://www.911investigations.net/?var_lg=fr&PHPSESSID=dd90fe22b014e946dede738222c45e5f
Base documentaire sur le 11 septembre...
On ne présente plus...
http://www.karmapolis.be/pipeline/inside_job.htm
Un dossier effrayant sur le 11 septembre, truffé d'infos, à voir...
CC JUNG…