L'Empire a de...l'imagination
Des nouvelles de l’Empire
La guerre du Liban a presque failli nous faire perdre de vue la non moins fantastique « guerre contre le terrorisme » de l’Empire. Il faut dire que les fronts sont variés et qu’ils se multiplient à la vitesse des ennuis des néos-conservateurs qui prétendent remodeler le monde à l’image de leurs hallucinations respectives. Israël combat ainsi pour le bien de la civilisation les sauvages du Hamas dans les Territoires occupés, les Anglais liquident les ennuis de Blair à coups de bombes…liquides tandis que de curieux comploteurs animent le pays de la nouvelle alliée de l’Empire, Angela Merkel. Bienvenue dans l’univers ubuesque et burlesque de l’Empire du Bien…
Résumé de l’épisode précédent… Bien décidés à mettre en œuvre le fabuleux hold-up planétaire, les brillantissimes stratèges de l’Empire ont déclenché la phase 1 du méga-plan en décidant d’un attaque dévastatrice contre le Liban et la milice locale, le Hezbollah, en utilisant le premier prétexte (bien)venu. Il était visiblement question de détruire cette armée née…de l’occupation d’Israël du pays du Cèdre en 1982 pour permettre le déclenchement de la deuxième opération, l’assaut final contre les bastions sataniques que sont désormais l’Iran et la Syrie. Les mêmes que d’intenses campagnes médiatiques de diabolisation qui durent depuis des mois, nous désignent du doigt avec tant d’insistance. En neutralisant les menaçants alliés de l’Empire du Mal (le Hezbollah) qui sont à la périphérie du vertueux état hébreux, il était question d’ôter un premier danger stratégique. C'est à dire, des représailles immédiates de la milice chiite sur l'état hébreu en cas d’attaque contre les deux odieux pays. Patatras… Le chef d’état-major de Tsahal ne pensait qu’à boursicoter, des ministres israéliens préféraient d’autres conquêtes nettement plus séduisantes et les militaires sont tombés sur des adversaires qui n’avaient rien avoir avec les misérables Palestiniens qu’ils malmènent depuis des décennies en toute quiétude.
Envolée la délicieuse perspective du déclenchement du « chaos constructif » à coup de mini-bombes nucléaires et autres joyeuses trouvailles (qui justifient les monstrueux budgets de la défense de l’Empire) sur l’Iran et la sournoise Syrie. Envolée la promesse de l’Armageddon qui fait tant vibrer les brillants évangélistes, le Christ devra attendre en coulisses pour réapparaître dans le casting de ce film qui oscille dans les genres, entre le film d’horreur, le burlesque et le sordide. La fin du monde attendra un peu, la faute à d’affreux Libanais. Des miliciens ont retardé et même compromis le casse planétaire, triste augure que cette boulette dès le premier clap. Voici que les généreux Européens viennent ramasser les restes d’une fête gâchée, qu’ils s’interposent entre les invités qui dessaoulent à peine et qu’ils risquent le coup de grisou à vouloir déminer une situation envenimée. Jacques Chirac et ses amis italiens viennent tout juste de se souvenir que les attaques du Hezbollah répondaient à la « pluie d’été » qui tombe toujours en Palestine (liens). Pendant le mois entier de guerre, les spécialistes auto-proclamés ont tous brillamment occulté dans leurs analyses éclairées, le déroulement des faits et sa chronologie en « oubliant » l’autre guerre qui a déclenché le processus. Un zapping qui en dit long sur la mauvaise conscience des uns et la complaisance des autres…

Du délire pur cette histoire de rouge à lèvres mélangé au lait de bébé avec une pincée de Pepsi
En attendant de nous pondre un nouveau méga-génial-plan pour braquer les cuves planétaires, nos charmants faucons se serrent les coudes en gardant l’œil…persan dans le collimateur. Et puis, il y a toujours les « complots » qui marchent fort auprès du bon public européen qui a bien été préparé en quelques années d’hystérie, les grands groupes de presse se sont empressés de relayer la bonne parole… Ils doivent se payer parfois des fous rires irrépressibles dans les bureaux calfeutrés où se fabrique la communication, en concoctant la terreur « inimaginable » de Londres, les 20 et quelques avions qui devaient exploser et les explosifs « liquides ». Du délire pur cette histoire de rouge à lèvres mélangé au lait de bébé avec une pincée de Pepsi. Ils ont tout gobé et plus personne ne demande la démission de Blair ! Ils sont morts de trouille et ils oublient les lois qui passent et la liberté qui recule (lien sur les dérapages dans les aéroports). Il est utile pour se faire une idée de l’imposture, de lire les différents liens proposés par Voltaire et compagnie pour mesurer la faisabilité de ces « attentats virtuels », une première du genre.
Des terroristes qui devaient s’embarquer dans 20 avions mais qui sont sans passeports, sans billets et avec l’obligation de rivaliser à 10 000 mètres dans les toilettes d’un avion, avec des chimistes chevronnés et des spécialistes en explosifs. Que dire de ces terroristes libanais en Allemagne absolument pas grimés, enroulant leurs terribles bombes avec des feuilles de papier où sont inscrits des numéros de téléphones. C’était sans doute une petite note du genre « en cas de non-explosion de nos bombes du Hezbollah (Al Quaida limited Compagny), prière de contacter ces numéros et ces interlocuteurs. Merci d’avance ! ». On en rirait également si toutes ces ubuesques campagnes de communication n’avaient pas d’implication directe dans nos sociétés démocratiques, si les libertés individuelles ne subissaient pas des putschs permanents, si une frange de la population ne subissait pas chaque jour la morsure du mensonge et de l’opprobre. Même pas drôle finalement.

Liens :
Aucun des prétendus terroristes n’avait préparé une bombe. Aucun d’entre eux n’avait acheté un billet d’avion. Beaucoup ne possédaient même-pas de passeport, ce qui compte-tenu de l’efficacité de l’Agence britannique de délivrance des passeports signifie qu’ils n’auraient pas pu devenir pirates de l’air avant un bon moment.
Les bombes devaient apparemment exploser dix minutes avant l'arrivée des trains en gare, selon les enquêteurs, qui restaient dubitatifs en ce qui concerne les morceaux de papier rédigés en arabe -une liste de course et des numéros de téléphone au Liban- trouvés dans le tissu entourant les engins. AP
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CC Jung
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