Dans les filets (4)

Publié le par cc jung in effect

Plus que quelques jours d’euphorie footbalistique et le monde retombera dans sa morne routine. Autant s’y préparer déjà en plongeant le nez dans le bouquet de liens essentiels sélectionnés par le DJ Jung. Au menu du jour, une entrée froide avec les salades habituelles de l’Empire, un plat de résistance signé Guliana Sgrena pour se mettre en appétit et la crème de la maigre actualité française. Un digestif Auriverde ne sera sûrement pas de trop pour finir… 
 
Après une projection en « live » sur toutes les télés du monde à l’époque, le 11 septembre s’invite sur la toile. Les attentats les plus médiatiques du monde ne pouvaient qu’inspirer les réalisateurs à la recherche d’un sujet de choc qui suscite tant de débats. C’est chose faite puisque nous devons nous préparer à un déferlement d’avions missiles et de propagande ailée retraçant la catastrophe provoquée par le mythique Al Quaeda. Dans l’article que le Monde consacre à cette vague (Lien), on retiendra au passage une étonnante information à propos des scénarios de films, ils semblent en effet prémonitoires… « En 1998, trois des dix plus gros succès de l'année mettaient en scène la destruction de New York : Armageddon, Deep Impact et Godzilla » (Le Monde). Les exemples de ce type de prémonition sont nombreux, le plus étonnant émane sans doute de…Donald Rumsfeld, ministre de la Défense US qui a imaginé « l’inimaginable » avant tout le monde ( « Rumsfeld connaissait à l’avance les plans du 11 septembre », Voltaire)…
 
Après des années de retenue absurde ou polie, l’usine à rêves ou à cauchemars d’Hollywood s’est emparée de ce sujet majeur avec plus ou moins de bonheur quant à la réalisation. « DC 9/11 Time of Crisis de Brian Trenchard-Smith, produit avec la bénédiction de la Maison Blanche, est un authentique film de propagande. Il marque une nouvelle étape dans la représentation du président américain à l'écran. Pour la première fois, un président en exercice devient le protagoniste d'une fiction » (Lien Le Monde). La récupération d’un tel fait était hélas, à prévoir. Tout comme le démantèlement de l’unité de la CIA dévolue à la traque de Ben Laden (Lien). Rechercher l’ennemi numéro 1 dans les grottes de l’Afghanistan quand le malicieux se fait soigner les reins dans un hôpital militaire américain s’est avéré pas très gratifiant, à la longue (lien). Les meilleures plaisanteries sont sans doute les plus courtes même si le règne de l’Empereur Bush semble s’éterniser. Au moins, la fin de son second mandat s’annonce assez palpitante puisque les USA redécouvrent depuis peu, un semblant de démocratie et d’esprit critique, notamment à propos du goulag cubain (lien).
 
 

Le don de divination de Rumsfeld...

 
 
Eliminer les messagers via toutes les officines du contre-terrorisme qui sévissent sur le terrain
 
Un esprit critique qui a failli coûter la vie à Giuliana Sgrena d’Il Manifesto qui est allée fourrer son nez aquilin là où les soudards s’en donnaient à cœur joie, en Irak. Elle signe une tribune pour dénoncer cette guerre mésopotamienne qui a fait plus de victimes du côté de la presse que la guerre du Vietnam, en seulement trois années (lien). L’armée d’occupation a retenu la leçon du bourbier vietnamien en éliminant les messagers via toutes ses officines de contre-terrorisme qui sévissent sur le terrain (milices, escadrons de la mort, Al Quaeda, mercenaires). Les journalistes ne sont pas non plus exempts de tout reproche et le site ACRIMED veille d’ailleurs au grain. L’interview de Pierre Weill de France Inter en est un exemple édifiant (lien Acrimed).
 
Egalement rattrapé par la patrouille, notre vaillant Premier Ministre doit avoir les oreilles qui sifflent un air danois (Lien Nouvel Obs). « Le président du Parti socialiste européen et ancien premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen a accusé, mardi 4 juillet, le Premier ministre français Dominique de Villepin, d'interpréter à sa façon le modèle social danois dit de la ‘flexicurité’ » (Lien Nouvel Obs). Sa caricature danoise n'a pas fait rire tout le monde. Une pensée pour finir pour les valeureux joueurs de la Selecao qui rentrent au Brésil un peu plus vite que prévu du fait d’un coup de patte magique d’un prestigitateur français, Zidane. La presse locale est sans pitié pour les ex-icônes renvoyées au rang de colifichets et de babioles de pacotille (lien). Les idoles finissent toujours par choir de leur piédestal. Un pays tout entier se préparait à prendre son pied mais ce sont les mauvais acteurs qui se prennent des coups de pied au c… Triste fin qui nous a néanmoins…rendus heureux.
 
 

 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les sept péchés capitaux du Brésil (Courrier international)
 
 
 
 
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CC Jung
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Publié dans Omegactualité

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H
Villepin taclé par son ancien confrère danois, voilà qui n'est pas banal dans l'univers ouaté des relations internationales entre politiciens...Pauvres joueurs brésiliens : un but et tout vacille, c'est la dure loi du foot mais porté à un niveau effrayant lors de la Coupe du Monde !
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C
Tout à fait d'accord avec ton commentaire. Ces deux situations sont peu banales.