C'est bon pour le moral
Sarkozy a la banane flambeuse
Un article du Monde donne un éclairage plutôt édifiant sur notre ministre de l’Intérieur qui profitait de l’occasion d’une triomphale tournée aux Antilles pour vendre également sa candidature en tant que président de l’UMP présidentiable. Ce véritable transformiste aux frais du contribuable, cet homme de rupture, a fait son numéro de charme insulaire en démolissant ce qu’accomplit le gouvernement dont il est pourtant un des principaux rouages sans déroger à la bonne vieille politique à destination des indigènes de la République, à coups de promesses comme tout bon démagogue en goguette tropicale, à coup de douteuse citation créole comme tout bon « connaisseur » de la mentalité noire et festive pour ne pas dire plus…
Les commentaires en italiques sont , hélas, de Jung
Le Monde : « Scène hallucinante, violence verbale d'une rare intensité. A la tribune de la réunion publique que Nicolas Sarkozy tient en Guadeloupe, jeudi 9 mars, la droite s'étripe en public sous le regard médusé du président de l'UMP. Députée, Gabrielle Louis-Carabin dénonce "la politique des combines, des cancans et autres manigances". Piquée au vif, la sénatrice Lucette Michaux-Chevry, à qui ces reproches s'adressent, réplique : "On ne se décrète pas patron en politique." (Pour donner une idée de la Michaux en question, elle est un croisement de Tibéri pour son côté insubmersible malgré les casseroles nombreuses, de Chirac pour les promesses carnassières et la démagogie érigée en doctrine politique et d’un dinosaure politique pour rester courtois )
Dans la salle, les deux clans s'invectivent. M. Sarkozy veut croire qu'il assiste en direct au dernier souffle du chiraquisme ultramarin. Aux Antilles, où il a terminé, vendredi 10, son périple, le probable candidat propose une nouvelle donne politique. Vilipendant "l'assistanat", il appelle les Antillais à se retrousser les manches pour créer une "économie endogène", et dénonce la "culture du piquet de grève". Jamais cité, c'est bien Jacques Chirac qui est visé, coupable à ses yeux d'avoir favorisé le lien de dépendance avec la métropole.

LA MACHINE À PROMESSES
Mais comme celui à qui il entend succéder, il lance la machine à promesses ( la fameuse politique de rupture que nous explique ce politicien aux manettes depuis trente ans…). Tous les sujets y passent : la desserte aérienne, la lutte renforcée contre l'immigration clandestine et les trafics de drogue, la création d'une "zone franche globale" sur l'ensemble de la Guadeloupe et de la Martinique. Il se prononce également pour le maintien du système de défiscalisations en vigueur dans les Antilles. (Le journaliste aurait presque pu rajouter le RMI tropical à 5000 euros, la fête du Zouk un jour sur deux, Le rhum gratuit pour tous toute l’année et toute la ribambelle de verroteries électorales )
Démagogue, à la recherche de la bonne image pour les journaux télévisés, il se risque même à prononcer quelques mots en créole, en allusion à l'annulation de son voyage en décembre 2005. Traduction : "On dit de moi que j'ai fui. Le coq de combat ne fuit pas. Je suis ici parmi vous." (A la prétention s’ajoute la condescendance de celui qui se croit obligé de satisfaire aux clichés locaux que l’on vend habituellement aux touristes. Une parodie de la caricature, pas mal…) Il répète à l'envie qu'il se sent "Martiniquais de coeur", cite le général de Gaulle : "La politique la plus ruineuse est celle qui consiste à être petit."( Il est martiniquais de cœur et petit mais passons…, on le sait tous, il est juif du Sentier quand le chemin l’exige, populaire quand il convient d’oublier son origine noble, ami des musulmans comme les attentions policières le prouvent, etc. Voir lien)
A la Martinique, comme tous les candidats à la présidentielle avant lui, il s'affiche avec les figures politiques et morales de l'île. Indépendantistes pour la plupart, elles ont fait savoir, en décembre, qu'elles refusaient de le rencontrer et ont manifesté contre lui lors de la polémique sur "le rôle positif" de la colonisation. Mais vendredi, à Fort-de-France, sa visite commence par une rencontre avec le président du conseil régional, Alfred Marie-Jeanne : "La fougue peut parfois engendrer la foudre", lui a reproché l'élu. (…)
Philippe Ridet
Article complet :
Liens sur l’Empereur à talonnettes :
M. Sarkozy : les communautés, c'est moi (Le Monde)
De la démagogie à haute dose avec un parfum de communautarisme nauséeux. Un jour il est le fils d’immigrés hongrois, le lendemain le juif fier de ses origines pour devenir le champion des minorités musulmanes le jour d’après avant de draguer comme ces derniers jours , la communauté antillaise. Un vrai derviche tourneur… La seule image aguicheuse qui vienne à l’esprit est tarifée et parfaitement gratuite dans un second temps d’écriture, raison supplémentaire pour s’abstenir…On n’en pense pas moins.
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CC JUNG
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