Kamasutra : le vers vert
Virus informatique : à qui profite le crime ?
Une nouvelle alerte vient d’être donnée à propos d’un énième virus qui se fera un malin plaisir de « gloutonner » tous vos fichiers créatifs.
Pas un jour sans un vers… Ce n’est pas la dernière et peu créative campagne du lobby des alcools mais hélas, le quotidien de nombreux internautes qui jonglent entre les fire-walls, les anti-virus et autres outils de désinfection pour maintenir en bonne santé leur P.C. Le dernier malfrat numérique a pour doux nom « kamasutra » sous forme de pièce-jointe. Bien évidemment, il ne s’agit aucunement de massages tantriques et d’ouverture du chakra luminescent par un savant dosage d’érotisme, de techniques sexuelles et d’acrobatiques cabrioles. Ce qu’il y a par contre de sûr, c’est que le vers prendra…position dans votre machine.

Le pelvis est roi sur internet
Il faut noter que l’imagination des pirates est sans fin mais qu’elle tourne autour de la ceinture et lorgne même un peu plus bas. Il est vrai que le pelvis est roi dans le domaine de l’internet et pas seulement à Memphis (un site sur deux est consacré à la pornographie) et que la tentation est grande d’ouvrir un courrier titré « I love you », ou « Angelina Jolie nude » ou « Brad Pitt alone » (le DJ respecte la parité). Le piège se referme alors et la propagation commence.
« Kama-Sutra » est donc un vers bien vert (si l’on en croit son appellation) qui est mûr pour exploser d’ici quelques heures. « Le 3 de chaque mois, 30 minutes après le démarrage de l'ordinateur, le contenu des fichiers communs sera supprimé et remplacé par une suite de symboles dénués de sens » explique le directeur du centre de recherche de l'éditeur Kaspersky dans un article de Libération.fr (Lien). L’affamé sexuel devrait donc se goinfrer de tous « les fichiers Word, Excel, PowerPoint, PDF et Photoshop des ordinateurs infectés", explique Symantec » précise encore l’article. Comme toujours dans ce type d’attaque destructrice, la seule question qui mérite d’être posée est la suivante : à qui profite le crime numérique ? On a déjà pour débuter l’enquête, un soupçon de dentelles, les bénéficiaires (les éditeurs d’anti-virus) mais toujours pas les coupables.
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CC Jung
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