La couronne royale pour Ségolène ?

Publié le par cc jung in effect

Royale Deluxe
 
La reine des abeilles arrive en tête des sondages, ce qui fait le miel des journaux et le fiel des jaloux. Un dernier sondage nous apprend qu’une majorité des Français juge qu’elle est un meilleur candidat que Jospin. Une confirmation de soutien populaire.
 
Alors que la Sibérie s’exporte mieux que le nuage de Tchernobyl sous nos latitudes, les journaux sortis des rotatives nous vendent du Ségolène à la pelle, en boucles, un sondage par là, une reportage par ici, comme une mode chaudement recommandée. Il faut dire que l’égérie socialiste est une curiosité politique. Vivant en couple avec le numéro 1 du Parti Socialiste, mère de famille nombreuse, plutôt agréable et enjolivée par les ans, la militante sortie de la mouvance Jospin représente une alternative politique intéressante dans le vieux et usé échiquier politique où les mêmes pièces se croisent et se doublent depuis une éternité semble-t-il. Du neuf pour voir éclore une autre vision de la politique, tel semble être le vœu d’une majorité de Français. Le sondage qui crédite Ségolène Royale d’une meilleure côte de popularité que Jospin en témoigne. Une dépêche de Libération donne une indication chiffrée : « 57% des Français jugent que Ségolène Royal est la meilleure candidate PS, contre 37% qui choisissent l'ancien Premier ministre » (Lien). Il est vrai que le fantôme de Jospin qui hante régulièrement les chroniques politiques n’est rien d’autre qu’un souvenir en souffrance, un malentendu coupable et un regret éternel, celui de l’imbroglio de l’élection 2002 et des néfastes conséquences qui s’ensuivirent.
 
 
 
 

Monsanto n'est pas encore passé par là...

 
 
 
 
La fourberie consommée des barons de la République
 
 
Les mauvaises langues de l’UMP insistent sur son peu de vécu au niveau international, oubliant par exemple, la faute de goût lourde(s) de la nomination du ministre étranger aux affaires, Douste-Blazy, sans autre fait de gloire que la gestion anecdotique d’un maroquin et de la ville céleste de Lourdes. Ce qui est un peu…léger pour représenter la France à ce moment de l’actualité du monde où l’affirmation d’une voie française est une impérieuse nécessité. Bilan ? Le pays est inaudible, effacé, évanescent, exactement le portrait en filigrane du très peu charismatique représentant officiel. Les commentateurs prolixes raillent également son autoritarisme de « mère de famille » là où chacun sent le besoin d’une politique plus proche des gens et de leur quotidien. Les problèmes de crèches et de parking sont souvent d’égales préoccupations pour le quidam que la prolifération nucléaire, la déforestation et le téléchargement illégal. Elle représente surtout l’attrait de la nouveauté, du pragmatisme et de la fraîcheur qui contraste avec la fourberie consommée des barons de la République, le cynisme affiché comme une patine du temps politique et la sempiternelle langue de bois qui a évidé le discours politique de tout sens, de toute réalité concrète, comme une termite insidieuse et appliquée.
 
L’annonce de sa candidature a bien sûr permis à quelques tartuffes de gloser, à quelques mal-embouchés de pousser un peu loin le bouchon, à quelques adversaires de fourbir leurs armes de dérision moqueuses, signes indéniables que l’apparition de sa silhouette féminine dans le peloton des coureurs de fond, en inquiétait plus d’un. Comme une illustration caricaturale du célèbre proverbe qui veut que « nul n’est prophète chez soi », elle doit combattre les réticences de son propre camps où le troupeau d’éléphants piaffe d’impatience dans la trop petite cage des ambitions réfrénées. Ironie de la comparaison emblématique, il se trouve que les troupeaux d’éléphants, dans les savanes africaines, sont justement menés par un matriarche…
 
 
 
 

Envolée lyrique

 
 
 
 
 
Le choix d’un candidat est un élan, une inclinaison, une séduction primordiale
 
 
Trop occupés à de savants calculs d’équilibrages des courants et des écuries, les caciques socialistes qui critiquent sa mise en avant, oublient sans doute que la candidature s’adresse d’abord et surtout aux électeurs, aux Français. Le choix de l’opinion est une bonne indication des attentes et du désir de renouveau d’autant que les partis de droite ont suffisamment fait étalage de leur mauvaise gestion des hommes et du pays. Ignorer cet appel du pied pour le P.S, serait une terrible méprise stratégique. On ne peut imposer sept ou cinq ans de « vie commune » et de choix affectif au nom de l’intérêt supérieur de tel ou tel rouage du parti et de sa cohésion. Le choix d’un candidat, au-delà de toutes les formules et formulations, est un élan, une inclinaison, une séduction primordiale. On se plaît trop souvent à citer cette expression qui veut que les présidentielles soient la rencontre d’un homme et d’un peuple, oubliant une variante plus subtile et moins gaulliste dans la forme. Que les présidentielles puissent devenir la rencontre d’une femme et d’un peuple. La simple perspective de cette union nouvelle est déjà une petite évolution mentale. En attendant peut-être, cette révolution nécessaire, celle des mentalités.
 
 
Lien :
 
 
 
Actualisation du 30 janvier :
Des nouvelles du pays :
 
 
 
 
 
 
 
 
Complètement à côté de la plaque :
 
 
 
 
 
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CC Jung
 
 
 
 
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Publié dans Omegactualité

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L
Tout est dit et bien dit, un article que j'aurais voulu pouvoir écrire...<br /> t'es un bon...<br /> ;o)
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