Les nocturnes commandos du rêve
Les territoires du rêve
Dans quel secret monde nous conduisent les rêves ? Dans quel fantastique univers nous promenons-nous, voyageurs endormis ? Et puis, quel est leur message, celui-là même qu’ils imagent, qu’ils colorent, qu’ils situent et qu’ils animent de la plus troublante des manières ? Qui sont tous ces visages familiers et pourtant inconnus, ces voix, ces lieux et ces époques ? A toutes ces lancinantes questions qui taraudent le DJ, le taciturne Charles B apporte la plus énigmatique des réponses. Comme toujours.
La vie antérieure
J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
Charles Baudelaire, les « fleurs du mal » (Seconde édition de 1861).

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CC Jung
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