Nudes art 4 ever

Publié le par cc jung in effect

Remember Beauty

 
 
On éprouve un curieux sentiment lorsque l’on feuillette un vieil album photo que la poussière du temps a teinté d’un coquin sépia. Beautés d’alors, images pieusement conservées dans de secrets secrétaires pleins de tiroirs freudiens, petit piment de l’imaginaire, épices de dentelles, de moues, de fard, exposition de la forme, des mamelles du rêve, de la laiteuse peau
qui ne connaît alors que le soleil éblouissant des nuits et les étoiles de la connexion du désir…
 
 

Désir

 
 
Tous ces visages d’ombre et de lumière, ces clairs regards et ces corps d’une exubérance sage exhalent une douce nostalgie, le sentiment d’une joie de vivre et d’une insouciance à jamais perdue.
 
 

Salvador Dali

 
 
L’espérance de vie y était plus courte mais la vie semblait plus pleine, plus palpitante et plus…vraie. La femme éclatante, la femme de courbes, la plantureuse célébrée depuis la Vénus préhistorique, éclate de splendeur et de vigueur comparée aux pâles portes-manteaux anorexiques, androgynes et maladives icônes érigées en canon de beauté pour magazine de papier glacé. De chair, le fantasme est désormais maigre, anémié, allégé et forcément, par dépit sans doute, extrême.
 

Image pieuse

 

L’innocence et la franchise de ces visages contrastent tellement aujourd’hui avec la sophistication marketing de l’image (quelque peu faisandée du désir vendu et revendu à toutes les sauces), liant publicitaire évidé de toute poésie du vivant, un triste concept impur et simple, du vide, de l'emballage sous vide. 
 
 

Texture de peau

 
 
Là où aujourd’hui le corps et l’esprit semblent un vide sidéral en perpétuelle mutation, transformation et remodelage, une façade belle et sans âme, les nus d’à peine un siècle explosent de santé, de réalité et de beauté. Tout simplement.
 
L'exposition photo est permanente...Voir "Mescalina"
CC JUNG Art @
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article