L'Empire en pleine confusion (2)

Publié le par cc jung in effect

Omegalpha a choisi de délaisser un moment les paillettes de la communication du Sarko Circus pour se pencher sur les déboires de l’empire qui fascine si puissamment notre président maréchal fondateur et gourou national. Il faut dire que le petit dernier vient de faire la jonction au plus mauvais moment pour les agapes nuptiales. L’Empire ne sait en effet plus trop à quel saint se vouer et commence à douter de sa mission messianique à la mode Picsou. Les nouvelles sont mauvaises sur le front irakien bien que la machine propagandiste s’évertue à transformer le cauchemar en conte de fées comme nous l’a signifié solennellement le rapporteur Petraeus. C’est justement la machine propagandiste qui a retenu notre attention pour ce deuxième volet consacré à l’Empire qui doute. Bienvenue donc dans le monde merveilleux de la Novlang arrosée de sauce américaine pour mieux déguster le caviar iranien.
 
Après avoir fait le constat de l’impuissance impériale et de l’inanité du concept d’une Amérique triomphante et hégémonique (article précédent), une interrogation nous vient immédiatement à l’esprit : comment cette imposture notoire a pu prendre forme et se développer à ce point ? La réponse est simple et compliquée mais elle tient en un mot magique, la communication… L’adage voudrait que l’argent soit le nerf de la guerre mais il convient d’actualiser cette sentence à l’air du câble, de l’internet et des empires médiatiques. Le verrou stratégique, celui qui fait qu’une guerre (ou un ennemi) peut exister, se déclarer, se déclamer, se décliner, se gagner virtuellement, se transformer à volonté selon les besoins de la propagande, c’est l’information ou plutôt, la maîtrise de la…désinformation.
 
La campagne irakienne en est l’exemple le plus frappant puisque l’Empire a créé artificiellement cette deuxième guerre du Golfe à des fins de pillage éhonté tout comme il avait manigancé la première campagne en laissant entendre à son pion local un peu trop turbulent, Saddam Hussein, que le mentor n’interviendrait pas en cas de bisbilles avec le Koweit voisin. Il convient de faire un bref rappel des arguments avancés par les USA pour déclencher l’invasion et l’occupation en Irak, les couches de désinformation s’accumulant comme un mille-feuilles indigeste afin de brouiller les pistes. On se souvient tous de la mascarade de la Maison Blanche à propos des armes de destruction massives nucléaires et bactériologiques que le vilain dictateur cachait sous son lit pour les envoyer sur les foyers des braves et innocents citoyens américains à quelques milliers de kilomètres de distance. Colin Powell avait même exhibé sa fiole de pastis toxique pour marquer les esprits lors d’un débat à l’ONU, une démonstration agrémentée d’une projection de diapos de camions-laboratoires, d’images prises par des satellites et autres diversions au vernis technologique bien aguicheur.
 
 

Institution privatisée au profit du complexe militaro-industriel

 
Un mensonge répété comme un mantra magique devient une vérité
 
 
Voilà une propagande férocement grossière mais lorsqu’elle est relayée en continu par la chaîne d’informations la plus regardée aux USA (Fox News de Murdoch) et la presse institutionnelle, cela a pour résultat palpable d’intoxiquer l’opinion publique outre-atlantique. Les deux tiers des Américains ont ainsi gobé la couleuvre des Néocons et ingéré le poison sans une grimace. Mieux, il a été sans cesse suggéré dans les discours et autres communications que le11 septembre 2001 présent dans tous les esprits hagards avait un lien direct avec l’Irak et son sanguinaire leader. Tout ceci sans l’ombre d’une preuve crédible et en dépit du bon sens. Mais un mensonge répété comme un mantra magique finit par devenir une vérité à la longue et les Boys sont allés la fleur au fusil en Irak pour venger l’affront des tours jumelles pulvérisées… Le décervelage donne de la chair à canon enthousiaste, un merveilleux procédé qui a fait près de 3800 victimes dans les rangs US. Soit plus que le bilan du 11 septembre 2001. Se sont enchaînés ensuite les arguments suivants pour justifier l’occupation : imposer une démocratie forcée (sic) puis combattre le terrorisme consécutif…à l’occupation et enfin rétablir l’ordre dans un pays livré au chaos…depuis son occupation par les troupes…américaines. C’est ce qui s’appelle une belle boucle effectuée pour une communication glissante comme une anguille et sournoise comme un serpent ondoyant.
 
Toute cette savante construction du mensonge institutionnalisé ne pourrait pas perdurer sans ce lubrifiant nécessaire qu’est la Novlang des communicants (lire « 1984 » de George Orwell) qui donne au monstre systémique une souplesse et une efficacité jamais démentie. La réalité n’est pas ce que vous voyez puisque vous n’êtes pas en Irak et dans les coulisses des chancelleries mais le réel devient ce que l’on veut bien vous montrer, vous faire entendre et comprendre. Militaires, spécialistes de la communication (instituts stratégiques, professeurs émérites, intervenants récurrents des débats faussement contradictoires, intellectuels dévoyés, hommes politiques partisans), journalistes encadrés (embedded) et autres maillons de la chaîne participent à cette déconstruction et reconstitution du réel selon les canons édictés par la propagande de l’Empire. Ainsi, les troupes d’occupation ont longtemps affronté les « terroristes » arabes d’Al Quaida, niant ainsi l’implication des Irakiens bien décidés à bouter les nouveaux colons hors de leurs frontières. Un méthode devenue un classique, chaque Palestinien victime du safari sanglant de Tsahal est ainsi systématiquement transformé en « activiste » même s’il s’agit d’un innocent gamin… Voilà de subtiles manigances sémantiques qui enrobent la communication impériale. De la novlang pure et dure : une défaite militaire est un redéploiement ou une nouvelle stratégie, une bavure s’appelle des dégâts collatéraux, toute opposition est bien évidemment taxée de terrorisme, etc… La guerre, c’est la paix, la liberté, c’est l’esclavage, l’ignorance, c’est la force (Orwell).
 
 

Club Med impérial

 
 
La très grande responsabilité des journalistes dans cette fable
 
 
Le site De Defensa parle même de virtualisme pour qualifier cette matrice qui recompose le réel en permanence selon ses desiderata. C’est un véritable système qui est mis en place et qui fonctionne à merveille puisqu’il utilise tous les procédés de la manipulation (mensonge par omission, images choisies, informations biaisées, titres trompeurs, explications tronquées, outrance, etc). Les exemples de désinformation sont innombrables, un coup d’œil sur la presse, une oreille attentive et un rapide détour par les sites d’infos (sic) suffisent à convaincre ceux qui douteraient de la manœuvre en cours. Seule condition pour appréhender la falsification : disposer d’une grille de lecture et d’un mode d’emploi de la fabrication de l’information. Quand on sait comment marche la machinerie, on est à même de distinguer les dysfonctionnements apparents d’où la très grande responsabilité des journalistes dans cette fable en constante mutation.
 
Ainsi, chacun sait que l’Iran figure au menu de l’Empire même si l’entrée irakienne a bien du mal à passer mais la matronne de Tel-Aviv insiste lourdement pour que l’invité yankee au copieux buffet moyen-oriental fasse honneur au festin prévu de longue date. De la même manière que le précédent irakien (voir ressources du site), la Maison Blanche est en train d’intoxiquer l’opinion publique américaine en utilisant les mêmes procédés qui ont si bien fonctionné. Le président Bush a ainsi évoqué l’apocalypse nucléaire qui nous attend si l’Iran accède au…nucléaire civil (la fréquentation des imposteurs évangélistes est nuisible à long terme). Fumante déclaration qui survient quelques mois après avoir conclu de fructueux contrats pour vendre des centrales à l’Inde qui ne fait pas partie des pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire et quelques semaines après que son vassal Nicolas Sarkozy ne vende à son tour de la technologie atomique française à Mouammar Kadhafi qui est un si recommandable client… Mieux, pour éviter que les Perses se dotent de cette technologie, l’option retenue par le Pentagone est un bombardement avec des mini...bombes nucléaires sur les sites concernés. Voilà assurément une étonnante réponse de l’Empire bénéfique pour assurer la paix dans ces contrées instables : un déluge de jouets atomiques.
 
Rien en somme qui ne suscite l’étonnement ou les protestations des partenaires occidentaux, notre président se permettant même de montrer les dents pour mieux faire oublier le caniche courtisan déclassé, le bon Blair (lien « inflexion sur l’Iran » édito du Monde). C’est ainsi que cela fonctionne, la novlang accomplit des miracles en occultant la réalité comme on gratte un palimpseste pour mieux réécrire une version plus avenante. L’Iran est donc au menu, sortons les couverts, mettons la nappe et bon appétit ! Le réel n’existe plus et ne cherchons pas la moindre cohérence dans ce charabia délirant puisque l’Empire dispose du fabuleux pouvoir de travestir les données informatives à satiété et que les vassaux s’inclinent bien bas devant le démiurge dément  et bavard. Au départ était le verbe disaient les saintes écritures sans préciser, en complément, que sa maîtrise donnerait des sujets obéissants…
 
 

 
Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran jusqu’à la nausée…
 
 
Prochaine cible de la propagande, les Perses perfides. Aussitôt, mille fourmis pondent déjà le message relayé par la formidable machine médiatique de l’Empire. Le bourbier irakien ? L’incompétence de la plus puissante armée du monde n’est pas en jeu puisque c’est l’Iran qui est accusée de fomenter le désordre chez son voisin. Le bourbier en Afghanistan ? L’incompétence de la coalition à l’œuvre qui bombarde des villages entiers de civils n’est pas avancée comme argument majeur pour expliquer le chaos puisque c’est…l’Iran qui arme les Taliban et qui agit dans l’ombre. La contre-performance au Liban n’est pas le signe que l’armée israélienne a perdu son savoir-faire meurtrier à force de batifoler avec un sparring-partner anémique et sonné (les Palestiniens, peuple martyr) mais bien le signe que l’Iran et ses Gardiens de la Révolution sont nichés derrière le Hezbollah libanais (lien sur les nouveaux « terroristes » iraniens de la maison Blanche – AFP). L’Iran veut la technologie nucléaire civile ? C’est donc que les Mollahs s’activent pour concevoir une bombe pour détruire l’innocent îlot civilisé chez les Barbares, Israël, dès le dernier écrou vissé. Un projet absurde qui provoquera sa destruction totale puisque son ennemi juré possède quand même le 6e arsenal nucléaire mondial, en toute illégalité…  Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran, Iran jusqu’à la nausée d’autant que la Fox News et toute l’armada médiatique en rajoutent une louche à chaque occasion (lien Mondialisation). Toujours plus jusqu’à la nausée.
 
Hypnotique ritournelle susurrée sans fin pour faire de cette bouillie de désinformation un brouet solide que chacun avalera docilement au moment venu. Personne n’écrit ou ne dit que l’Iran a pris du poids du fait de l’affaiblissement du voisin irakien qu’il a d’ailleurs ardemment combattu (un affrontement orchestré par les pays occidentaux pour affaiblir les deux parties), que le pays d’Ahmadinejad se renforce du fait de la flambée des cours du pétrole et du chaos régional engendré par les expérimentations hasardeuses de l’Empire et son sbire local (Israël). Peu d’observateurs insistent sur le fait que la toute puissance de l’état hébreu, sa pourrissante gestion du dossier des territoires occupés, son impunité totale et insupportable (guerre du Liban démentielle et sans conséquences pour l’agresseur) sont des vrais facteurs de déstabilisation au Moyen-Orient et un aiguillon pour une course aux armements régionale. Voilà le véritable enjeu dans ce dossier iranien, Israël doit absolument demeurer le seul potentat local et pouvoir continuer à agir à sa guise sans que l’ombre d’une menace ou de possibles représailles ne pèsent dans la balance. Il n’y aura qu’un caïd pour administrer cette province juteuse, c’est celui choisi par l’Empire pour faire régner la nouvel ordre nécessaire à la prédation (« Le futur équilibre au Moyen Orient  », Omegalpha). Il suffit donc ensuite de répartir les rôles du casting, essentiellement ceux des méchants puisque l’on déjà les gentils chevaliers de la croisade du Bien en tête d’affiche dans tous les média complaisants et complices.
Ainsi, pour enfoncer encore le clou et bien ancrer encore deux ou trois raccourcis tendancieux dans les esprits, le vaillant Bush vient d’assurer au monde (urbi et orbi) que l’Iran était responsable du chaos dans la région avec Al Quaida, exemptant de facto les USA et leurs alliés arabes et israélien d’une quelconque responsabilité. "La façon la plus efficace et la plus rapide de contrer les ambitions d'Al Qaïda, de l'Iran et des autres forces d'instabilité et de terreur est de gagner la lutte en Irak"  a insisté le mécanique tribun (lien Yahoo.news). Tout est donc lié dans l’esprit de celui qui reçoit le message et qui est peu au fait de la situation régionale : Al Quaida = Iran = Irak = chaos = terroriste. Soit, les mathématiques appliquées façon équation de « néo-conservateur » et un raisonnement de démagogue dangereux. Vision simpliste ou plus sûrement habile babillage pour semer la confusion, faire des amalgames et maquiller la complexité d’une situation que l’on a pris le soin de ne surtout pas expliquer…
 

Chimère

 
Plus le mensonge est gros et plus il passe, voilà le paradoxe de la désinformation
 
Bien sûr, aucun média n’a relayé l’interview récente du bouillant président iranien à Channel 4 : « Nous ne voulons pas de la bombe. En réalité, nous sommes contre les bombes" (lien AFP) a déclaré l’apocalyptique mais nous avons tous retenu son discours fallacieusement traduit sur la « destruction » de l’état hébreu qui est servi sur tous les plateaux avec un aplomb remarquable de duplicité (lien Voltaire)… Qui s’est plaint de la menace qui pèse de manière constante sur la République islamique, de tous ces projets d’attaque massive, de bombardement atomique et de guerre ? Qui est l’agressé et l’agresseur ? Qui menace qui ? Qui est mis sur la défensive et contraint de trouver d'urgence une parade à la folie adverse ? Autre exemple, la lecture d’un seul article du Monde Diplomatique nous donne un éclairage différent de la situation afghane et irakienne, son titre l'illustre d'ailleurs parfaitement : « Al-Qaida contre les talibans » (Lien sur l’article de Syed Saleem Shahzad ). Trop compliqué sans doute tandis que le raccourci « Iran - Al Quaida – Irak – Taliban – Hamas - arabes - terrorisme » reste la formule magique pour exaucer les vœux belliqueux de l’appareil militaro-industriel de l’Empire. Plus le mensonge est gros et plus il passe, voilà l’un des paradoxes de la désinformation rarement démenti.
Ultime volet d’exploration de la communication impériale, l’Irak, son désert et ses mirages… Voilà un autre exemple de la magie du verbe. Jetons un œil sur les liens regroupés sous l’intitulé « les bienfaits de la démocratie forcée » qui résument assez bien le climat apaisé qui règne dans l’ancienne Mésopotamie (un génocide en plus du butin). Puis posons un regard curieux sur l’affolant compteur en temps réel qui comptabilise le coût de cette énorme mascarade sanglante (lien Cost of war). Ajoutons une pincée de cet optimisme qui galvanise les troupes d’occupation : le taux de suicide atteint désormais des records dans l’armée US (Lien Le Monde). Pauvres Gi’s confrontés à la concurrence sauvage de cette armée parallèle de mercenaires du Pentagone qui oeuvrent pour alimenter le chaos, sabotant ainsi les maigres résultats obtenus par la troupe régulière (lien La Tribune). Voilà une armée d’occupation face à un problème insoluble et les témoignages des intéressés disent bien l’impossibilité d’assainir ce bourbier (lien Rue 89) même en payant littéralement pour avoir un semblant de répit (lien De Defensa). Voilà également que l’opinion publique commence à réaliser l’horreur de la situation (lien le Monde sur les sondages défavorables à la guerre), un constat d'échec absolu symbolisé par le portait de ce soldat défiguré (Ty Ziegel, lien Libération) que l’on doit à la photographe Nina Berman (lien Digital journalist). Autant d’éléments qui plaident pour un retrait échelonné des troupes puisque de toute façon, l’anarchie est de mise et qu’il n’y a plus rien à préserver sur place…sauf le pétrole bien sûr.
 
 

Unité de fabrication de la nouvelle réalité...

 
Et Petraeus et Bush d’ajouter une nouvelle maxime : l’échec, c’est la réussite !
 
 
Compte tenu de toutes ces arguments exposés, le cercle des « néocons » du Pentagone a jugé que toutes ces nouvelles encourageantes sont... une incitation à la poursuivre l’aventure irakienne ! En conclusion, « tout le monde est partisan de la guerre et de sa poursuite… » (lien De Defensa). Le rapport Petraeus présenté le 11 septembre pour ajouter du solennel à la propagande institutionnelle ? De la Novlang encore et toujours… « Résumons-nous : Petraeus présente un rapport qu’il n’a pas écrit comme s’il venait de l’écrire, rapport qui annonce la victoire prochaine comme si elle était déjà remportée. Il est demandé au Congrès de faire comme s’il croyait à ce rapport et à la victoire prochaine. En échange, Petraeus annonce le commencement du retrait des troupes comme si la victoire annoncée était effectivement réalisée, en 2008. Tout cela contredit à peu près tout ce qui a été dit, tant sur la réalité de la situation opérationnelle que sur le retrait des troupes » persifle De Defensa (Lien). La guerre, c’est la paix, la liberté, c’est l’esclavage, l’ignorance, c’est la force (Orwell) et Petraeus et Bush d’ajouter une maxime : l’échec, c’est la réussite ou l’Irak, c’est le business, tout simplement.
 
Encore plus savoureux, ce surréaliste exercice de communication permet à la Maison Blanche de couper l’herbe sous les pieds des Démocrates puisqu’il y a effectivement un « retrait » des troupes, le contingent reviendra au chiffre initial d’avant l’opération « Surge » qui n’a rien donné, comme prévu (liens Le Monde – AFP). L’Empire n’a pas investi autant de moyens pour repartir sans percer complètement le coffre-fort et faire un retour sur investissement avantageux…Et puis, on ne construit pas la plus grande ambassade forteresse au monde à Bagdad (budget de 592 millions de dollars, aussi étendue que l’état du Vatican) pour plier bagages dans la foulée. Et surtout, le complexe militaro-industriel qui se sucre déjà dans le pot à confiture noire irakien a toujours une petite fringale en prime qu’une nouvelle augmentation du budget consacré à l’Irak (50 milliards de dollars en plus) saura calmer un temps (liens Reuters- De Defensa). Un bref répit avant de tendre à nouveau la main et de racketter une nouvelle fois le contribuable américain en jouant sur la fibre patriotique…Le hold-up continue pendant que les badauds s’agglutinent devant les écrans pour avaler leur quota de distraction massive, qu’ils tremblent en imaginant l’intégriste iranien et ses bombes anti-sémites, qu’ils s’émeuvent des catastrophes du jour (derniers liens) et s’émoustillent devant telle ou telle tendance à la mode. La machinerie de la communication travaille pour ce résultat probant et elle fonctionne remarquablement bien. Tout se déroule comme prévu. Ben Laden justement ? On en reparlera bientôt.
 
 

 

  

 

 
P.S : ce blog va passer en mode V2, de possibles perturbations sont à prévoir...
 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Al-Qaida contre les talibans Syed Saleem Shahzad (Monde Diplomatique)
 
 
**************************************
 
Les bienfaits de la démocratie forcée :
 
 
 
 
 
  
 
 

 
« (…) Une enquête bien documentée, techniquement sans faille et qui présente toutes les apparences de la respectabilité conclut que plus d’un million d’Irakiens (1,2 million) sont morts en Irak depuis 2003, de “morts violentes” pouvant être considérées comme des conséquences de l’invasion US du pays.(...)"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
*********************
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La victoire en payant (De Defensa)
 
 
 
 
 
 
Images d’après-guerre (Libération)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le marché de Petraeus (De Defensa)
 
 
 
 
 
 
Irak, sans cap (Le Monde )
 
 
 
 
Une ambassade ? Non, une forteresse (Courrier international – nécessite un abonnement)
 
« (…) Pour ce chantier, l'administration du président George Bush a disposé d'un budget de 592 millions de dollars. Ce sera la plus grande de toutes les ambassades américaines à travers le monde, ce qui confirme la volonté américaine de s'assurer une présence à long terme dans ce pays. Elle occupera une superficie de plus de 42 hectares, soit presque autant que celle de l'Etat du Vatican [44 hectares]. Aussi est-elle d'ores et déjà qualifiée d'"Etat dans l'Etat" (…) »


 
 
 
 
$50 milliards? Vous avez dit $50 milliards? Qui a décidé $50 milliards? (De Defensa)
 
 
 
«  (…) Sur les États-Unis cela donnerait à la France une influence comparable à celle des autres alliés, c'est-à-dire quasi nulle.»
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« (…) La nouvelle affaire Mattel survient alors que la tension monte autour du déficit commercial sino-américain, qui ne cesse de se creuser.... »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
Ressources du site :
 
   
 
 
Iran, Irak, mêmes mensonges, même effet - L'urgence du dossier nucléaire iranien - Iran : propagande une étoile - Le futur équilibre au Moyen Orient -- Liban : un modèle de propagande - Bush : comme si de rien n'était... - Nous sommes donc des capitulards (Figaro) - Quand le Figaro rime avec Guantanamo - La propagande philosophique du Figaro - Ajouter du chaos au chaos - Gaza : les murs des lamentations - L'odeur du pétrole et la nausée - L’Afghanistan, pays pivot, pays pavot... - Terrorisme : à qui profite le crime ? - Attentats virtuels mais vraies retombées - Attentats : comme un air de déja-vu - L'Empire a de...l'imagination - Israël : les premiers dégâts collatéraux… - Seule la victoire est belle -Le "chaos constructif" est un peu k.o - - Hurler avec les hyènes -Le futur équilibre au Moyen Orient - Liban : un modèle de propagande - Liés à l'Empire pour le pire et le meilleur - La curieuse histoire de la fin de Zarquaoui - Voix discordante et faits concordants - Terrain miné - 3 petites oranges amères - - La bannière étiolée - Mortelles comparaisons - La technique du chaos


See U

DJ CC Jung
 

Publié dans L'Empire du Bien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article