L’Empire qui saigne le monde est florissant

Publié le par cc jung in effect

Que des bonnes nouvelles au menu de ce tour d’horizon de l’actualité… Il y a d’abord le rachat du Wall Street Journal par le groupe Murdoch, la Bourse qui tremble, la victoire qui se profile en Irak derrière les nuages de fumée des kamikazes et le claquement des détonations, une météo démentielle qui confirme les pires craintes, George Bush qui se convertit à une écologie de façade et un pistolet Taser pour notre forces de sécurité toujours exemplaires. Bienvenue dans le monde merveilleux de l’Empire du Bien et de ses vassaux.
 
C’est par une merveilleuse nouvelle que nous allons entamer cette revue de presse qui englobe une actualité trépidante, celle du rachat du Wall Street Journal par le sémillant Rupert Murdoch. Cette acquisition est en effet emblématique à plus d’un titre puisque l’empire de presse de Murdoch n’est ni plus ni moins que la plus formidable entreprise de propagande à l’échelle mondiale pour les « néo-conservateurs » et toute la clique des affairistes, des « impasteurs » et des idéologues qui gravitent autour de ce cénacle nauséeux. Non content de déverser leurs analyses tendancieuses et leur propagande éhontée pour un monde où règnerait la seule loi de la jungle consumériste, les titres et les chaînes de télévision du groupe Murdoch pratiquent allègrement la désinformation pure et simple à des fins partisanes. On doit par exemple à la très regardée et sensationnaliste Fox News du groupe Murdoch, l’incroyable niveau d’intoxication de l’opinion publique américaine à propos de la campagne irakienne et d’Al Quaida, la galaxie nébuleuse.
 
Quand 75 % des américains s’hypnotisent devant la télé et se disent convaincus que Saddam Hussein possède la quatrième plus puissante armée au monde après une dévastatrice guerre contre l’Iran et dix années d’embargo, que les mêmes crédules affirmaient à l’époque que les armes de destruction massive du dictateur (porté au pouvoir par la… CIA) étaient capables d’atteindre leurs foyers et qu’il était finalement nécessaire d’envahir l’Irak pour éradiquer le terrorisme, on applaudit la performance du magnat australien et de son groupe de presse qui sévit un peu partout. Et dire que les mêmes média nous assurent que nous sommes informés et même surinformés, croyez-les sur parole… Comme le dit Noam Chomsky dans un article passionnant publié par le Monde Diplomatique, le lavage de cerveaux fonctionne mieux qu’une dictature pour asservir les masses (lien). Voilà donc pourquoi Murdoch, à l’image de Serge Dassault et son « Figaro » qui prétendent « rééduquer » les Français jugés trop libertaires, vient de s’adjuger ce journal de référence (lien De Defensa) pour le plus grand bien de tous évidemment. En fait, un véritable hold-up pour s’emparer de ce monument de la presse qui a reçu pas moins de 29 prix Pulitzer (lien Wiki), c’est dire le niveau d’excellence de ses équipes de journalistes. Pour donner une image plus parlante et forcément caricaturale, c’est le Monde de la belle époque racheté par TFI ou Tiercé Magazine !
 
Cet achat n’est bien sûr pas innocent puisque cette référence, ce journal spécialisé dans les questions économiques et financières fait la pluie et le beau temps dans les domaines cités. En contrôlant le WSJ, Murdoch aura donc une influence directe sur les marchés après avoir réussi déjà à formater les esprits comme dirait notre bien aimé Président maréchal empereur. Voilà une manœuvre qui n’est pas sans nous rappeler la tentative en cours du patron de LVMH, Monsieur Lagardère (7e fortune au monde) qui a jeté son dévolu sur les Echos pour des raisons similaires même si les journalistes ne sont pas dupes de l’alliance consanguine et malsaine (Lien Nouvel Obs sur le SDJ). Ces acquisitions révèlent quand même un mouvement de fond dans nos sociétés déboussolées, sans Dieu mais avec de nouveaux maîtres. Les connivences ne se cachent plus désormais, elles s’affichent même dans ce monde « décomplexé » et cynique où l’on s’enrichit outrageusement en pipant les dés et en méprisant ceux que l’on floue. C’est le Nouvel Ordre mondial qui s’impose que l’on le veuille ou non, celui des barons pillards dénoncés par Paul Craig Roberts (lien Counterpunch – Questions critiques) et Omegalpha (voir article précédent).
 
 

 
 
Élu pour faire fructifier les affaires de ses contributeurs de campagne
 
 
Ce qu’il y a d’ahurissant finalement dans ce nouveau monde merveilleux du capitalisme sauvage, c’est que les hommes de pouvoir, les vrais, ceux qui financent les campagnes des marionnettes cathodiques (les politiques, lien De Defensa sur la privatisation), ceux qui nous apprennent ce que l’on doit savoir et penser via leur groupe de presse respectif, ont décidé qu’il était temps de mettre fin à l’illusion même d’une indépendance factice ou presque de nos gouvernants. Le cirque pseudo démocratique se mue en un Las Vegas paranoïaque sans le moindre journaliste gonzo pour détraquer l’ouvrage en toc. Puisqu’ils payent pour asseoir X ou Y derrière le bureau ovale ou à l’Elysée, qu’ils agissent pour que la plèbe demeure dans l’ignorance la plus crasse et qu’ils décident du sort de milliards d’entre nous, nos patrons de multinationales ont bien vite réalisé qu’ils contrôlent, in fine, totalement la situation. Maîtres du jeu, ils peuvent à présent afficher de manière ostentatoire toute leur arrogance et leur suffisance de nouveaux seigneurs de la planète.
 
 
Notre belle boule bleue est devenue, hélas, un immense casino où ce sont toujours les mêmes joueurs qui ramassent la mise mais leur avidité prédatrice est telle qu’ils ne sont quand même pas à l’abri d’un mauvais coup de tiroir-caisse trop bien huilé. Ainsi, le scandale de l’immobilier aux USA continue de faire des dégâts (liens Figaro - Libération) mais il s’agit là d’un épiphénomène par rapport à la bombance des marchés qui sauront renflouer le navire qui gîte dangereusement comme un fêtard repu et ivre. Les ventes records dans l’industrie du luxe (lien sur les bénéfices de BMW – Audi) au moment même où la précarité est devenue une norme pour la majorité des citoyens de cette planète, disent assez bien le découplage total entre une certaine « race des seigneurs » si chère à Cécilia N et Rachida D et les esclaves économiques que nous sommes devenus peu à peu. C’est également ce mépris de la chose publique et de l’intérêt commun qui expliquent l’incroyable affaissement d’un pont à Minneapolis en dépit de multiples alertes préalables (lien Nouvel Obs). Le politique ne gère plus la vie quotidienne des gens qui l’ont porté au pouvoir, il a un agenda bien trop chargé pour se préoccuper de ces broutilles. Il a été élu pour faire fructifier les affaires de ses contributeurs de campagne et engranger quelques subsides au passage. Point barre et pont barré dans le Mississipi.
 
Ce sont d’ailleurs ces mêmes marionnettistes de l’ombre aux subventions de campagne électorale généreuses qui ont orchestré cette guerre en Irak prévue depuis bien plus longtemps que l’on imagine comme en témoignent les révélations du remarquable livre de Ruppert ( lien « Franchir le Rubicon ») et celles de l’ouvrage essentiel de Eric Laurent sur l’imbrication hallucinante entre cercles de pouvoir et industrie pétrolière (lien Agoravox - interview de l'auteur). Ce qui s’y passe est une horreur absolue (lien sur le témoignage des vétérans US - Bellaciao), le million de victimes civiles approche douloureusement, l’armée US en est encore à bombarder aveuglement des quartiers de Bagdad (lien sur le raid de Sadr city), les attentats sont quotidiens et sanglants (lien AFP), les GI’s continuent de morfler (lien libération – Reuters sur la hausse des pertes) mais tout ceci est une galéjade face aux éblouissants bénéfices d’Halliburton et autres compagnies qui servent de conseillers avisés au très pieux George Bush empêtré dans une croisade bénéfique et…lucrative. Mieux, la France qui fait désormais partie de l’empire du bien depuis l’avènement du souverain Nicolas 1er, a droit à quelques sucreries en guise de bienvenue (lien sur accord Chevron – Total en Irak). Voilà qui relativise bien des choses, tout n’est pas si grave en Irak, n’est-ce pas ?
 
En attendant que le consortium impérial rafle totalement la mise pétrolière dans un bain de sang au vu et au su de la planète entière, on observera attentivement la position du nouveau premier ministre britannique, Gordon Brown, qui apparaît beaucoup moins malléable que le sémillant Blair face aux amicales pressions de la Maison Blanche qui porte si mal son nom virginal. Les troupes de sa Majesté, un temps épargnées par l’insurrection du fait d’une bonne pratique du terrain et du contact (un précieux héritage du temps des colonies), tombent sous les balles qui ne font plus de distinction désormais entre occupants (lien Reuters – Libération sur les pertes anglaises). Un mot sur Blair le mystique et mythique imposteur, l’un des modèles de Sarkozy : il est maintenant avéré que le fameux rapport anglais qui impliquait Al Quaida dans le 11 septembre était bidon, tout comme le rapport sur les armes de distraction massive, tout comme la version donnée sur la mort très étrange du « terroriste » Menezes qu’Omegalpha avait signalé à l’époque (lien Nouvel Observateur). Ce qui n’empêche pas ce bonimenteur au sourire de dentifrice publicitaire d’avoir été nommé par le Quartet comme « émissaire » pour régler l’épineux problème du lent massacre du peuple palestinien. On souhaite bien du courage aux martyrs de la real politik sachant que leur destin est en partie entre les mains du miséricordieux Tony qui a démontré si souvent son impartialité, son honnêteté et sa clairvoyance… De toute façon, les impasteurs Bush et Blair ne rendent de comptes à personne et avancent même un argument irréfutable lorsque l’on évoque le chaos terrible qui règne en Irak et au Moyen-Orient et leur entière responsabilité dans le saccage : personne ne peut nous juger sauf…Dieu. Ultime pirouette de la part de ces menteurs si spirituels qui voient pourtant de l’intégrisme et du fanatisme religieux dans chaque enturbanné en face… La paille et la poutre en somme.
 

 
Une communication mensongère de plus en plus élaborée
 
 
Il est vrai que dans le cercle des « néo-conservateurs » du Pentagone et de Tel-Aviv qui vivent dans des bureaux ouatés loin du tumulte, la réalité a fini par se dissoudre d’elle-même dans le fatras d’une communication mensongère de plus en plus élaborée. A force de manipuler les mots, de systématiquement maquiller les faits et de raconter ce qu’ils ont bien envie d’entendre et de faire savoir, ces partisans du « chaos constructif » à l’échelle mondiale ont fini par véritablement créer une réalité virtuelle à laquelle ils adhèrent in fine. Un exemple ? Pourquoi pas l’Irak où chacun peut constater ô combien étaient justes leurs prédictions de renouveau démocratique, de régénération des initiatives de paix dans la région et de grand mouvement d’ensemble pour modifier la donne après la « victoire » de Walker Bush en Irak ? Les pertes militaires américaines s’amplifient au moment même où les troupes d’occupation atteignent un niveau record en matière d’effectif (162 000 hommes déployés - lien Libération -Reuters), l’armée d’occupation ne maîtrise qu’un tiers de la capitale, Bagdad, les armes fournies aux supplétifs locaux se sont évaporées dans la nature (lien Le Monde) ??? Si vous ajoutez à ce tableau plutôt significatif le fait que le gouvernement sans réelle légitimité, est au bord de l’implosion (lien AFP), vous concluez que…tout va de mieux en mieux si vous êtes « néo-conservateur » et certainement aussi un utilisateur frénétique de drogues hallucinogènes très pures. Comme ironisait perfidement De Defensa, c’est « l’Irak au pays des merveilles » pour tous ces spécialistes qui triomphent à coups d'éditos pompeux à l’heure du chaos mésopotamien et de la désintégration régionale au Moyen-Orient du Liban au Yémen (lien Euronews).
 
Il ne faut pourtant pas blâmer ces affabulateurs mythomanes, tout ne va pas si mal si l’on veut bien regarder par l’autre bout de la lorgnette poussiéreuse et obstruée par des caillots de sang résiduels. Qui aurait cru, ne serait-ce qu’il y a dix ans, que le monde se transformerait en un Nouvel ordre mondial si florissant, nourri par l’engrais de la mort et de la destruction généralisée ? Qui aurait pu imaginer que le roman de science-fiction d’Orwell (1984) servirait de schéma directeur pour nos « démocraties », celles que l’on souhaite si ardemment vendre à la planète entière de force… Surveillance permanente de ses propres citoyens, fichiers, ADN prélevé, écoutes électroniques autorisées, mouvements bancaires espionnés, garde à vue de 28 jours en Angleterre, tortures, Guantanamo, les prisons secrètes (lien Le Monde), la noria clandestine des enlèvements dans le ciel de la complice Europe, le tout sécuritaire partout, la restriction inédite des libertés individuelles avec la bénédiction du Congrès et des Démocrates aux Etats-Unis (lien AP- Yahoo) et des parlements en Europe, la criminalisation de toute forme d’opposition et de contestation à l’ordre nouveau établi (lien article de Chossudovsky – Mondialisation), tout ceci six années après le gigantesque show de « terreur fabriquée » du 11 septembre 2001 pour reprendre le titre de l’excellent ouvrage de Webster G. Tarpley qui décortique la mécanique de ce nouvel ordre nouveau fasciste qui gangrène nos vies. Et comme si cela ne suffisait pas pour refermer le couvercle, voilà que ces instigateurs infatigables ont rallumé les feux d’une guerre froide pour pallier à l’hologramme flageolant d’Al Quaida qu’ils brandissaient comme un mouvement horloger hypnotique (Lien sur les bombardiers russes - Reuters). Il y a de quoi triompher en effet…

 
 
Les soudards en goguette pétrolifère
 
 
C’est tout aussi solennellement que l’on vous annonce que Bush, notre super héros préféré, appelle à une conférence mondiale sur le climat (lien Yahoo News) au moment même où une furieuse tornade a frappé New York (lien 20 MN), comme un symbole que l’on ne peut ignorer. Il devient trop difficile pour ces menteurs compulsifs de masquer les dégâts du dérèglement climatique et de prétendre, avec la complicité de scientifiques véreux (on ne cite pas de nom), que tout est normal sous le soleil (liens sur le climat). Voilà qui nous émeut jusqu’aux larmes sachant que cette initiative a été prise par le président d’un pays qui est un des deux plus grands pollueurs de la planète (avec la Chine, cinq fois plus peuplée) et qui refuse obstinément de respecter le protocole de Kyoto en arguant qu’il est hors de question de modifier la douceur de vivre de…l’américain, quintessence absolue de notre civilisation vous en conviendrez. Voilà qui nous touche aussi de la part d’un esthète et d’un écologiste sincère qui a réduit à néant les maigres lois contre la pollution votées sous l’ère Clinton, celles qui contraignaient ses amis pétroliers texans à filtrer un minimum leurs noirs nuages toxiques rejetés dans l’atmosphère. Voilà qui nous surprend à peine de la part d’un chef de l’état qui a autorisé l’exploitation pétrolière dans le sanctuaire préservé autrefois de l’Alaska, de la part d’un ami de la nature qui équipe ses soudards en goguette pétrolifère d’armes à l’uranium appauvri et de bombes à fragmentation pour laisser un souvenir impérissable aux populations colonisées tout comme l’agent orange qui fait toujours des miracles difformes au Vietnam. Personne ne doute bien évidemment de la sincérité de ces nouveaux convertis (born gain to green business ?) à l’image du maire de New York que l’on dépose en 4 x 4 pétaradants à une station de métro de son bureau (lien Nouvel Obs). Tout comme personne n’imagine que la CIA et des compagnies amies (KBR par exemple) trempent férocement dans le trafic de drogue pour financer les coups bas, la corruption et pour alimenter l’empire et ses très sales succursales boursières en argent frais et sans odeur (liens Voltaire). Mais non, c’est pas possible, nos gouvernements nous protègent, vous savez bien… Les 320 milliards que génère le trafic de drogue (lien La Tribune) ne peuvent pas attirer les mêmes qui mettent la planète à feu et à sang pour du… pétrole et du pouvoir. Pas réaliste cette hypothèse.
 
A part cela ? L’image des USA se dégrade dans le monde, ce qui est finalement bien injuste pour Bush et ses amis qui prient si ardemment pour l’avènement…de l’Armageddon et de la hausse du baril et qui propagent les bienfaits de l’empire du bien sans retenue (lien Yahoo news). C’est sans doute pour réconforter ce bienfaiteur incompris, ce presque saint ignoré de tous que notre altesse Nicolas 1er a franchi l’Atlantique avec une nuée de paparazzis dans ses pas de joggeur suant (liens le Monde – Le Figaro, notez les subtiles différences de titre). On n’en dira pas plus sur cet épisode rocambolesque… Le premier qui persifle aura désormais affaire aux Sarko Boys qui patrouillent avec un Taser tout neuf « made in USA » coincé au ceinturon, de quoi mater les peaux rouges locaux parqués dans leurs réserves et les...blogueurs impertinents (Lien Euro News). Le Taser, le Sarko Circus en représentation permanente, la presse réduite à une caisse de résonance pour notre bon Roi bien aimé, les alertes terroristes qui fleurissent désormais comme là-bas (lien Reuters sur l’alerte dans les trains), cela donne à notre vieux pays un air rafraîchissant comme un chewing-gum parfumé ou un Coca glacé. Il était temps. Enfin le progrès arrive dans nos contrées reculées. On dit merci à qui ?
 
 

 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le lavage de cerveaux en liberté (aperçu) par Noam Chomsky (Monde Diplomatique)
 
 
 
 
 
LE RETOUR DES BARONS PILLARDS (Paul Craig Roberts – Questions critiques)
 
 
 
 
 
 " Le groupe américain, American Home Mortgage Investment Corporation, a déclaré la cessation de ses activités et le licenciement de près de 7000 employés. "
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Franchir le Rubicon présenté par Karmapolis
 
 
 
 
Raid américain meurtrier sur Sadr City (Libération – Reuters)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ordre Exécutif de Bush : Criminaliser le Mouvement Anti Guerre - par Michel Chossudovsky (Mondialisation Canada)
 
 
 
 
 
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See U
 
DJ CC Jung

Publié dans Omegactualité

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