Aucun mal à imaginer la France d'après...

Publié le par cc jung in effect

Voici un avant goût de la « France d’après » promise par notre brillant candidat de l’UMP. Effectivement, avec le candidat le plus proche de l’extrême droite et des Néo-conservateurs de Bush, « tout devient possible »… Rafles comme au bon vieux temps, fichiers qui n’en finissent pas de se remplir, racisme assumé, discrimination à l’embauche érigée en norme, Ministère de l’identité nationale et de l’immigration (sic), petits arrangements entre un candidat entreprenant et un entrepreneur ami, barbouzeries et fric-frac à gogo, pression sur la Magistrature, bidouillage électronique des votes à la mode texane, nerfs à vif de l’égocentrique, appareil de la propagande qui turbine et tout ce qui va avec les grandes « démocraties ». Le sémillant assurait il y a peu qu’il instaurerait une démocratie irréprochable. En voici un avant-goût via un article du Nouvel Observateur agrémenté des liens du moment. Prometteur…
 
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« PARIS - L'arrestation d'un homme en situation irrégulière venu chercher ses deux petits-enfants dans une école du quartier a tourné à l'émeute, mardi après-midi: la police a fait usage de matraques et répandu des gaz lacrymogènes.
 
Les forces de l'ordre auraient arrêté, avec violence, un homme en situation irrégulière, mardi 20 mars, causant une petite émeute à la sortie de l'école de la rue Rampal, dans le XIe arrondissement à Paris, dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette interpellation, très musclée, aurait provoqué la panique parmi les habitants du quartier venus chercher leurs enfants aux écoles Lassalle et Rampal. Mardi, vers 16h30, alors que la police avait déjà arrêté un "fourgon plein" de sans-papiers à la sortie de ces écoles, elle a voulu interpeller un homme qui attendait ses deux petits-enfants, scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville, dans un café situé à l'angle des écoles, témoigne Brigitte Wieser, de RESF-Paris.
 
"Enormément de policiers"
 
Les policiers ont alors "assiégé" le café dans lequel le grand-père attendait. Les membres du Réseau et des habitants du quartier ont donc tenté de s'interposer, et se sont placés devant la voiture de police qui allait emmener ce sans-papiers. "Il y avait énormément de policiers", rapporte Brigitte Wieser. "Ils sont devenus fous furieux. Nous voulions faire de la résistance, nous ne recherchions pas l'affrontement". Mais les policiers ont tous sorti leurs matraques, et répandu des gaz lacrymogènes puissants. "J'ai pris un coup de matraque dans le dos. Si nous avions cherché l'affrontement, nous aurions tous fini à l'hôpital", souligne la militante parisienne.
 
"Entretenir la peur"
 
A cette heure de sortie des écoles, la rue était pleine de monde, d'enfants, de parents avec des poussettes, explique-t-elle. Les directeurs des écoles ont dû faire entrer les parents et les enfants dans les bâtiments pour les protéger des gaz et de la bousculade. Une journaliste, qui était présente, a pu filmer la scène. Les policiers lui ont pris ses papiers. Ils lui ont rendu sa carte de presse, mais elle n'a pas récupéré sa carte d'identité. La police voulait aussi se saisir de sa caméra, mais elle est parvenue à s'en débarrasser. "Ils étaient très embêtés, ils ont longtemps cherché la caméra", commente Brigitte Wieser.
 

Jets de projectiles sur les policiers
 
Une version que contestent les forces de l'ordre. Selon une source policière, il s'agit d'une opération classique de contrôle, sur réquisition du procureur de la République, dans trois débits de boisson. Cette source confirme que les fonctionnaires ont interpellé un ressortissant chinois en situation irrégulière au "Petit Rampal". Quand les fonctionnaires sont sortis du bar, une vingtaine de personnes les ont bloqués et ont encerclé le véhicule de police, certains s'allongeant sur la chaussée pour empêcher son départ, selon la source policière. Des coups et des projectiles ont détérioré la voiture de police. Les policiers ont essuyé des jets d'objets et d'un liquide provenant d'un squat d'artistes proche, précise-t-on. Pour se dégager, ils ont dû appeler des renforts et faire usage de lacrymogènes. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule et irrité au visage par le liquide, indique la source policière. Ce fonctionnaire fait l'objet de dix jours d'interruption totale de travail.
 
"Il est monté d'un cran"
 
 
"La préfecture de Paris avait toujours garanti qu'il n'y aurait pas d'arrestation à la sortie des écoles", souligne Brigitte Wieser. "Nous avons demandé aujourd'hui au préfet de nous recevoir, pour lui demander de ne plus céder aux pressions du candidat Sarkozy, qui exige du chiffre de ses préfets". En même temps que cette "rafle", il y en a eu deux autres, aux métros Goncourt et Stalingrad, et plusieurs arrestations. "On est monté d'un cran dans les rafles", commente Brigitte Wieser. Cette militante redoute que les parents en situation irrégulière ne scolarisent plus leurs enfants, par crainte d'être arrêtés en allant les chercher à l'école. "Hier soir, dans notre permanence du XIe arrondissement, il y avait beaucoup de monde. Les gens sont venus nous dire qu'ils avaient peur. Ces rafles servent à entretenir la peur", juge Brigitte Wieser. "
 
 
 

 
Article dans son contexte :
 
 
 
 
 
Liens :
 
 
3 questions à... Richard Moyon (RESF) : "La chasse aux enfants, aux militants, s'intensifie" (Nouvel Obs)
 
 
Vidéo mise en ligne par le site Bellaciao relative à la rafle
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quand SArkozy pique une colère !!!! (Bellacciao – Nouvel Observateur)
 
« Obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à "France Europe Express", le candidat UMP s’en est pris à la direction de la chaîne publique : "il faut la virer".  Invité de l’émission "France Europe Express", animée par Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy est arrivé avec "une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois dans la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant déjà occupés par les autres invités de l’émission. Au bout d’un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon l’hebdomadaire satirique : "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard : "Mais enfin, il n’y a personne pour m’accueillir. La direction n’est pas là? Ce n’est pas normal. Qu’est-ce qu’ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".
Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs" : "Personne n’est là pour m’accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder." »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« (…) Quoi qu’en pensent – et on s’en fout un peu – les Glucksmann, Finkielkraut, Gallo, Hanin et autres retourneurs de veste, Sarkozy traîne dans son sillage agité un bric-à-brac de brutalité, de démagogie et d’arrivisme aux relents berlusconiens. Que la presse béate à sa botte continue à confondre journalisme et stratégie de communication, et elle en dégoûtera les Français. Pas trop tôt, j’espère. Pile poil au deuxième tour. Sans Le Pen (…) »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« A lire ce brillant essai, on se dit qu'il faudrait un miracle pour que Ségolène Royal l'emporte. Car les valeurs de la droite sont à la hausse. En France, un homme a puissamment contribué à la «décomplexer» , c'est Nicolas Sarkozy, devenu, selon Eric Dupin, «l'unificateur» des «trois droites» chères à René Rémond (orléaniste, légitimiste, bonapartiste), traditions qu'il a unifiées en une synthèse qui lui est propre. Une mixture qui se nourrit des relents «néocons» venus d'outre-Atlantique, et qui mélange tentation communautariste, penchant pour l' «ordre religieux» , substitution du concept anglo-saxon d'équité au pilier tricolore de l'égalité républicaine, et exaltation de l'effort au détriment de la solidarité repeinte en assistanat. »
 
 
 
 
 « Nicolas Sarkozy aurait ajouté que "cela empêcherait sans doute le quotidien de trouver des gens pour le financer". Contactée par nouvelobs.com, une source interne à la rédaction en chef, qui souhaite garder l'anonymat, indique que le PDG de Libération, Laurent Joffrin, a confirmé l'information en conférence de rédaction mercredi 7 mars.
L'échange entre Edouard de Rotschild et Nicolas Sarkozy aurait été "musclé", le candidat de l'UMP se laissant même aller à employer des termes "grossiers", qualifiant, entre autre, Libération de "journal de merde". D'après une autre source interne à Libération, le coup de téléphone aurait "beaucoup fait rire Edouard de Rothschild". »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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CC Jung
 

Publié dans les dépêches orange

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