fichiers ethniques et discours technique

Publié le par cc jung in effect

Cela a commencé, rappelez-vous par le kärsher pour nettoyer la « crasse » des pouilleuses banlieues peuplées d’immigrés, puis par le harcèlement policier et la stigmatisation. Puis il y a eu, en réaction, les émeutes du mois de novembre et les commentaires qui ont accompagné cet épidermique mouvement. Des barbus islamistes comploteurs aux dealers dérangés par « l’efficacité » des sbires de Nicolas en passant par les polygames épandant leurs sauvageons dans nos calmes contrées, on a eu droit à tout. Mais ce n’était visiblement que le début. La campagne électorale approche et les masques tombent à nouveau…
« PARIS (Reuters) - Les policiers des Renseignements généraux sont accusés d'avoir constitué un fichier de délinquants sur la base de leur origine ethnique dans une plainte avec constitution de partie civile déposée mardi à Paris par SOS-Racisme, annonce l'association. Cette procédure incrimine un rapport des Renseignements généraux daté du 6 janvier 2005 répertoriant l'origine ethnique "de 436 meneurs recensés dans 24 quartiers sensibles", document publié dans plusieurs organes de presse depuis février. "Parmi (les meneurs), 87% ont la nationalité française, 67% sont d'origine maghrébine et 17% d'origine africaine. Les Français d'origine non immigrée représentent 9% des meneurs", concluait ce rapport.
 

Drôle de climat...

Un fichier a été mis en place par les Renseignements généraux
SOS-Racisme considère que pour arriver à cette conclusion, les policiers des RG ont nécessairement établi un fichier de délinquants sur une base raciste. "En tout état de cause, les statistiques des délinquants selon leur origine ethnique n'ont pu être révélées à la presse qu'après qu'un fichier ait été mis en place au sein des Renseignements généraux", écrit Samuel Thomas, vice-président de l'association, dans la plainte transmise à la presse. Ces faits constituent selon l'association l'infraction de "mise ou conservation en mémoire informatisée sans le consentement exprès de l'intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, faisant apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou les appartenances syndicales des personnes".
Le code pénal prévoit une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende pour ce délit. SOS-Racisme met en cause directement Nicolas Sarkozy en joignant à sa plainte une déclaration du ministre à RTL en février dernier où il déplorait l'impossibilité légale de mentionner l'origine ethnique des délinquants. "Le fait que l'on ne puisse pas, en France, connaître la diversité de la population parce que l'origine ethnique des délinquants est interdite participe à la panne de notre système d'intégration", déclarait le président de l'UMP. Le rapport des Renseignements généraux a été exploité par plusieurs sites internets d'extrême droite, souligne SOS-Racisme dans sa plainte. (…) » 
 

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CC Jung
 
 
 

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