Dans les filets (3)

Publié le par cc jung in effect

Occupés ailleurs...

No comment. C’est en effet la posture adoptée par le DJ qui préfère citer les éditorialistes en publiant la totalité de la revue de presse du Nouvel Obs qui reflète peu ou prou, son opinion. Les liens proposés permettent également de se faire une idée de la tragédie qui se déroule au moment précis où nous avons les yeux rivés sur les filets tremblotants et les ballons tournoyants. Le silence du monde « civilisé » n’honore aucun d’entre nous.

 
Petite parenthèse pour se gausser du énième message de Ben Laden qui prétend rendre hommage à la pire des crapules que le contre-terrorisme a engendré en Irak, Zarquaoui. C’est bien une preuve supplémentaire que le directeur de la communication de la Maison-Blanche est un pantin dérisoire ou une marionnette déboussolée. Son intervention, au delà du fatras habituel et des clichés pseudo-orientalistes pour le rendre crédible auprès de son auditoire occidental, a un seul but véritable. Glissée au milieu du baratin habituel, la Somalie est citée (deux fois) comme étant une victoire d’Al Quaeda, ce qui est tout sauf...exact. La seule utilité de cet adoubement intempestif est de corroborer la propagande de l’administration Bush, comme à chaque fois. Le Dir Com devrait être cité bientôt comme employé de la décennie par l’Empire.
 
 
(Nouvel Obs) : Voici les commentaires de la presse, vendredi 30 juin, sur la situation en Israël et en Palestine.


LE MONDE

"Un mécanisme destructeur vient de se remettre en marche dans les territoires palestiniens à la suite de l'enlèvement d'un soldat israélien. Après avoir donné quarante-huit petites heures aux Palestiniens pour parvenir à une libération sans conditions, Israël a décidé de s'engager dans une campagne dont les objectifs dépassent maintenant le cadre de départ. (...) Se débarrasser du Hamas, un objectif que les Israéliens partagent avec les Américains et, par défaut, avec les Européens, ne sera pas une tâche aisée, compte tenu de l'ancrage du mouvement dans la société palestinienne. Cet objectif est d'autant plus regrettable aujourd'hui qu'il vient télescoper l'accord politique que viennent de conclure le Hamas et les nationalistes du Fatah.

Connu comme le 'programme des prisonniers', parce qu'il a été rédigé par des détenus en Israël, principalement par le charismatique Marouane Barghouti, cet accord comporte une reconnaissance implicite d'Israël. (...)"

LE FIGARO
Pierre Rousselin

"L'escalade engagée par Israël à Gaza après l'enlèvement du tankiste Gilad Shalit est spectaculaire, excessive et contre-productive. (...) Tout indique que le gouvernent israélien poursuit d'autres buts que celui de sauver le soldat Shalit. La capture des ministres et des élus du Hamas révèle de façon un peu trop criante ses réelles intentions. (...) Il faut espérer qu'Ehoud Olmert n'a pas profité de la capture du soldat Shalit pour appliquer une stratégie préconçue visant à prouver qu'en dépit de ses promesses récentes de négocier avec les Palestiniens, l'absence de tout partenaire l'oblige à agir de façon unilatérale. Un tel calcul à courte vue aurait, pour le nouveau premier ministre, le mérite de sauver son projet politique. Mais ce serait au prix d'un risque énorme pour Israël.
On le voit déjà. L'entrée des chars à Gaza et la capture d'un tiers du gouvernement ne font que renforcer le Hamas. Parmi les islamistes, ceux qui prêchent la modération sont durablement condamnés au silence. (...)"

L'HUMANITE

Bruno Odent

"(...) La vérité est ailleurs : ce que craint par-dessus tout le cabinet Olmert, c'est ce document sur lequel se sont réunis les Palestiniens autour d'un texte du Fatah et du Hamas, proposant une perspective de sortie de guerre; un texte qui, comble du paradoxe, fait entrer les islamistes du Hamas au pouvoir, qui s'y refusaient jusqu'alors, dans un processus de reconnaissance, de fait, d'Israël. (...) Cela signifierait la fin du projet de règlement unilatéral, lancé par Ariel Sharon. Or ce projet-là qui impliquerait l'auto-démarcation des futures frontières d'un État israélien, englobant les principales colonies de Cisjordanie et retranché derrière le mur, selon un scénario qui laisserait au mieux aux Palestiniens la gestion de bantoustans éclatés et isolés, est devenu la seule ligne d'horizon du gouvernement Olmert, venu d'ailleurs en plaider récemment la cause à Londres et à Paris.
(...) Irresponsable à l'égard du peuple israélien en premier lieu, cette funeste stratégie ne fait qu'aggraver les périls qui s'accumulent sur toute une région. (...) "

L'UNION
Hervé Chabaud

"Est-ce que les tensions dramatiques entre les Israéliens et les Palestiniens cesseront un jour ? Le Mondial a relégué au second rang les graves événements qui enveniment les relations régionales au Proche-Orient et inquiètent la communauté internationale. Chaque jour qui passe conforte un climat de guerre et témoigne d'un interminable bras de fer entre le gouvernement israélien, le gouvernement palestinien et l'autorité palestinienne. Qu'importe l'appel à plus de retenue lancé hier par les ministres des Affaires étrangères du G8 ! (...) On ne voit pas ce qui retiendrait les Israéliens engagés dans une puissante opération militaire destinée à anéantir les organisations et les groupes armés au service des Palestiniens les plus radicaux. Dans le même temps se déroule une campagne de désinformation où chacun accuse l'autre des maux les plus affreux et tente de convaincre images à l'appui. Bête noire de l'Etat hébreu, le Hamas joue sa survie politique. Il montre pour l'instant ses limites à gérer une situation de crise en raison de son passé."

OUEST-FRANCE
Joseph Limagne

"Contre le Hamas, Israël n'y va pas de main morte ! (...) En tout état de cause, le message est clair. Et désastreux. Il témoigne d'une volonté d'abattre le Hamas au moment précis où le mouvement islamique était en train -avec moult réserves et ambiguïtés- d'amorcer un pas vers la reconnaissance implicite d'Israël. Aurait-il voulu couper à la base cet espoir naissant de rameau d'olivier qu'Ehoud Olmert ne s'y serait pas pris autrement. Khaled Mechaad, l'irréductible du Hamas, considéré comme le cerveau du raid au cours duquel le jeune soldat israélien a été capturé, doit jubiler dans son refuge syrien. Tout se passe comme si les activistes palestiniens et le gouvernement israélien s'étaient donné la main pour torpiller l'accord d'+entente nationale+ négocié pendant plus d'un mois entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas du Premier ministre Ismaïl Haniyeh. (...) "

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
Jean-Pierre Bel

"Le soldat Shalit sera-t-il sauvé ? Dans le fracas qui couvre à nouveau la bande de Gaza, personne ne peut mesurer ses chances de survie. L'offensive de grande envergure déclenchée hier par Israël dépasse désormais de beaucoup le cas de Gilad Shilat. Plus qu'un simple combattant, c'est Tsahal tout entière qui, pour les Israéliens, est retenue en otage. Plus que Tsahal, c'est Israël qui voit dans l'enlèvement d'un seul de ses héros le sort que les ravisseurs réserveraient sans doute au pays tout entier s'ils le pouvaient. Ce n'est pas la première affaire du genre. Neuf fois depuis vingt ans, le choc a été immense dans la société israélienne. Aucune négociation n'a jamais été entamée et l'aventure s'est toujours tragiquement terminée par la mort du ou des militaires et une escalade des violences (...) Le risque de chaos est réel. Au-delà d'un soldat, c'est la paix qu'il faut sauver."

CHARENTE LIBRE
Jacques Guyon

"Le Premier ministre israélien avait prévenu dès les premières heures de l'offensive de Tsahal dans la bande de Gaza: son gouvernement userait de +moyens extrêmes+ pour sauver le soldat Shalit. (...) En s'attaquant au gouvernement Hamas et ceci au moment où celui-ci venait de laisser entendre qu'il pourrait reconnaître 'implicitement' Israël, Ehud Olmert a pris tout le monde de court. En refusant de faire le distinguo entre la 'vitrine' du Hamas et ses groupes armés, entre les élus sortis des urnes et les groupes terroristes, Ehud Olmert met à la fois les Palestiniens et les Occidentaux face à leurs responsabilités. (...) Ce n'est pas un hasard si le même jour, Israël a rejeté catégoriquement le document palestinien d'entente national jugeant qu'il ne visait nullement à la paix mais n'était qu'un compromis pour éviter une guerre civile palestinienne. Il reste que cette façon brutale et inédite de mettre Mahmoud Abbas en face de ses responsabilités risque bien de produire l'inverse de l'effet escompté et qu'une fois encore, la région se retrouve au bord de l'explosion."
 
 
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"Nous allons continuer, si Dieu le veut, à te combattre partout, en Irak et en Afghanistan, en Somalie et au Soudan (...) et tu retourneras vaincu dans ton pays, comme nous t'avons vaincu auparavant en Somalie." (…)
 
 
 
 
 
 
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CC Jung

Publié dans Omegactualité

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