Signes des temps

Publié le par cc jung in effect

et temps des signes
 
Ce sont des signes… Pas ceux contaminés par la grippe aviaire qui ont droit à toutes les plumes attentives, non, ces signes-là sommeillent dans un coin de colonne, dans le flot des dépêches, dans deux lignes d’un journal télévisé comme autant de SOS silencieux que personne ne voudrait entendre. Ils disent mieux que d’autres, l’urgence climatique et la dégradation de notre planète bleue. En parler, c’est paraît-il faire du « sensationnel » et surfer sur la vague « apocalyptique », mais c’est surtout, déranger le lourd sommeil des inconscients qui refusent l’évidence de la réalité.
 
 
Et pourtant nous étions prévenus… On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas, que personne n’a crié au loup pour ameuter le village et que les sages se sont tus devant l’imminence de la menace. Combien d’appels de scientifiques ont été suivis d’effets, combien de congrès sur l’urgence climatique ont abouti à des décisions politiques, combien de pétitions ont circulé en vain ? Aucun. Les jours passent et l’irrémédiable dégradation ronge la planète toute entière et c’est notre climat et l’équilibre de la terre qui part en fumée au bout des torchères et des canons d’usines.
 
Les principaux pays pollueurs continuent inlassablement leur folle course en avant pendant que d’autres géants industriels (Inde, Chine, Brésil) se dépêchent de rejoindre l’armada fumante. Les ressources naturelles sont exploitées avec la frénésie des chercheurs d’or qui ne laissent que l’écume toxique du mercure, les OGM contaminent silencieusement nos assiettes (Lien) mais il faut se garder de tirer la sonnette d’alarme à moins de passer pour un oiseau de mauvais augure ou un frénétique écologiste. Certes, mais un coup d’œil sur les dépêches du jour nous indique qu’il faut se dépêcher justement d’agir. La fonte accélérée des glaciers immémoriaux du Tibet provoque des tempêtes en Chine (Lien), les Alpes finiront par perdre leur scalp blanc (Lien) tandis que l’ours polaire et son espérance de survie s’amenuisent au rythme de la fonte de la banquise (Lien). Idem pour le lapin de Garennes (Lien). La liste des animaux en voie de disparition ne cesse de s’allonger (Lien). 
 
 

Planète en solde et conscience en friche...

La planète est en solde permanente
 
 
Et pendant ce temps-là, l’infernale machine à vendre des rêves manufacturés, la publicité, continue son grand œuvre, vantant les mérites supposés du gaspillage planétaire, de la consommation effrénée et du matérialisme triomphant (Lien). Tout se vend et s’achète, tout s’exploite et la planète est en solde permanente. La vente des 4 x 4, ces gloutons pollueurs, ne s’est jamais aussi bien portée, la production des déchets d’emballage explose régulièrement et le niveau de production des gaz à effet de serre a encore logiquement progressé (Lien). Comme si cela n’était pas encore suffisant, la déforestation, le carnage de l’héritage vert de la terre, se poursuit avec insouciance au moment au la planète a un besoin urgent d’un poumon vert puissant pour recycler son haleine fétide (Lien).
Rien de nouveau me direz-vous comme nouvelles. Justement, le pire c’est que nous nous habituons aux signes, au signal d’alarme et aux appels à l’aide, ils font partie du décor désormais. Un décor qui craquèle comme une vilaine peau infestée par la vermine, un décor dévoré par un cancer insidieux. Jamais l’adage populaire qui illustre l’individualisme forcené n’a semblé plus vrai : après moi…le déluge.
 
 
 
Liens :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le tsunami silencieux… (Dessin de Alfredo, « La Nacion »)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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CC Jung

Publié dans Omegactualité

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