De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (2)

Publié le par cc jung in effect

Second volet de notre série consacrée à ce "terrorisme" qui masque bien trop souvent des trafics honteux, des tentatives de déstabilisation, des méthodes inavouables, des histoires de valises et de commissions, le côté sombre de nos "démocraties" en fait. Ce qui n'empêche aucunement nos gouvernements de se servir de la lutte contre le terrorisme pour terroriser...leur propre population sous couvert d'hystérie sécuritaire. Tout est une question d'opportunité finalement...

1ere partie : De l'utilité du terrorisme dans nos démocraties (1)

(Suite) L'Italie noyautée de l'intérieur, un cas isolé ? Même pas ! Souvenez-vous que notre voisin transalpin avait rejoint le « comité clandestin allié » qui comprenait déjà les États-Unis, la France, la Belgique et la Grèce (liens Voltaire - Libertés & internet, revue Def nat). Prenons au hasard la Grèce qui a connu un épisode typique dans la stratégie impériale : l'installation d'une junte militaire en 1967, soit le règne de la  « dictature des colonels » suite à un coup d'état. Un modèle impérial breveté qui fera un malheur (dans tous les sens du terme) en Amérique du Sud. La dictature des colonels ? « Pour conserver et consolider leur pouvoir, les colonels cherchèrent à éliminer toute forme d'opposition et de contestation. Dès le coup d'État, des personnalités politiques, principalement de gauche, mais aussi des libéraux et de simples défenseurs des droits de l'homme, furent persécutés. (...) Les opposants politiques étaient mis en résidence surveillée, emprisonnés, déportés sur des îles désertes de l'Égée mais aussi parfois torturés. Des gouvernements plus ou moins fantoches se succédèrent afin de laisser croire qu'une vie politique continuait à exister » (Lien Wiki). Un vrai résumé de l'Empire et de sa manière d'agir : bruits de bottes, imposture, tortures et forfaiture. Voilà le type de démocratie impériale que les pays hors de la galaxie atlantiste doivent absolument ingurgiter, de gré ou de force. La méthode a évolué depuis, il y a désormais des « révolutions » colorées et mises en scène par des ONG...sponsorisées par la CIA. Pour ce qui est de la « diplomatie publique » (traduction de la novlangue : propagande), l'OSI (Office for the Strategic Influence) et ses excroissances nombreuses se chargent de rémunérer les intellectuels, les analystes, les politiques et les journalistes locaux pour nous expliquer que tout ceci est une bénédiction pour tous et que l'Empire est notre seul salut... Et cela fonctionne...même en France...

 


Revenons à notre Gladio un instant pour parler d'un pays voisin et ami, la Belgique...La Belgique et ce réseau clandestin de l'OTAN responsable de terrorisme non revendiqué (lien Mondialisation) ? Les tueries du Brabant ! De septembre 1982 et décembre 1983, munis d'armes de guerre, les membres d'un mystérieux groupe attaquent cinq supermarchés, deux auberges, une usine et une bijouterie, tuant au passage douze personnes (lien Wiki). Les tueurs du Brabant venaient d'entrer en action avec une violence inouïe, n'hésitant pas à attendre l'arrivée des forces de l'ordre pour mitrailler encore et faire plus de dégâts...psychologiques dans l'opinion publique. Fin 1985, les attaques reprennent : deux grandes surfaces sont prises pour cible, les tueurs tirent sur les clients et font 8 morts. Leur butin ? Quelques kilos de café volé et quelques dérisoires billets. Après ce nouveau carnage, le commando sanguinaire disparait définitivement dans la nature... Pour ajouter à la confusion régnante, les Cellules communistes combattantes (CCC - un mouvement inconnu jusque là), commettent pendant la même période une trentaine d'attentats avant d'être mis hors d'état de nuire. Personne ne sait qui a activé en même temps ou presque les deux cellules en jouant habilement sur les motivations idéologiques des unes et des autres mais le pays se trouve bel et bien au bord du K.O, les parachutistes patrouillent dans les rues, la peur s'installe. Sale ambiance.






Les méthodes employées par les tueurs de Brabant sont celles des commandos militaires


Les CCC ? Proches de Fraction armée rouge (RAF - Allemagne) et du groupe français Action directe que l'on rencontrera un peu plus tard dans le récit, les révolutionnaires communistes d'obédience anarchiste et marxiste apparaissent comme des idéologues qui ont basculé dans la lutte armée et le terrorisme. Des militants purs et durs qui se sont attaqués à divers symboles de la présence américaine et de l'OTAN...au moment où la majorité des Belges refusait l'installation de missiles à tête nucléaire US voulue par Reagan. Après l'arrestation des principaux leaders accusés de meurtres (la police avait « oublié » de transmettre l'info du colis piégé déposé au siège de la FEB - fédération patronale belge, les CCC prévenaient systématiquement les autorités pour éviter de faire couler du sang), la cellule se délite doucettement. Le groupe, en voie de normalisation dans le jeu politique, dispose désormais d'un site internet qui fait office de vitrine légale (lien). Mais que dire de ces Tueurs du Brabant évaporés dans la nature après avoir semé la terreur et l'horreur ? Ils semblent avoir répondu à leur manière aux CCC sans que l'on sache qui donnait le tempo. De toute façon, dès qu'il s'agit des tueurs du Brabant, le mystère s'épaissit, les masques se baissent et d'épais rideaux de fumée empêchent toute visibilité. Seule vraie certitude : les méthodes employées par ces tueurs implacables sont bien celles des commandos, celles des unités délite de l'armée ou de la gendarmerie (matériel, sang-froid, timing, cartes topographiques, etc.). Les enquêteurs supposent des complicités sans les cerner vraiment, ils subodorent des familiarités avec certains corps qui composent les forces de l'ordre belges sans preuves réelles, ils devinent quelques pistes qui conduisent directement à l'extrême droite et aux cercles atlantistes. Rien de concret pourtant dans le dossier toujours ouvert.


Juste des faits troublants : l'entrée en scène des tueurs du Brabant semble parfaitement orchestrée... Le gouvernement constitué de libéraux et de socio-chrétiens (1981-1985) dirige le pays en conduisant une politique d'austérité dans le plat pays quand le cauchemar débute : « des individus d'extrême droite incendient les locaux de Pour (voir article l'enquête impossible, partie A titre indicatif, NDA), un hebdomadaire de gauche ; les activistes d'une milice néonazie, le Westland New Post, dérobent des télex de l'Otan classés top secret; des gendarmes sont la cible d'attentats à l'explosif. Et, le 14 août 1982, des malfaiteurs cambriolent une épicerie à Maubeuge, ville française proche de la frontière » (Lien Le Monde Diplomatique). Dans quel but agissent ces chevaliers belges de l'apocalypse ? Des tueurs fous et « masqués qui tirent sur tout ce qui bouge, adultes et enfants, qui vident les caisses, rebroussent chemin et sèment les policiers qui les prennent en chasse ». « Quelqu'un, dans l'ombre, a-t-il joué à fabriquer et à manipuler des pistoleros d'extrême gauche comme de droite pour provoquer un renforcement de l'appareil répressif de l'Etat qui abrite, après tout, les institutions européennes, l'Otan et le Shape (Supreme Headquarters Allied Powers Europe) ? » s'interroge Claude Michaux, avocat général près la cour d'appel de Mons, qui supervise la CBW (Cellule du Brabant wallon qui s'occupe de l'enquête). Il précise tout de même sa pensée : « Nous vivions dans un contexte de guerre froide. Et la politique de Ronald Reagan était de muscler l'Occident face au "péril rouge". Or l'opinion publique en général et nos responsables politiques en particulier avaient tendance à considérer que "chez nous tout va bien, aucun danger". On a peut-être voulu prouver le contraire en affinant la méthode employée dans la péninsule italienne, où l'on sait aujourd'hui que les terroristes d'extrême droite, par exemple, étaient manipulés par les services secrets. (...) On ne trouvera peut-être jamais la réponse. Les auteurs des faits ayant peut-être eux-mêmes été supprimés. » (même Lien Monde Diplomatique, voir également lien Wiki).



 





Le Gladio et l'opération Condor ont servi de répétition générale

 


L'ombre du Gladio plane sur cette trouble affaire tout comme un sinistre condor planait sur Amérique du Sud (lien Wiki sur l'opération du même nom)... La stratégie de la tension initiée par les faucons atlantistes et le complexe militaro-industriel fasciste avec ses attentats, sa déstabilisation, ses enlèvements d'opposants et la torture systématique, ressemble diablement à une répétition générale pour tester la méthode la plus productive pour l'Empire. Un test apparemment concluant puisque le 11 septembre 2001 et la campagne irakienne enclenchée dans la foulée donneront... Al Quaeda, les enlèvements et vols secrets de la CIA avec la complicité de l'Europe, Guantanamo, Abou Graib (Irak), la tristement célèbre prison de Bagram (Afghanistan), les geôles clandestines dans les pays alliés du Moyen-Orient et du Maghreb, les multiples attentats à la voiture piégée au Liban systématiquement attribués à la Syrie, les terroristes palestiniens du Fatah Al Islam instrumentalisés (Liban - voir lien Wiki), les attentats de l'hôtel Marriot (Pakistan - lien Voltaire) et de Mumbai (Inde - Liens Agoravox - Mondialisation)...


On aurait pu ajouter à cette sombre liste les révélations du Sunday Herald (Ecosse - lien Indymedia) qui nous apprenait qu'un agent double des SAS (services action britanniques) se trouvait directement impliqué dans l'effroyable attentat d'Omagh (15 août 1998) commis par une branche de l'IRA, un carnage qui fit 29 morts et 229 blessés (lien Wiki). On aurait pu aussi bien évoquer l'anthrax post 11 septembre d'Al Quaeda d'origine...militaire et estampillé « Made in US laboratory ». Un virulent poison envoyé aux élus démocrates et aux éditorialistes qui fustigeaient la mise en place en urgence du « liberticide Patriot Act » (liens Voltaire - Wiki). Ou même le mythique Zarquaoui et ses sanglantes boucheries en Irak. Les attentats perpétrés par son groupe (affilié à Al Quaeda, cherchez l'erreur ou la solution...) étaient tous plus horribles les uns que les autres d'autant qu'ils visaient essentiellement la population irakienne. Une manœuvre de contre-terrorisme terrifiante initiée par le Pentagone pour saper la résistance des insurgés locaux et délégitimer leur combat aux yeux de la population exsangue (lien Mondialisation). On aurait pu évoquer également des agents spéciaux britanniques arrêtés à Bassorah (Irak) le 19 septembre 2005. Déguisés en bédouins, le coffre de leur voiture bourré d'explosifs, ils s'apprêtaient sans doute à commettre une horreur à porter au crédit de l'ennemi du moment (milices chiites). 



 




Le masque du terrorisme pour leurrer l'opinion publique



Voici à présent un autre cas de terrorisme et de manipulation à la clef qui nous a directement concernés. L' « affaire Eurodif » nous ramène en effet en France et du côté d'un autre mouvement terroriste, Action directe... Eurodif ? Il s'agit de « European Gaseous Diffusion Uranium Enrichissement Consortium », une usine de traitement de l'uranium implantée dans le site de Tricastin (Drôme). Le consortium assure près d'un quart de la production mondiale d'uranium enrichi mais son nom reste surtout associé à l'assassinat du PDG de Renault George Besse (17 novembre 1986) par les membres d'un commando d'Action directe. Le PDG d'un groupe industriel d'envergure assassiné par des terroristes de l'ultragauche, il y a une certaine logique morbide mais la feuille cache encore la forêt... Derrière le sordide forfait se profile une autre réalité qui donne un éclairage sur la guerre souterraine que l'on affuble souvent du masque du terrorisme pour leurrer l'opinion publique. Déroulons la pelote ensanglantée avec patience...


Fondé en 1973, Eurodif est une coentreprise qui comprenait cinq pays, la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède avant que cette dernière ne se retire. Un manque à gagner et une part qui fait défaut dans la trésorerie. C'est Jacques Chirac qui se charge de convaincre...l'Iran de remplacer au pied levé la Suède lors d'un voyage officiel à Téhéran en décembre l'année suivante (1974). Le Shah d'Iran, Reza Shah Pahlavi accède à la demande pressante de fonds et octroie un prêt d'un milliard de dollars en échange du droit d'acheter 10% de l'uranium enrichi pour alimenter les deux centrales nucléaires qui devaient être fournies également... Nous parlons bien du même Iran qu'Israël et les USA menacent nuit et jour de bombardement atomique pour cause de programme nucléaire civil...


Pour mémoire, le Shah d'Iran a accédé au pouvoir après la chute du tout puissant premier ministre Mohammad Mossadegh en 1953 qui avait eu l'outrecuidance de ...nationaliser le pétrole iranien. L'opération baptisée « Ajax » (lien Wiki), menée conjointement par les services américains et britanniques, avait donc fait place nette pour installer un pantin plus docile secondé d'une redoutable police secrète, la fameuse Savak cornaquée par la CIA et le Mossad. En 1979, le Shah d'Iran est renversé à son tour par la Révolution islamique. Les Mollahs, une fois parvenus au pouvoir, décident de suspendre la participation iranienne au consortium en réclamant le remboursement du prêt et la livraison des 10% d'uranium prévue par les accords signés. Refus catégorique de Paris. En représailles selon des sources convergentes (lien Wiki - Eurodif), des attentats ensanglantent la capitale quelques années plus tard (liste attentats - Wiki). Des actions attribuées aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) de Georges Ibrahim Abdallah. Le 17 novembre 1986, George Besse est assassiné par Action directe, il était le fondateur...d'Eurodif. Au Liban, les journalistes Jean-Paul Kauffmann et Michel Seurat sont pris en otage par le Hezbollah, un parti proche de l'Iran... Autant de faits terroristes perpétrés par divers groupes hétéroclites qui visent à un même objectif : faire pression sur Paris pour faire avancer les négociations. Voilà un des visages du terrorisme dévoilé : la sous-traitance des basses besognes, un mercenariat sordide à peine habillé des oripeaux d'une vague idéologie révolutionnaire.


Comme le souligne le Dauphiné libéré, « les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine, le journaliste Jean-Paul Kauffman retenus plus de 3 ans en otage au Liban, les attentats meurtriers de la Fnac, du Pub Renault, l'assassinat de Georges Besse, patron du nucléaire français et hostile aux négociations avec l'Iran, et d'autres encore, ont payé, dans les années 1980, le prix du contentieux Eurodif. » (lien Wiki Eurodif). En 1991, un accord secret est enfin conclu entre la France et L'Iran pour régler le litige. Fin de l'histoire.

 





L'attentat de Karachi, une histoire de commissions...



Que conclure de cet épisode tragique sinon que le terrorisme sert parfois à apurer les comptes et à régler des litiges en cours. Une bombe et un carnage font passer bien des douloureux messages sous la surface des choses. Les évidences ne veulent rien dire, tout se passe dans les bas-fonds où grouillent les services et leurs guerres clandestines. Un autre exemple signifiant et beaucoup plus récent pour se faire une idée ? L'attentat de Karachi (Pakistan), le 8 mai 2002. Ce matin-là, un kamikaze jette sa voiture bourrée d'explosifs sur un bus qui transportait des ouvriers et techniciens français débarqués de Cherbourg (DCN- Direction des Constructions Navales). Bilan : 11 français tués qui participaient à la construction d'un sous-marin en vertu d'un accord passé entre les deux nations (contrat Agosta). Un attentat attribué à Al Quaeda bien sûr selon les médias si prompts à vendre la vérité officielle ! Sauf qu'un rapport secret (baptisé Nautilus) a montré le bout de son périscope. Il laisse entrevoir une autre réalité plus prosaïque... La « signature » de l'attentat pose déjà problème puisqu'il s'agit ici d'un explosif utilisé par...l'armée pakistanaise. Sauf que l'énorme contrat d'armement de 5,4 milliards de francs (825 millions d'euros) comportait des clauses peu avouables qui mettent en cause le personnel politique des deux pays concernés... « Le contrat Agosta incluait une disposition très particulière et soigneusement camouflée : 85 % des commissions devaient être versés aux intermédiaires dans l'année suivant la signature de la vente des sous-marins. Ainsi, au moment du feu rouge de l'Elysée, l'équivalent de 28 millions d'euros avait déjà été transféré via deux banques suisses, sur les comptes de sociétés écrans panaméennes » révèle Le Point (Lien). Sur fond de guerre secrète entre le clan Balladur et le clan Chirac pour capter ou bloquer le pactole secret (rétro-commissions), des intermédiaires proches du pouvoir pakistanais de l'époque (le clan Bhutto et en particulier, Ali Zardari actuellement au pouvoir) se sont sentis lésés dans l'affaire et l'ont fait savoir plutôt bruyamment si l'on comprend bien. Un pauvre séide manipulé a actionné la charge contre les mécréants occidentaux sans jamais imaginer qu'il s'agissait de business et de règlements de comptes entre mafieux à cravates... Absurde martyr.


« Un intéressement de 4 % sur le prix des sous-marins (soit 33 millions d'euros) leur était promis (...) Ils s'étaient rendus à Islamabad avec le conseiller spécial du ministre, Renaud Donnedieu de Vabres, qui avait dans son entourage la haute main sur les affaires sensibles. Ils étaient en outre impliqués, à la même époque, dans la répartition des commissions sur un autre contrat sensible de la DCN : le projet « Sawari II »- la vente de frégates à l'Arabie saoudite, pour 3 milliards d'euros. » (même lien Le Point). Voilà quelques précisions utiles qui nous rappellent grandement un autre scandale enterré sous le sceau du « secret défense », celui des « Frégates de Taiwan » avec sa ribambelle de morts suspectes, d'hommes politiques impliqués et de financements occultes via des paradis fiscaux (lien Wiki). Nous voilà revenus dans les marécages fangeux où se vautrent les loges maçonniques, une partie de la sphère politique, la mafia, le trafic d'armes, les terroristes, les services secrets et autres joyeux amateurs de bain de boue. Seule consigne pour tous les invités : le silence. Vous avez entendu parler de l'affaire de l'Angolagate qui se juge en ce moment ? Peu ou pas sans doute. Quelle curieuse non-couverture médiatique d'autant qu'il y a aussi du beau monde à la barre... (lien Wiki). A la lecture du billet de Paul Moreira sur le sujet, on comprend un peu mieux la « pudeur » de ses sémillants et courageux confrères (Lien). Il y a bien trop de « parrains » politiques impliqués dans cette sale affaire et les protections et autres alliances claniques remontent beaucoup trop haut. Dormez braves gens tout comme les centaines de milliers de mines enfouies dans le sol angolais qui sommeillent d'un œil seulement en attendant le pas léger d'un enfant ou la lasse marche d'un paysan.


Alors ? Al Quaeda, terrorisme, fous de Dieu, islamistes...ou affairisme, corruption, prévarication, magouilles, fascisme et mafia politique et militaire à la mode impériale ? Nous voilà loin des fronts révolutionnaires, des commandos martyrs, des brigades islamiques et des armées du peuple mais bien proche du tiroir-caisse, des valises de billets, des campagnes politiques, de la prévarication, des sociétés secrètes, des multinationales et du fascisme camouflé derrière les inepties sémantiques du genre « Empire du bien » et « choc des civilisations ». Les évidences trop simples masquent effectivement une réalité plus crue, plus sordide et impitoyable. Les bombes tuent assurément et les revendications fantaisistes fleurissent aussitôt comme des chrysanthèmes pour faire flotter un parfum de diversion (« false-flag » - lien Wiki). Les coupables sont montrés du doigt expressément et désignés à la vindicte populaire, tout le système s'agite, remue en surface, fait de grands discours et proclame des mesures d'urgence et des lois d'exception (Patriot act, Lois Sarkozy, etc.)...qui n'ont pour seule efficacité que de restreindre encore plus les libertés des citoyens pris entre le marteau et l'enclume. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. A la stratégie de la tension répond toujours une politique sécuritaire qui vise à faire peur, à faire taire et à surveiller ceux qui pourraient démasquer l'imposture en cours et le coup d'état permanent qui se joue sous nos yeux depuis trop longtemps clos.


C'est très exactement ce que chuchotait Stanley Kubrick dans son film testament. Eyes Wide Shut (liens)... L'envers du décor est terrifiant.

      

     
HauteTension
 :

       Stratégie de la tension - Wikipédia  -   Gladio (Wikipédia) -  Occident (Wikipedia)           

       Rapport Andreotti sur l'Opération Gladio [Voltaire] -           

                       

      Années de plomb (Europe - Wikipédia)

        L'Italie des années de plomb (L'express) -          

      Loge maçonnique P2 (Wiki) 
 
            

       Mafia, Loge P2, Vatican: La dernière lettre du "banquier de Dieu" (Amnistia)           

            

      Les Armées Secrètes de l'OTAN  (Voltaire - PDF)

      

       Les Armées Secrètes de l'OTAN (Revue Def Nat) -


        
«LES ARMÉES SECRÈTES DE L'OTAN (Libertés & internet)  

           

       Dictature des colonels (Wiki)  -       

 

       CCC (site officiel)        

     

      "CCC-révolution" VS "tueurs du Brabant wallon (Indymdedia)

      Le terrorisme non revendiqué de l'OTAN (Mondialisation)

       L'énigme des « tueurs fous » du Brabant (Le Monde diplomatique)

       Tueries du Brabant (Wikipédia) 

 

       Gladio sud-américain : l'opération Condor (Wiki) - Omagh  (Wikipédia) 

 

       Zarqaoui : Le Pentagone admet avoir fabriqué un Fantomas (Mondialisation)

 

      Intoxication à l'anthrax [Voltaire]  -

     Enveloppes contaminées au bacille du charbon - Wikipédia 

 

       Action directe (Wikipédia) - L'opération Ajax. (Wikipédia)

             

      Eurodif - Wikipédia -    

      Liste des attentats (Wikipedia)

             

       Révélations - Les mobiles cachés de l'attentat de Karachi (Le Point)             

      L'affaire des frégates de Taïwan (Wikipedia)                 

      Affaire des ventes d'armes à l'Angola (Wikipédia) 

 

Angolagate (Paul Moreira - Premières lignes)

                          

Fatah al-Islam (Wikipédia) 

 

Acculée en Afghanistan, l'OTAN organise un attentat au Pakistan (Voltaire)...  

Attentats de Mumbai : Coup de théâtre au parlement indien (Agoravox)

Le 11 septembre indien : qui était derrière les attaques de Mumbai? (Mondialisation.ca)

 

False flag - Wikipédia (Wikipedia) - Eyes Wide Shut (Wikipedia)
 
« Eyes Wide Shut », film testament et œuvre codée 
(Karmapolis, bas de page)      

 

 A titre indicatif :

L'enquête impossible (blog libertaire) -  Tueurs du Brabant, la piste d'extrême droite relancée (Résistances.be) -   "Fils de juge" - Charles-Louis Roche (Dailymotion - en plusieurs parties) - Comment l'Otan a dissous les journalistes (Marianne) -  Partie 2 Les Marionnettistes (Dailymotion)  - la suite ici

 

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DJ CC Jung

 

 

 


Publié dans L'Empire du Bien

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