Lire entre les lignes (3)

Publié le par cc jung in effect

Omegalpha nourrit à nouveau la rubrique, « New words order », une chronique qui est entièrement consacrée aux sentences, petites phrases et autres extraits d'ouvrages qui permettent de mieux comprendre le cheminement idéologique et la pensée profonde et secrète qui animent nombre de nos gouvernants et de nos « décideurs ». Il sera donc question du Nouvel Ordre Mondial, de la PNAC, de l'Empire, du capitalisme débridé, de l'idéologie néo-conservatrice et autres joyeusetés que nous voyons à l'œuvre aux quatre coins de la planète, une frénésie cannibale qui nous préoccupe grandement dans cet espace d'échanges. Le but avoué de cette collection un peu particulière n'est aucunement de faire la démonstration d'un quelconque complot ourdi dans l'ombre ou d'une cabbale obscure qui réécrirait en permanence l'histoire du monde mais de montrer a contrario que l'information est souvent accessible au détour d'une confidence ou entre les lignes d'un livre publié. Chacune de ces petites perles doit être comprise et entendue comme une petite graine semée ou une fugace pensée délivrée pour nourrir une plus vaste réflexion sur le sens de l'histoire et la conduite des hommes et non comme des affirmations absolues puisqu'elles sont livrées à l'état brut, sous forme d'extraits et de citations, hors de leur contexte d'origine.


La livraison du jour est constituée de trois grands chapitres. Le premier est relatif à Big Brother qui avance chaque jour un peu plus ses pions et ses miradors de manière insidieuse et méthodique. Surveillance des populations, fichage, listes, internet, mouchards, délation électronique, caméras et autres gadgets du fascisme technologique se mettent en place sans que cela n'émeuve grand monde. Le second volet s'intéresse à la politique, cet art de l'imposture et de la manipulation. On y lira que les convictions ont un prix et que le mythe tibétain est bien une pure construction mythologique que l'on doit à la...CIA. En dernière partie, nous avons compilé quelques perles dénichées au hasard des lectures et des promenades sur le net alternatif qui méritent d'être citées ici, on pense à BHL vu par Pascal Boniface au moment où le grand penseur vient de publier un pamphlet écrit à deux mains avec l'impayable Houellebecq ("ennemis publics" - Nouvel Obs) pour déverser sa noire bile à l'encontre de tous ceux qui osent émettre une critique contre ces génies autoproclamés. De suprêmes imposteurs bien dans l'air du temps au culot phénoménal...

 

 

Big Brother is watching you... :



Jean-Claude Paye : les populations sous surveillance
(Voltaire)

 

« Il s'agit de permettre à la police de s'introduire secrètement dans les ordinateurs de personnes soupçonnées de terrorisme ou de criminalité organisée. L'Allemagne prépare un projet de loi analogue. Les forces de l'ordre pourraient être autorisées à espionner le surf et le contenu des disques durs de toute personne suspectée. Il s'agirait d'un « Cheval de Troie » (logiciel espion) avec enregistreur de frappe (keylogger) attaché secrètement à un mail en provenance d'une agence officielle.


Concrètement cela signifie que les services de police peuvent utiliser un logiciel espion pour lire, à l'insu des personnes concernées, tout ce qui est à l'intérieur d'un ordinateur privé. Aux États-Unis, la police a, depuis 2001, cette possibilité légale de s'introduire secrètement dans un ordinateur. Cette procédure appelée « Lanterne magique » fait partie des dispositifs liberticides introduits par le fameux USA Patriot Act . Ces mesures, votées au départ pour une durée de quatre ans, sont devenues permanentes

 

(...) La Grande- Bretagne a introduit, en 2006, les délits de « glorification » et de « soutien indirect » au terrorisme. Ces incriminations ne poursuivent pas des faits, mais des paroles de résistance au pouvoir ou simplement l'acte de révéler des faits qui sont en contradiction avec la politique du gouvernement. Par exemple, des militants ont été inquiétés pour incitation indirecte au terrorisme parce qu'ils avaient énoncés publiquement le nom des soldats anglais morts en Irak. Le pouvoir estime que la personne qui énonce de tels faits donne une publicité à des actes catalogués comme terroristes (les actions de la résistance) et qu'elle crée ainsi un « climat favorable » au terrorisme.


Observer ce qui se passe en Angleterre n'est donc pas inutile. C'est le pays européen le plus avancé dans le démantèlement de l'État de droit.
On doit s'attendre à se voir imposer tôt ou tard, sur le reste du continent, ce qui a été mis en place dans ce pays. La législation anglaise, qui criminalise l'acte d'apporter un simple soutien verbal ou écrit à une partie engagée dans un conflit international, en opposition à la politique étrangère du gouvernement britannique, et l'acte de rapporter des faits qui sont en contradiction avec la politique gouvernementale, nous guette également.

En Belgique et dans les autres pays européens, la tentative de criminaliser des personnes par le biais de la jurisprudence a pour le moment échoué. L'évolution de la situation dépendra de la capacité de réaction des citoyens européens vis à vis des projets gouvernementaux.

(...) Le but principal des États-Unis est de mettre l'Union européenne dans une situation de dépendance et de contraindre ses États membres à se plier à toutes leurs exigences, surtout si celles-ci violent les lois européennes. C'est comme cela que s'exprime la primauté des États-Unis sur les lois européennes ; et que, à partir de cette primauté, s'est opérée une transformation de notre droit.

Cette primauté du droit des États-Unis sur le droit européen, se vérifie également dans les mesures de contrôle des passagers aériens. Depuis que, en 2003, l'administration Bush a obtenu l'accès aux terminaux des sociétés installées sur le sol européen, les États-Unis sont en possession d'un ensemble d'informations sur toute personne embarquée : noms, religion, habitudes alimentaires, numéro de carte de crédit, itinéraire, etc. Par exemple, les personnes signalées comme ne consommant pas de porc sont susceptibles d'être considérées comme suspectes de « terrorisme », et mise sous surveillance par les États-Unis.

La transmission de ces informations est en contradiction totale avec les législations européennes de protection des données personnelles. Il y a donc là, une situation de fait où les États-Unis ont imposé aux pays européens le transfert immédiat des données personnelles des voyageurs. Ensuite, cela a conduit l'Union européenne à signer un ensemble d'accords pour légaliser une situation qui violait sa législation. La procédure de la lettre d'engagement unilatéral de la part des États-Unis, qui a été utilisée, aussi bien dans « l'accord » sur les passagers aériens que celui sur les données financières, marque l'émergence, dans le juridique, de quelque chose de nouveau : les pays européens ne discutent plus en tant que puissance étatique ! Ce sont les États-Unis qui accordent ou qui refusent certains droits aux citoyens européens »


Plus
:
  Mise en cause des «scanners corporels» dans les aéroports (Figaro)



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Attention : Edvige vous surveille désormais !
(Mondialisation.ca)


« Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s'investir pour leur cité.


Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l'activité est susceptible de troubler l'ordre public et de permettre aux services de police d'effectuer des enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.


L'enregistrement des données à caractère personnel n'a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu
, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l'appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc.... » (Syndicat de la magistrature )

 

Plus : Fichiers policiers version 2008 : STIC et JUDEX donnent naissance à ARIANE et snobent la CNIL (Agoravox)

 

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L'AUSTRALIE CENSURE L'ACCÈS À INTERNET (Libertés et internet)

 

(...) Le gouvernement australien a mis en place un système de filtrage sans demander l'accord de ses citoyens. (...) Le gouvernement australien a réservé 125,8 millions de dollars (américains) pour son Plan for Cyber-Safety. Deux listes noires ont été établies en fonction de l'intention de l'internaute de bloquer le contenu inapproprié pour les enfants ou le contenu "illégal".

 

Le gouvernement australien y voit l'oportunité de bloquer l'accès à des sites jugés mauvais pour la santé de la nation. Apparemment la pornographie pourra toujours circuler, mais les sites sujets à controverse, comme ceux prêchant la légalisation de la vente de Marijuana ou l'euthanasie, seront sous contrôle. Les sites de protestataires n'étant pas forcément d'accord avec les décisions du gouvernement risquent aussi de passer à la trappe. »

 

Article original : http ://www.theinquirer.fr/2008/10/15/laustralie-censure-officiellement-lacces-a-internet.html

 

Plus : Google facilite le partage d'infos entre espions américains (Spyworld)







 

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L'Allemagne planifie le renforcement des services d'écoute
(Mondialisation.ca)

 

 

« En Allemagne, la discussion publique concernant l'écoute des citoyens s'est rendormie. Le gouvernement en est très content. Pour lui, les grèves, les poussées d'inflation, la stagnation économique sont des événements bienvenus qui détournent l'attention. Mais derrière les coulisses on continue de mettre le paquet à œuvrer pour l'installation d'un centre d'écoute d'après l'exemple des USA. Le ministre de l'Intérieur, Wolfgang Schäuble, est l'instigateur de ces efforts. (...)

 

La National Security Agency (NSA) américaine passe pour être le plus grand service de renseignements du monde. Cette administration énorme est une sorte de centrale technique de tous les services secrets américains et elle a le devoir de surveiller la télécommunication à l'échelle mondiale et d'en filtrer les informations exploitables pour le service de renseignement. La situation de départ en France est tout à fait différente : Il n'y a encore rien de comparable à la NSA américaine : Les services de sécurité comme le Bundeskriminalamt (direction générale de la police judiciaire), l'administration fédérale pour le Verfassungsschutz (direction pour la sécurité du territoire), la police fédérale et le Bundesnachrichtendienst (service de renseignements fédéral), ont chacun leur propre service d'écoute... »

 

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DÉLIRE : LE SÉNAT VEUT RENDRE OBLIGATOIRE L'INSTALLATION D'UN MOUCHARD SUR CHAQUE ORDINATEUR...
(Libertés et internet)

 

« Le projet de loi Création et Internet prévoit que l'abonnement d'un internaute puisse être suspendu s'il n'a pas été sécurisé pour empêcher le piratage. La question de la preuve est centrale dans l'application du projet de loi, puisqu'elle suppose de prouver la négligence. Confronté au problème, la Commission des affaires culturelles du Sénat propose d'imposer un logiciel espion sur l'ensemble des ordinateurs de tous les internautes français.

 

Pour peu que l'on puisse admettre le bienfondé théorique de la riposte graduée, sa mise en œuvre reste un véritable casse-tête au regard des droits civiques. Le projet de loi Création et Internet prévoit en effet d'avertir puis de sanctionner les internautes dont l'accès à Internet est utilisé pour télécharger ou mettre à disposition sans autorisation des France protégées par le droit d'auteur. »







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Bientôt des mouchards de police sur les ordinateurs    (Figaro)


« 
la taille grandissante des flux de communi­cation sur Internet. Les accès des simples particuliers peuvent véhiculer jusqu'à 100 mégas d'informations en instantané. La police ne peut plus tout capter via les fournisseurs qui lui réclament d'ail­leurs des frais assez élevés pour répondre à ses réquisitions. Pour surmonter ces difficultés, la loi va donc permettre à la police de puiser l'information à la source, directement sur la machine.

Comment procédera-t-elle ? Le plus rapide consiste à installer à distance un logiciel espion, ou spyware. Mais de nombreux usagers d'Internet sont désormais équipés de logiciels de nettoyage. La police peut négocier avec les éditeurs de ces anges gardiens in­formatiques en leur demandant de ne pas signaler à l'usager la présence de son spyware d'enquête. »






 

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Les démocraties à l'ère du soupçon
(Mondialisation.ca)


« Jean-Philippe Walter :
Après le 11 septembre, il y a eu un certain nombre de mesures prises dans le monde ; spécialement en France, en Grande Bretagne et dans l'Union européenne. En Suisse, la prolongation de la conservation des données de trafic et de transaction sur internet mise à part, il n'y a pas eu de développements spectaculaires. Par contre, on peut dire que l'on est entré dans ce que l'on appelle communément la « société de surveillance ». On le voit notamment avec le foisonnement des caméras installées aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. (..)

La protection des données et de la vie privée est aussi de la responsabilité des individus qui doivent être prudents et exercer leurs droits. Les réactions qui se sont manifestées en France à propos du système Edvige montrent que les citoyennes et les citoyens peuvent se mobiliser pour faire valoir leurs droits et ne pas accepter toutes ces mesures répressives. »


Plus Préparant la puce RFID sous-cutanée, la carte d’identité électronique arrive en France (Observatoire du NWO)





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L'espace aérien sous contrôle impérial
  (Voltaire)


« 
Il s'agirait là, si ce projet est adopté, d'une mutation qui modifie la nature même du système de contrôle et, ainsi, de l'accord qui vient d'être signé avec l'Union européenne. Les autorités administratives états-uniennes auraient la possibilité d'interdire arbitrairement de vol vers les États-Unis tout ressortissant européen, même si la personne dispose de tous les documents nécessaires. On rejoindrait ainsi le système états-unien. Aux États Unis, les listes de passagers aériens permettent à l'administration de déterminer arbitrairement qui peut utiliser l'avion et se déplacer. Ainsi, plus de 110 000 personnes, dont une majorité de citoyens états-uniens, ont leur mobilité perturbée ou sont interdits de vol, car elles sont reprises, soit sur une liste « de personnes à surveiller » ("watch list"), soit sur une liste « interdit de vol » ("no fly list") . La chaîne de télévision CBS avait réussi, en 2004, à se procurer un exemplaire de la liste « à surveiller ». Elle faisait 540 pages et contenait les noms de « 75 000 personnes à fouiller avec beaucoup d'attention et éventuellement à ne pas laisser monter à bord d'un avion ». Les opposants à la guerre en Irak sont des cibles privilégiées de cette procédure. (...)


À cette liste, on doit ajouter 45 000 personnes interdites de vol, car inscrites sur une No Flight List. Cette dernière, qui n'incluait que 16 personnes avant le 11 septembre, a d'abord été étendue aux personnes soupçonnées d'être en contact avec des organisations terroristes puis aux opposants politiques, qui sont ainsi bloqués dans leurs déplacements et, dans les faits, interdits de sortie du pays par la « Transportation Security Administration ». Ainsi, les personnes ayant critiqué la politique du gouvernement sont, fouillées intégralement, intimidés, arrêtées administrativement ou interdites de vol. »



Plus 
: La loi sécuritaire «Big Brother» inquiète des Israéliens (Figaro)





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Le prix à payer pour faire de la politique...
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Etes-vous prêts pour une guerre nucléaire ?
(Le Grand soir)



« A l'époque du président Nixon, le président du jury de ma thèse, Warren Butter, était Secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires de Sécurité Internationale. Un jour, dans son bureau au Pentagone, je lui ai demandé comment le gouvernement des Etats-Unis obtenait ce qu'il voulait des gouvernements étrangers. « L'argent, » me répondit-il.

« Vous parlez d'aide économique ? » demandai-je.

« Non, » répondit-il, « nous les achetons avec de l'argent, c'est tout. »

Il n'était pas l'instigateur de cette politique, il en avait hérité et, bien qu'elle fut contraire à ses principes, il n'y pouvait rien . Nutter croyait aux vertus de la persuasion et que si on n'arrivait pas à convaincre les gens, c'est qu'on n'avait pas de politique. Nutter ne parlait pas de dictateurs dans le tiers-monde. Il parlait aussi des dirigeants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie. Partout les alliés étaient achetés et payés rubis sur ongle. Ils étaient alliés parce qu'ils étaient payés.


Prenez le cas de Tony Blair. Ses propres chefs des services de renseignement britanniques lui ont dit que les Etats-Unis étaient en train de fabriquer les pièces à conviction pour justifier une attaque contre l'Irak, prévue de longue date. Ca ne l'a pas dérangé, Blair, comme on peut le constater en voyant les millions de dollars qu'il gagne depuis qu'il n'est plus premier ministre (...)


Il n'y a rien de vrai dans les médias US
. Les médias passent leur temps à diaboliser la Russie et l'Iran, à spéculer sur qui sera le vice-président comme si cela avait la moindre importance, sur les vacances d'Obama et les points marqués en son absence par McCain. La stupidité des médias est à l'image de celle du gouvernement, et ils ne jouent plus qu'un rôle de porte-parole de ce dernier. Les médias US ne servent ni la démocratie étatsunienne ni les intérêts du pays. Ils servent une poignée de personnes qui exercent le pouvoir. (...) »

Dr. Roberts fut secrétaire adjoint au Trésor au sein de l'administration Reagan. Ancien rédacteur du Wall Street journal.






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Le Dalaï Lama champion de la non-violence ?    (Le Grand Soir)

 

« Comme on peut voir, la non-violence du Dalaï Lama n'est qu'un mythe ; sur deux photos de 1972, on peut même le voir, avec le général indien Sujan Singh Uban, passer en revue et haranguer la Special Frontier Force, pour qui il avait donné son « consensus » afin qu'elle soit employée dans la guerre contre le Pakistan, quelques mois auparavant (12). Mais comment expliquer le mythe ? Une fois de plus celui qui va nous aider à donner une réponse est le fonctionnaire de la Cia qui a maintenu des contacts pendant des décennies avec le leader indépendantiste tibétain. En 1950, quand la guerre de Corée éclate, l'agence reçoit des instructions pour que soient conduites contre la Chine non seulement des « opérations paramilitaires » mais aussi une « guerre psychologique » (13). Le projet verra des perfectionnements ultérieurs à la suite de la révolte de 1959 ; le « groupe de stratégie psychologique » invite l'administration Eisenhower à « alimenter la rébellion le plus longtemps possible et à lui donner la plus grande emphase dans les moyens d'information » ; « la Cia paye une société de public relations pour aider les tibétains à publiciser leur cause »

 

(...) Au communisme synonyme de violence il fallait opposer le bouddhisme synonyme de non-violence. On ne s'étonnera pas alors que l' « écran » (screen) de la non-violence commence à auréoler la figure du Dalaï Lama (16). Ce ne sera pas seulement une personnalité singulière qui connaîtra une aveuglante transfiguration mais aussi le monde dont elle est l'expression : le Tibet pré-moderne et pré-révolutionnaire va devenir un lieu d'enchantement, d'où se sont évanouis l'esclavage, le servage, la violence de la classe dominante, et même la violence en tant que telle. En réalité, bien loin de cette idylle, la Lhassa de ce bon vieux temps ressemblait à la « Florence des Borgia » (17). Mais la guerre psychologique, les sociétés de public relations et Hollywood (qui avait déjà joué un rôle central dans la Guerre froide) savent faire des miracles : le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain deviennent l'incarnation de la non-violence »

 




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Citations
 :

 

* « Il est alarmant et nauséabond aussi de voir Gandhi, un avocat subversif du Middle Temple, maintenant dans cette attitude de faquir selon un modèle bien connu en Orient, gravir, à grands pas et à moitié nu, les escaliers du palais du vice roi pour aller parler d'égal à égal avec le représentant du roi-empereur alors qu'il s'emploie encore à organiser et conduire une campagne provocatrice de désobéissance civile » Churchill (1931)




* Devise de la société secrète des Illuminati de Bavière : liberté - égalité - fraternité... 

 

* « Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables ». Gustave Le Bon



* " La liberté de la presse est entière ; il suffit d'avoir les milliards nécessaires. "  -   "Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets."  Alfred Sauvy



*
« Autant la réduction du temps de travail est appréciable pour aller dans le Luberon, autant, pour les couches les plus modestes, le temps libre, c'est l'alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance... Ce subtil diagnostic est signé, dans 20 minutes (7/10/03), Nicolas Baverez, essayiste (et chroniqueur au Point). (Lien : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71037)



* Pablo Neruda lors de la fouille de sa maison après le coup d'état fasciste du 11 septembre 1973 au Chili : « Cherchez partout, le seul danger ici pour vous : la poésie ! »



*
« Comment, dès lors, expliquer à une personne de bonne foi et pleine de bon sens qu'il est impossible de trouver 30 milliards de dollars par an pour permettre à 862 millions d'être humains qui ont faim de bénéficier du plus élémentaire des Droits de l'Homme, le droit à se nourrir. Ce qui a été dépensé en une semaine en "injection" de capitaux aurait permis d'assurer la sécurité alimentaire pour à peu près 50 ans ! (...) l'industrie de la GUERRE a coûté l'an passé 1,2 billions de $, et cette année, ce chiffre a assurément augmenté.(...) » - Lien : USA et UE ont dépensé en une semaine de quoi nourrir le monde pendant 50 ans. (Bellaciao)



* « La force de ceux qui gouvernent n'est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner. » Paul Raynal



* De l'utilité de Guantanamo et autres prisons secrètes de l'Empire...
« Il devint simplement une bouche qui prononçait, une main qui signait tout ce qu'on lui demandait. Son seul souci était de deviner ce qu'on voulait qu'il confessât, et de le confesser rapidement, avant que les brimades ne recommencent. Il confessa l'assassinat des membres éminents du Parti, la distribution de pamphlets séditieux, le détournement de fonds publics, la vente de secrets militaires, les sabotages de toutes sortes. Il confessa avoir été un espion à la solde du gouvernement estanien depuis 1968. Il confessa qu'il était un religieux, un admirateur du capitalisme et un inverti. Il confessa avoir tué sa femme bien qu'il sût, et ses interrogateurs devraient le savoir aussi, que sa femme était encore vivante. Il confessa avoir été pendant des années personnellement en contact avec Goldstein et avoir été membre d'une organisation clandestine qui comptait presque tous les êtres humains qu'il eût jamais connus. Il était plus facile de tout confesser et d'accuser tout le monde » - Orwell, « 1984 ».

 

* « Je suis frappé par l'extraordinaire aveuglement de l'Occident. Face à cette mémoire blessée, il oppose une mémoire arrogante. L'Occident pratique le négationnisme le plus total. Prenez Sarkozy qui va à Dakar justifier le colonialisme, car les Français ont construit des routes, des centres de santé, etc. Il y a une indécence à vouloir justifier les centaines de milliers de morts... C'est le dernier avatar du colonialisme: la colonisation de l'histoire coloniale! »  

Lien :
Jean Ziegler: «La mémoire du Sud ressurgit; elle attise la haine de l'Occident» (Mondialisation.ca)

 

 « Comment comprendre que quelqu'un qui n'a jamais exprimé de préoccupations sociales puisse jouer ce rôle ? Comment expliquer surtout que celui dont plusieurs livres d'auteurs différents ont mis à jour les multiples mensonges (de ses rencontres avec Massoud, à sa ceinture noire de judo) puisse encore être crédible ? Sans doute suis-je d'une naïveté infantile, mais je pensais qu'on ne pouvait être à la fois un menteur multirécidiviste et se prendre pour une figure morale. Comment quelqu'un ayant une pensée binaire (bien-mal, ami-ennemi, eux-nous), puisse passer pour un intellectuel incontestable ? Comment expliquer que dans un pays qui n'est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l'inviter pour évoquer son livre ? De deux choses l'une, soit les journalistes vedettes qui le font n'ont entendu parler d'aucun des ouvrages qui méthodiquement ont démonté le système BHL, et on peut se poser des questions sur leur compétence. Soit ils invitent néanmoins BHL en connaissance de cause et c'est leur conscience professionnelle qui est en cause. Certes, c'est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l'édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu'il considère comme des outrages ? Mais où est alors le respect dû au public ? Est-il éthiquement acceptable de le tromper par peur des représailles de BHL ou dans l'espoir de ses renvois d'ascenseur »

 

(...) Pour BHL, l'anti-américanisme est « la métaphore de l'antisémitisme ». Cela n'est pas faux, mais pas dans le sens qu'il invoque. De plus en plus en effet, ceux qui critiquent la politique extérieure américaine sont traités d'anti-américains de la même façon que ceux qui critiquent le gouvernement israélien sont accusés d'antisémitisme. C'est-à-dire qu'on pratique un amalgame entre la critique de l'action d'un gouvernement et l'hostilité ou la haine face à un peuple. Le tout, bien-sûr en proclamant le principe de la liberté de critiques dont il veut se conserver le monopole pour en fait l'exercer assez peu. Pourquoi célébrer autant les Etats-Unis et essayer d'interdire au maximum toute critique de sa politique extérieure ? Pourquoi cette accusation infamante (et censée être disqualifiante) d'antiaméricanisme par mimétisme avec l'accusation d'antisémitisme ? Certes en 1985 BHL avait déjà signé une pétition en faveur des « contras » nicaraguayens dont le texte émanait d'une officine de la CIA (1). Mais au-delà de cette ancienne connexion, il est un autre motif qui pousse BHL à diaboliser ceux qui critiquent les Etats-Unis. Tout simplement parce que malgré tous ses défauts, le gouvernement Bush a l'immense avantage de n'avoir jamais exercé de pressions sur le gouvernement israélien. ».

 

Pascal Boniface - Directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

 

See U

 

DJ CC Jung

Publié dans New words order

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le dragon bleu 19/04/2009 10:27

Pour lire entre les lignes il faut avant tout savoir compter

cc jung in effect 19/04/2009 14:39


Pour conter, il faut savoir lire les signes

Merci pour la visite


rachid 20/11/2008 13:58

message personnelShalom aleykhum
Depuis quelques mois maintenant, je travaille avec un groupe de jeunes sur l’Armée d’Afrique.
Et cela me fera plaisir que tu partages avec nous ton sentiment en laissant un commentaire, un avis,…
Mais surtout ton regard sur cet oubli historique.
A bientôt sur leur blog
http://lavenircestmaintenant.skyrock.com/

Crodoff 14/11/2008 12:53

"excellente" et déprimante compilation