La très belle histoire d'Ingrid Betancourt (1)

Publié le par cc jung in effect

Omegalpha a décidé d'apporter sa modeste contribution à l'édification d'un mythe, celui d'Ingrid Betancourt qui se déroule en ce moment même sous nos yeux ébahis. L'actualité ? Ingrid Betancourt jusqu'à plus soif ! L'infatigable symbole vogue comme une gracieuse libellule de cérémonies en hommages pour raconter son éprouvante captivité, sa foi revigorée et son soutien éperdu au président Uribe qui était autrefois son adversaire désigné et l'on se surprend à se demander jusqu'où ira le manège tourbillonnant. D'autant que les circonstances exactes de la libération de l'otage people s'avèrent extrêmement confuses pour ne pas dire autre chose et que le président Uribe qui recueille en partie les dividendes de ce cirque médiatique, s'avère être un personnage pour le moins...détonnant comme la poudre. Loin de la frénésie ambiante et de l'adoration béate, nous allons tenter d'y voir plus clair dans cette jungle de la propagande impériale qui devient de plus en plus étouffante et envahissante.

 

 

 

On frôle déjà l'overdose et dire que nous n'en sommes qu'au début... Non, il ne s'agit pas du Tour de France qui jette une poignée de seringues colorées dans un décor de carte postale comme tous les ans mais bien d'une autre actualité qui enfle à une vitesse prodigieuse au risque de provoquer une céphalée aigue et surtout collective. Ingrid Betancourt qui a suscité dans cet espace même un soupir de soulagement, a été directement injectée dans la matrice dès sa libération à des fins de recyclage immédiat et le résultat est d'ores et déjà affligeant. Le produit « Betancourt » figure désormais en tête de gondoles médiatiques, décliné à l'infini façon Andy Warhol et l'indigestion guette même ses plus fervents génuflecteurs. « Betancourt la rebelle », « Ingrid Betancourt édition spéciale », « les confidences d'Ingrid Betancourt », « le panorama d'Ingrid Betancourt », « le témoignage d'Ingrid Betancourt », « le récit d'Ingrid Betancourt », « une vie de combat en images », « la prisonnière de la jungle raconte son calvaire », « l'émotion d'Ingrid Betancourt », « Betancourt réapprend la vie en liberté » (lien Figaro) avec de petites variations éditoriales qui feraient passer la musique sérielle pour un opéra italien baroque. Nous voilà effectivement submergés par la déferlante Betancourt et on a le vague pressentiment que cela va durer un petit moment (lien 20 MN).

 

Tout ceci ressemble furieusement à une campagne marketing orchestrée par une multitude de communicateurs bien décidés à essorer le concept jusqu'au bout pour rentabiliser leur mise initiale. La belle histoire de l'émouvante captive enfin délivrée des vilains méchants, offre il est vrai, une palette d'émotions et d'empathie assez large pour que les journalistes, les politiques et l'opinion publique s'emmêlent les pinceaux et tombent dans le panneau. A mi chemin entre Indiana Jones et Disneyland, le tropical conte de fées tombe finalement à pic pour emballer la machine médiatique et servir d'utile diversion. Voilà cependant un enthousiasme qui se refroidit bien vite lorsque l'on prend le temps d'enfiler son bleu de chauffe pour aller tripatouiller un peu ce mécanisme que l'on cache soigneusement et qui fait tourner ce manège enchanté. Derrière le rideau emphatique et pompeux, le spectacle offert n'a rien de vraiment réjouissant. Commençons par le premier bénéficiaire dans cette belle épopée qui n'est autre que le sémillant Alvaro Uribe, président de la Colombie et principal régisseur dans les coulisses de cette actualité estivale...

 

Voilà un drôle de personnage à la tête d'un pays pas comme les autres. Allié indéfectible de l'Empire et partisan de la manière forte que ce soit contre les FARC ou de pauvres paysans récalcitrants, notre homme sait pourtant se transformer en avocat (sa formation initiale)...du diable pour défendre les « paramilitaires » (milices d'extrême droite) coupables d'exactions et d'intimidations nombreuses sur la population colombienne (massacre d'Aro en 1997, fraudes électorales et « amicales pressions » à l'occasion des scrutins présidentiels de 2002 et 2006, menaces et exécutions de syndicalistes). Pire, l'ancien maire de Medellin qui accuse les FARC d'être de vulgaires trafiquants de drogue, n'a jamais caché sa proximité avec le clan du même nom, sans oublier sa sympathie pour le désormais mythique Pablo Escobar et la famille Ochoa (une famille mafieuse de narcotrafiquants). Voilà qui explique sans doute les différentes amnisties accordées aux paramilitaires, les lois votées pour changer la législation relatives aux extraditions de trafiquants et le fait que le « Plan Colombie » (5 milliards de dollars) pour lutter contre la drogue mis en œuvre par son gouvernement et les USA, n'arrose de Roundup toxique que les régions agricoles aux mains des FARC et autres milices de gauche (lien Wiki)... La CIA qui finance en grande partie ses opérations secrètes via le trafic de drogue à l'échelle mondiale comme l'a brillamment montré entre autres Michael Ruppert (un ancien de la DEA, organisme US de lutte contre la drogue), ne voudrait en aucune manière tuer la poule aux œufs d'or, elle se contente juste d'éradiquer...la concurrence comme toute mafia qui se respecte. Cela explique également pourquoi des entreprises US proches du Pentagone et spécialisées dans l'ingénierie pétrolière et l'énergie comme KBR et Halliburton, disposent de bases et d'implantations dans ce pays privé d'or noir mais pas de poudre blanche puisque cette nation reste la première productrice au monde de cocaïne et que le principal consommateur du poison n'est autre que les USA (lien Rue 89)...

 

 

 


Remarquable timing...

 

 

 

Tout ceci nous a déjà donné une indication précieuse quant au contexte, il est temps de s'intéresser aux enjeux cachés de cette libération opportune qui rappelle un précédent historique célèbre, la « surprise d'octobre » de Reagan et de son directeur de la CIA de l'époque, Bush père (liens Wiki - Voltaire). Les scénaristes ne sont que de vilains copieurs, c'est bien connu. Politiquement mis à mal par quelques retentissants scandales et des accointances douteuses, ce cher Uribe en était à l'épisode du bidouillage de la constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en dépit des vives protestations de la société civile et de la Cour suprême lorsque la « divine surprise »  est arrivée. Comme à chaque fois que le timing est remarquable, il convient de s'interroger sur la probabilité réelle qu'un tel évènement arrive à point nommé sauf si l'on imagine bien sûr que le bon Dieu a mis son grain de sel dans cette cuisine peu ragoûtante comme semble le penser la décidément très bigote Ingrid (liens Libération sur interview Pèlerin - Agoravox). Certes, des conseillers israéliens encadrent l'armée colombienne et le déroulement supposé de l'opération fleure bon le remake cheap de « Raid sur Entebbe » (lien Wiki) mais de là à patauger gaiement dans la fresque biblique et la tranverbération de Sainte Thérèse de Colombie, il y a un gouffre à franchir au moins aussi grand que celui de la Mer rouge...

 

Plutôt que d'évoquer benoîtement des coïncidences heureuses et providentielles dans cette opération, il convient de s'en tenir aux seuls faits et aux bribes d'information qui sont accessibles pour qui prend le temps de les compiler, loin du tumulte propagandiste et de la fièvre médiatique. Ainsi, les journalistes colombiens de Radio Caracol qui diffusent des émissions à l'attention des milliers d'otages retenus dans la jungle (lien Le monde sur l'amertume des familles) et l'agence de presse Anncol très au fait des tribulations des FARC rappellent une annonce d'Uribe passée inaperçue à l'époque et qui prend tout son sens désormais. Quelques jours avant la libération de Sainte Ingrid, Le président colombien avait laissé entendre que le programme de démobilisation des milices contre des récompenses et l'immunité tentait bigrement le groupe des FARC qui détenait Betancourt et les autres otages et que des négociations secrètes étaient en cours. Avec un coup d'avance dans sa manche, le rusé politique a eu donc le temps de plus ou moins soigner la mise en scène (liens Nouvel Obs - Rue 89) avec son lot de maladresses et d'invraisemblance du fait sans doute d'une trop grande consommation de téléfilms d'action de série Z. On résume l'intrigue : des hélicoptères peints aux couleurs de la Croix rouge avec de faux journalistes pour filmer l'inoubliable moment et des faux guérilleros portant des tee-shirts à l'effigie de Che Guevara pour leurrer son monde ont débarqué dans le camp des FARC pour « transférer » les otages suite à un faux message électronique envoyé par une hypothétique taupe infiltrée dans la hiérarchie militaire. Et cela a...fonctionné ?

 

 

 


Mettre la France hors-jeu

 

 

L'épisode rocambolesque de l'ordinateur de Raul Reyes, le négociateur principal des FARC pulvérisé par une bombe de plus de 200 kilos et précisément localisé par l'aviation colombienne grâce à la fréquence particulière d'un téléphone portable gentiment fourni par les émissaires de...Nicolas Sarkozy, nous a livré de précieux enseignements sur les moyens de communication de la guérilla et sur le rôle de la France dans cet imbroglio (lien le grand Soir). La France et l'activisme de Sarkozy ? En larguant une dizaine de bombes GBU 12 sur Reyes et compagnie, l'armée colombienne et ses conseillers spéciaux se sont assurés de saboter définitivement le processus de négociations entamé par notre petit Timonier en mettant la France hors-jeu pour cause de trahison avérée ou supposée envers les preneurs d'otages même si nos services se sont sans doute faits berner dans cette histoire. Des services un peu dépassés par les évènements visiblement puisqu'ils s'apprêtaient il y a peu, à annoncer la mort d'Ingrid Betancourt juste avant...qu'elle ne soit libérée (lien Bakchich). L'autre enseignement de cette histoire de pc portable retrouvé intact et plein de preuves contre le vilain Chavez alors que son possesseur gisait éparpillé façon puzzle dans un cratère de deux mètres de profondeur, c'est que nos amis des FARC disposent de moyens technologiques conséquents (liaison internet, portables, etc). Le faux mail envoyé par une supposée taupe introduite au sein même du commandement (un classique en matière de guerre psychologique, semer le doute...), des hélicoptères de la Croix rouge emplis de faux guérilleros déguisés et des FARC réputés complètement paranoïaques qui livrent tranquillement leur bien le plus précieux sans vérifier la missive électronique, sans passer un coup de fil de confirmation de l'ordre donné par mail et en acceptant de surcroît l'offre de taxi aérien d'une ONG factice (Lien 20 MN) ?

 

Des FARC coincés dans une jungle hostile depuis plus de trente années de lutte incessante qui se font avoir par des militaires déguisés en gauchistes avec en plus une louchée de journalistes pour filmer un ultrasensible transfert de prisonniers ? De qui se moque-t-on ? La ficelle est trop grosse et pourrait nous faire étrangler de rire même si la principale intéressée nie le grossier subterfuge destiné à produire du grand spectacle à des fins de propagande (lien le Figaro). La belle libérée des bêtes au prix d'une opération audacieuse et épique, cela n'était que du cinéma et de la fabrique d'image pour un président qui fait ainsi une savoureuse opération de communication le jour même où son ami McCain lui rendait visite (Marianne). Un tournage héroïque qui a coûté la bagatelle de 20 millions d'euros au producteur Uribe si l'on en croit des fuites qui viennent dynamiter le conte de fées tropical et qui donnent un éclairage un peu glauque à cette mascarade devenue indécente du fait même de son amplitude et de sa récupération éhontée (Liens Figaro - Bellaciao - l'Express)

 

 

 

Uribe est parvenu à faire d'une pierre trois coups

 

 

 

Reconnaissons quand même le magistral tempo animato du chef d'orchestre Uribe qui rafle tout comme le synthétise parfaitement un article du Courrier international (Lien). « Uribe est parvenu à faire d'une pierre trois coups : se débarrasser des FARC, se débarrasser d'Ingrid Betancourt et se racheter une légitimité. Chapeau ! » s'exclame le journaliste de Terra magazine. Libérée par le biais d'une classique négociation, Ingrid Betancourt serait devenue une encombrante opposante d'où les efforts répétés de la Colombie pour faire capoter les tentatives de négociations. A contrario, une opération militaire (entièrement bidonnée) accrédite le credo sécuritaire d'Uribe (la «  sécurité démocratique », sic), affaiblit la guérilla en lui ôtant un atout important dans son jeu et redonne du lustre à un président secoué par les scandales et sa récente tentative de bidouillage de la constitution. Ne croyez pas au passage, les annonces fantaisistes distillées par l'appareil de communication de l'Empire dans la foulée de l'évènement qui font de l'intrigant, un monstre de popularité auprès de la population locale lassée il est vrai par la violence endémique comme en témoigne la gigantesque manifestation de février 2008 (deux millions de participants). Les sondages ? Des sondages réalisés par « El Tiempo » qui donnent un indice de satisfaction plafonné à 80% des personnes interrogées ? Mouais, venant du principal quotidien colombien dont l'actionnaire principal n'est autre que...le ministre de l'intérieur du gouvernement Uribe et son probable successeur, Juan Manuel Santos, ces chiffres nous font autant d'effet que les sondages Opinionway commandités par la Pravda du marchand de canons sur l'action remarquable du génial Nicolas Sarkozy.

 

Avant de passer au volet suivant qui concerne la campagne de récupération opérée par notre Empereur à talonnettes, il convient de faire quelques remarques subsidiaires mais importantes à propos de la Colombie, des FARC et de tout le tremblement pour parfaire notre exploration des ombres qui entourent cette belle histoire un brin frelatée. Tout d'abord, évoquons les FARC... Certes, la récente trahison du commandant César payée au prix fort pour livrer Betancourt et qui risque de prendre des vacances agréables dans notre beau pays du fait des promesses précipitées de Sarkozy, porte un coup de plus à la guérilla marxiste vacillante. Ces quelques milliers d'homme d'idéalistes qui combattaient la misère et la corruption avant de tomber dans le piège de la coca et de la prise d'otages pour financer leur mouvement, ne vont cependant pas s'évanouir dans la nature. Plus ou moins épaulés par les pays voisins (Venezuela, Equateur, Bolivie) qui luttent contre la mainmise de l'Empire dans cette partie du continent, les rebelles colombiens vont se refaire une santé d'une manière ou d'une autre. Autre fait important, ils viennent de changer de direction politique puisque le pragmatique Alfonso Cano a succédé au dogmatique chef Marulanda qui repose en paix désormais. Plus porté sur la négociation et le jeu politique, Cano devrait en principe redéfinir les grands axes d'une guérilla qui a perdu son principal soutien, le peuple et sa misère lancinante. Autre donnée importante, toute la politique d'Uribe et de son éventuel successeur (Juan Manuel Santos déjà évoqué), repose sur le fumeux concept de « sécurité démocratique », une dérive sécuritaire entièrement axée sur la lutte contre les FARC.

 

De la même manière qu'Al Quaida sert de meilleur ennemi à l'Empire pour faire passer son funeste projet politique, les guérilleros marxistes servent d'alibi idéal et de socle idéologique pour Uribe et ses amis de l'Empire. Comme le rappelle très justement Fausto Giudice (Basta - lien Mondialisation), la précédente tentative des révolutionnaires colombiens pour intégrer le jeu politique avait fini dans un bain de sang puisque près de 5000 militants furent exécutés par les milices et services d'Uribe en guise de cadeau de bienvenue dans l'appareillage démocratique à la mode impériale... De quoi refroidir bien des ardeurs n'est-ce pas ? Autre remarque, la pétulante Ingrid Betancourt qui dénonçait autrefois les mauvaises manières des sanglantes hordes à la solde d'Uribe and Co, s'est transformée en partisane acharnée des musclées méthodes impériales. Notre héroïne colombienne a déjà oublié les 3000 syndicalistes exécutés, les milliers de paysans assassinés et les deux millions de paysans déplacés et elle vante désormais le savoir-faire de cette armée/milice politique qu'elle fustigeait autrefois pour sa brutalité et sa sauvagerie... Savante reconversion pour notre militante repentie ou un simple retour aux sources pour cette figure de la haute bourgeoisie colombienne un temps égarée ? La fille de Gabriel Betancourt Mejía, ancien ministre colombien de l'Éducation du temps de la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla, cite désormais Dieu et le Pape au détour de chacune de ses nombreuses interventions, on évoque une possible attribution d'un prix Nobel de la paix (pour quelle raison ?), un film serait en préparation déjà et l'ancienne captive n'exclut pas de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Bref, l'Empire vient d'accueillir avec soulagement l'une de ses prochaines figures de proue, une icône médiatique parfaitement calibrée pour la machinerie ambiante qui fait saliver bon nombre de poissons-pilotes en mal de lumière médiatique comme nous le verrons dans le prochain volet. A suivre donc...

 

 

 

 

Liens :

 

 

 

La déferlante Betancourt (20 MN)

 

Betancourt réapprend la vie en liberté (Figaro)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alvaro_Uribe

 

Plan Colombie: Washington planque la coca sous le tapis (Rue 89)

 

La « surprise d'octobre » de Reagan (Wiki)

 

Ronald Reagan contre l'Empire du Mal (Voltaire)

 

« (...) Après l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny, des étudiants islamistes ont pris possession des locaux de l'ambassade états-unienne à Téhéran, faisant près de deux cents otages. En 1979, 52 sont encore détenus. Les sondages révèlent alors que s'ils venaient à être libérés entre le 18 et le 25 octobre 1980, soit moins de deux semaines avant le scrutin, le président Jimmy Carter pourrait se voir créditer de 10 % de suffrages supplémentaires. La menace est réelle pour les Républicains qui vont tout faire pour empêcher cette libération (...) Le fiasco est à la hauteur des espérances républicaines : sur les huit hélicoptères, au moins deux s'écrasent en plein désert, victimes de sabotage. Les filtres à sable protégeant les moteurs avaient été enlevés. Huit marines sont tués. L'opération est annulée et l'escalade diplomatique avec Téhéran se poursuit. Il faut alors saboter les négociations que mène Washington avec la République islamique. C'est ce à quoi s'emploie une équipe de négociateurs républicains, emmenés par George H.W. Bush, qui rencontre les responsables iraniens à Paris, entre le 15 et le 20 octobre 1980. L'objectif est de les convaincre de ne pas relâcher les otages avant l'élection présidentielle, en échange de promesses de fourniture de matériel militaire et civil une fois Ronald Reagan arrivé à la Maison-Blanche. Autour de la table des négociations se trouvent outre George H. W. Bush, William Casey, Don Gregg, mais aussi les marchands d'armes Cyrus Hashemi, Manucher Ghorbanifar et Albert Hakim. La « surprise d'Octobre » souhaitée par Jimmy Carter n'aura pas lieu, et les otages ne seront pas libérés avant l'élection, que Ronald Reagan remporte finalement aisément. Quelques minutes après qu'il eut prêté serment au cours de la cérémonie d'investiture, les ressortissants états-uniens sont relâchés par Téhéran et rapatriés. »

 

Dans «le Pèlerin», sainte Ingrid parle de miracle (Libération)

Ingrid Betancourt, une icône bien trop catholique (Agoravox)

Raid d'Entebbe - Wikipédia 
 
L'amertume des proches des otages colombiens restés aux mains des FARC (Le Monde)
 
La mise en scène d'Alvaro Uribe (Nouvel Observateur)
Betancourt: opération militaire parfaite ou vaste mascarade? (Rue 89)
Interpol, la Farc et Chavez : L'ordinateur de Gauche et l'ordinateur de Droite (Le grand Soir)

Comment la DGSE a failli annoncer la mort d'Ingrid Betancourt (Bakchich)

 

Betancourt: "pas de mise en scène" (Figaro)

 

«La frontière entre humanitaire et armée de plus en plus floue» (20 MN)

 

Uribe drague McCain et néglige Sarkozy (Marianne fr)

 

Betancourt libérée pour 20 millions ? (Figaro)

 

Ingrid Betancourt : une libération achetée? (Bellaciao)

 

Ingrid Betancourt: nouvelles questions autour de la libération (L'Express)

 

Ingrid libérée, Uribe rafle tout (Courrier International)

 

Ingrid Betancourt: Ce que les médias n'ont pas dit (Mondialisation)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Dngrid_Betancourt (Wiki)

 

Ingrid Betancourt, le film (Cyberpresse)

 

Betancourt n'exclut pas de briguer à nouveau la présidence (L'Express)

 

 

 

SEE U

 

 

DJ CC Jung

Publié dans Omegactualité

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Crodoff 10/07/2008 19:07

Dés que j'ai entendu la nouvelle, j'ai ouvert mon parapluie et coupé la radio, étant certain de voir la bassecourt médiatique t'en gaver à outrance, avec leurs habituelles méthodes de pillonage marketing. Les gros bonnets leur donnent une pillule de leur conception, et les journalistes te tendent le verre d'eau. Merci pour ton nouvel article, une aspirine dans le maelstrom migraineux et lobotomisant informatif. Il ne reste plus grand chose de la presse, et c'est chez les citoyens du web à présent qu'il faut se tourner pour se sortir du consensus intellectuel, où trouver un minimum de gouts et de verves dans les mots face à la propagande et au bourrage de cranes.

cc jung in effect 10/07/2008 19:34


Tout ceci est quelque part un peu triste parce que nous sommes tous heureux du dénouement dans cette affaire mais la récup est telle qu'elle nous oblige à réagir par mesure de précaution et pour
faire oeuvre de salubrité publique. Le 2e volet sera d'ailleurs entièrement consacré à l'usage qui est fait de cette icône nouvelle.

J'en profite pour signaler un nouveau blog en lien dans cet espace et pour réaffirmer que la promesse de revenir sur les émeutes de la faim tient toujours. Juste une question de disponibilté
tant il y a de choses à lire et à relier en vue d'un second article consacré au sujet. Merci pour le commentaire !