Cafouillage illimité

Publié le par cc jung in effect

Le pire 2 pire, une habitude gouvernementale
 
Après les harangues de pyromane qui mettent le feu aux banlieues, la gestion calamiteuse des finances, le plan raté de la Sécurité Sociale, le démantèlement progressif du Service Public et plus récemment l’affaire du Clémenceau et l’épidémie monstrueuse de Chikungunya, notre fier gouvernement s’empêtre encore une fois dans les dossiers. Improvisation, amateurisme et passage en force comme le soulignent les Socialistes, semblent les mots les plus doux pour qualifier la méthode et le discours de nos dirigeants.
 
Cette fois-ci, c’est notre brillant ministre Renaud Donnedieu de Vabres qui s’illustre dans la gestion du dossier du peer-to-peer après s’être déjà copieusement embourbé dans la réforme des intermittents du spectacle. Ce qu’il y a de sûr, c’est que nos pieds nickelés travaillent eux à plein temps pour saborder le paquebot France déja à la dérive.
 
Les commentaires en italiques sont de DJ Jung
 
 
« PARIS (AFP) - De l'examen chahuté de son projet de loi sur les droits d'auteur au conflit persistant des intermittents, Renaud Donnedieu de Vabres connaît une passe difficile, avec les premiers accrocs sérieux depuis son arrivée il y a deux ans au ministère de la Culture et de la communication. ( Faux, c’est oublier le dossier des intermittents du spectacle qui se sont faits spectaculairement balader depuis deux longues années de cafouillage. On est loin du premier accroc pour ce multi-récidiviste de l’inachevé )
 
Le ministre avait essuyé un premier affront en décembre, quand deux amendements UMP et PS avaient introduit, contre sa volonté, le principe de la licence globale, sorte de forfait qui permettrait aux internautes de télécharger à volonté des oeuvres musicales. Nouveau camouflet mercredi quand, la mine sombre, le ministre de la Culture annonçait qu'il réintroduisait l'article litigieux retiré par ses soins deux jours plus tôt. Du pain bénit pour ses opposants politiques. "Sur un dossier comme les droits d'auteur dont tout le monde sait qu'il est complexe juridiquement, historiquement passionnel, je ne comprends pas que le ministre ait fait preuve d'autant d'amateurisme et d'improvisation", assène le député socialiste Patrick Bloche. ( En résumé, on présente une loi tellement mal faite qu’elle est désavouée par son propre camps. Puis on retire cette loi pour en présenter une autre avant finalement de la représenter. Quel talent…)
 
Au ministère de la Culture, on encaisse les coups, d'autant plus que l'autre dossier clé, l'indemnisation chômage des intermittents du spectacle, n'est toujours pas bouclé, en dépit de certains progrès lors d'une énième séance de négociations mercredi. (deux ans que cela dure. Les intermittents sont en attente d’une évolution du dossier depuis deux ans. Un scandale de lenteur et d’indifférence). "On n'a pas à rougir des combats difficiles qu'on mène", rétorque-t-on dans le cabinet du ministre, où on fait valoir que le courage consiste précisément à s'emparer des dossiers complexes pour les faire avancer. (Le ridicule ne tue pas en effet)
 
 

Orange amère

 
 
Un ministre plutôt populaire dans les milieux culturels
 
 
L'entourage de M. Donnedieu de Vabres subodore également "un calcul politique" de l'opposition socialiste pour fragiliser "un ministre plutôt populaire dans les milieux culturels, et qui réussit bien" (Il est tellement populaire que la plupart des citoyens, tout en ayant une vague idée de son appartenance au gouvernement, sont incapables de définir ses fonctions précises. Pour ce qui est de sa réussite, les faits parlent d’eux-mêmes) . Ce qui est sûr, c'est que le ministre connaît sa première passe vraiment difficile depuis son arrivée le 31 mars 2004 rue de Valois, où il succédait à un Jean-Jacques Aillagon essoré par le conflit des intermittents, qui avait provoqué l'annulation de plusieurs festivals dont ceux d'Aix et d'Avignon l'été précédent. (L’annulation des festivals d’été est dommageable sans doute. C’est pour pallier à cette absence de spectacles que notre ministre fait un numéro convaincant de soliste, un vrai...festival ).
 
 

Intermittents du spectacle

 
 
Le conflit des intermittents a provoqué l'annulation de plusieurs festivals
 
 
 
Fin politique, Donnedieu de Vabres privilégie alors l'écoute et le dialogue et s'engage à fond sur ce dossier miné. Les très remuants intermittents lui concèdent une sorte de trêve, qui ne sera rompue qu'en janvier dernier, quand une dizaine d'entre eux perturbent les vœux du ministre aux cris de "menteur". C'est que M. Donnedieu de Vabres s'était engagé à ce qu'un régime d'indemnisation chômage pérenne soit en place au 1er janvier 2006, une promesse non réalisée faute d'accord entre partenaires sociaux. (menteur ? Mais il fait partie d’un gouvernement mis en place par Chirac quand même ! Les « promesses non réalisées »  sont une marque de fabrique estampillée RPR, pardon UMP, un relookage pour faire oublier un passé glorieux et affairé)
 
Pour certains commentateurs, M. Donnedieu de Vabres, comme nombre de ses prédécesseurs, devra désormais en rabattre face aux réalités usantes d'un ministère difficile, où les crédits sont ardus à préserver, et les groupes de pression très armés médiatiquement pour contester le titulaire du poste. (des lendemains difficiles à prévoir, des réveils pénibles, des nervous breakdown en perspective quoi ) (…)
 
 
 
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CC Jung
 
 
 

Publié dans les dépêches orange

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