Le NWO ? Des ventres creux et des comptes bien remplis...

Publié le par cc jung in effect

Nous avons tous entendu parler de ces « émeutes de la faim » qui éclatent un peu partout dans le monde sans trop comprendre ce que ces épisodes dramatiques signifient vraiment. Les médias complaisants évoquent la brusque flambée du cours du pétrole, la hausse vertigineuse du prix des céréales du fait de la demande croissante en agro-carburants ou de l'émergence des deux nouveaux géants de la consommation que sont l'Inde et la Chine. Autant d'explications partielles pour expliquer ce qui apparaît comme une régression absolue de l'humanité, le retour des jacqueries et des gueux. Autant d'explications qui ne tiennent pas longtemps la route puisque le mal est beaucoup plus profond et ancien qu'il n'y parait à première vue. « La famine est le résultat d'un processus de restructuration en « marché libre » de l'économie mondiale qui prend ses assises dans la crise de la dette du début des années 1980 » explique ainsi Michel Chossudovsky. Loin de nous contenter des explications faciles que l'on nous jette en pâture, nous allons essayer de comprendre ce processus de destruction massive de l'économie au nom du libéralisme triomphant. Un long et lent dérèglement du bon sens rendu possible par l'intervention des institutions internationales au jeu trouble et par l'application d'une doctrine économique dévastatrice. Dans un deuxième volet, nous reviendrons ensuite sur le dossier du pétrole qui flambe, sur les OGM et ces multinationales qui profitent de la crise mondiale pour s'enrichir au-delà de l'indécence sous les yeux d'un troupeau de moutons tremblant de peur. Gare en effet, à celui ou celle qui s'aviserait de contester les criminels agissements de cette mafia militaro-industrielle qui dépèce le monde sous nos yeux, Big Brother veille... Bienvenue donc dans le Nouvel ordre mondial, celui des ventres creux et des comptes bien remplis...

Pour une surprise, ce fut une surprise...attendue. L'histoire retiendra sans doute dans son millefeuille mémoriel que cette année 2008 fut celle où débutèrent les premières émeutes de la faim du 21e siècle à un niveau mondial, les premières sans doute d'une longue série à venir. Rien de vraiment surprenant en fait tant les signes avant-coureurs abondaient depuis un moment. Des indices probants qui indiquaient clairement qu'une crise couvait dans l'ombre de cette actualité biaisée que l'on nous impose. Loin des frasques des uns et des fresques amoureuses des autres, loin des frusques et des frocs à la mode, loin de l'apologie du fric et du futile fracas, quelques dépêches toquaient en effet en continu depuis un moment à la porte de nos lucarnes hypnotiques et de nos volubiles magazines pour dire que quelque chose de grave se déroulait dans cet inframonde que l'on ignore en général...copieusement. «Tant qu'il n'y avait pas d'émeutes, le monde occidental a fermé les yeux » résume assez bien l'infatigable Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (lien 20 MN, partie Faim de quelque chose). « Pourtant, le rapport sur l'insécurité alimentaire de la FAO est chaque année plus alarmant. En 2008, il indiquait que la faim provoque la mort d'un enfant de moins de dix ans toutes les cinq secondes et que 854 millions de personnes sont gravement et en permanence sous-alimentées dans le monde » rappelle le diplomate suisse à qui l'on doit également un pamphlet impitoyable intitulé « L'Empire de la honte » (Editions Fayard).

On pourrait ajouter que les frêles embarcations débordantes de clandestins africains qui prennent le large au péril de leur vie pour fuir cette Afrique à la dérive depuis plusieurs décennies maintenant, ne sont pas vraiment les signes d'une amélioration de la situation dans les pays du tiers-monde mais bien au contraire, l'évidence d'une aggravation des conditions de vie ou plutôt de survie dans ces contrées laissées à l'abandon par les pays riches (lien Mondialisation). D'où sans doute, le silence général des médias qui sévit à propos de ces charters de la mort à l'envers et de ces rumeurs persistantes de radeaux coulés par des patrouilles zélées au large des côtes européennes. Des données parcellaires qui indiquent que bien des horreurs se déroulent loin des regards. Notons en revanche que la chère Europe des droits de l'homme n'a pas traîné pour trouver un discret consensus pour mettre en œuvre une politique toujours plus répressive en guise de dérisoire pare-feu à la misère grandissante (liens sur les lois européennes - Libération). On préfère tirer un lourd rideau pour ne pas voir ce malade qui agonise plutôt que de lui prodiguer des soins.

Cette vague de chaloupes débordantes de désespérés est pourtant l'aveu cinglant et le symbole même de l'incurie des institutions de Bretton Woods qui ont, in fine, saigné...à blanc le continent noir en le mettant en coupe réglée pour perpétuer un pillage en...règle. De pompeuses administrations internationales qui devaient encadrer les économies vacillantes des pays en voie de développement pour les mener tout droit vers le Saint Graal impérial, l'accession au marché « libre » et à la consommation boulimique. La fameuse « économie de marché » à l'échelle planétaire pour mieux faire ses courses à l'œil chez les pauvres en fait... Le FMI (Fond monétaire international), la Banque mondiale, l'OMC, la FAO et autres monstres bureaucratiques pilotés depuis Paris, Berlin et Washington ont mis, en un demi-siècle, littéralement à genoux des continents entiers aux potentiels énormes en terme de ressources naturelles à coups de « plans d'ajustement structurel », de « réformes agraires », de « gel des salaires des fonctionnaires », de « prêts conditionnés », de dévaluation de la monnaie locale et autres thérapies de cheval qui ont fait tourner en bourrique les économies locales déjà malingres. De lentes saignées en somme pour sucer le sang de l'animal en le maintenant le plus longtemps possible en vie. Un constat que partage également Michel Chossudovsky (professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation) : « cette « mondialisation de la pauvreté » qui a annulé bon nombre des progrès de la décolonisation d'après-guerre, a commencé dans le tiers-monde avec la crise de la dette du début des années 1980 et l'imposition des réformes économiques meurtrières du Fonds monétaires international (FMI)». (Lien Mondialisation - ‘la famine mondiale').


 




Pérou : sur les ordres du FMI, du jour au lendemain, le prix du carburant a été multiplié par 30 et le prix du pain a été multiplié par 12...

 

En imposant des politiques économiques complètement déconnectées du réel et du vécu local, les instances internationales ont de fait soldé ou sabordé l'avenir d'une partie de ces pays de l'Asie, de l'Amérique du sud et de l'Afrique. Les exemples donnés par Michel Chossudovsky  illustrent cette folie systémique : « en août 1990 au Pérou, sur les ordres du FMI, du jour au lendemain, le prix du carburant a été multiplié par 30 et le prix du pain a été multiplié par 12 (...) Les émeutes à Caracas ont été déclenchées à la suite d'une augmentation de 200 % du prix du pain, etc ». Une destruction massive de tissu social qui est venue s'ajouter aux aberrations des politiques agricoles prônées par les bailleurs de fond, ces pays nantis bien décidés à...s'enrichir sur le dos des plus pauvres par tous les moyens. Contraindre la majorité de ces nations déjà en difficulté à la monoculture d'exportation et la spécialisation selon les vœux de l'Empire (qui se cache derrières ces faux nez institutionnels) au lieu de privilégier l'autosuffisance alimentaire et la diversification des sources de revenus, c'est faire revivre de facto la belle époque des champs de coton et de canne à sucre en affamant les esclaves de la mondialisation tout en les maintenant sous perfusion en permanence. Comment ? Le vendeur qui propose une matière première (minière, agricole) ne décide en aucune manière du prix de vente de son produit puisque le cours des matières premières est fixé...par les traders à Londres, Paris ou New York. La loi du marché à la mode impériale ? C'est l'acheteur qui fait ses courses sous les tropiques et qui décide in fine de la hauteur de l'addition selon son humeur et sa voracité... Aujourd'hui, les courtiers peuvent décider de payer trois fois moins cher une matière première histoire de gonfler leurs marges et tant pis pour les millions de braves qui n'ont que la sueur de leurs bras pour étancher leur légitime soif de développement. Plus perverses encore, les politiques agricoles et industrielles assujetties aux aides et au rééchelonnement du remboursement de la dette qui se sont mises en place dans les années 80, ont dévasté des organisations sociétales séculaires...

Un exemple peut-être ? On vous suggère fortement, de vous spécialiser dans le cacao et le café, ces fèves magiques qui apporteront croissance et prospérité disaient les experts venus de loin. De l'or en barres pour sortir de la misère et accéder au « progrès ». On vous octroie pour se faire, des prêts à des taux d'usurier pour adapter la filière concernée en vous obligeant en sus, à acheter le matériel estampillé « Made in X » si le « généreux » donateur vient de X. Du « patriotisme commercial » selon les vœux de notre ancien premier ministre, Dominique De Villepin ? Un jeu de dupes puisque du fait de la clause spéciale, le pays X vous revend des équipements industriels périmés et dépassés...qui sont surfactures en prime puisque l'acheteur est captif et obligé. Pas de concurrence et en fait un réinvestissement immédiat dans sa propre économie et les entreprises amies, voilà se qui se cache derrière les annonces de prêts et de dons en apparence désintéressés. Sympa ce business qui alourdit encore la fameuse « dette » au passage !

 



On presse l'orange et on jette l'écorce devenue amère...

 

Un exemple pour rester dans les fèves miraculeuses ? La Côte d'Ivoire du temps d'Houphouët Boigny (lien Wiki), avait décidé se suivre ces conseils de « bonne gouvernance » émis par ces bailleurs de fonds qui décident concrètement du degré de strangulation économique d'un pays. Tout allait bien au début et puis, le « miracle ivoirien » s'est transformé en cauchemar éburnéen le jour où les spéculateurs ont décidé arbitrairement de diviser leurs factures par deux ou par trois pour gagner plus sur le dos des paysans ivoiriens. Devenu entièrement dépendant du cours de ces deux seuls produits agricoles, ce pays ne s'est jamais remis de la chute des cours (crise économique, guerre civile, etc) au moment même où le monde consommait comme jamais, des fèves magiques. Money time pour les uns qui ont décuplé les marges bénéficiaires en un clic informatique et une oraison funèbre pour la terre de l'espérance (Côte d'Ivoire)... Voilà pour la bonne gouvernance du FMI, de la Banque mondiale et autres tentacules de l'hydre impériale. On presse l'orange, on savoure le juteux marché et on jette l'écorce devenue amère pour passer au butin suivant.

Tout ceci est exposé ici pour que l'on comprenne bien que les émeutes de la faim ne sont que le résultat prévisible du pillage systématique des pays pauvres que masquent à peine les grosses tuyauteries du Nouvel ordre mondial comme le FMI ou la Banque mondiale (lien Libération - Nouvel Obs - Le Monde - Figaro - Contreinfo). « Il y a un processus historique à long terme de politiques de réforme macroéconomiques et de restructuration économique mondiale, qui a contribué à baisser le niveau de vie partout dans le monde, autant dans les pays développés que dans les pays en développement. » résume Michel Chossudovsky. Heureusement vous diront les naïfs, il existe des organismes comme la FAO (Food and Agriculture Organisation of the United Nations) qui  vient justement de se réunir à Rome pour tenter d'apporter une réponse à cette dramatique épisode de famine généralisée dans le monde. C'est après tout sa raison d'être en tant qu'institution depuis sa création en 1945, sa devise « Aider à construire un monde libéré de la faim » est même au cœur de la problématique actuelle (lien Wiki). Un pompeux slogan dérisoire qui illustre bien l'échec phénoménal de cet outillage institutionnel hérité de la seconde guerre mondiale et surtout, un organisme bien au diapason des autres excroissances impériales puisqu'il encourageait vivement la culture des OGM il y a peu encore... Tout se tient et tous se tiennent. La FAO et son « rapport sur l'insécurité alimentaire de la FAO » qui est « chaque année plus alarmant » nous disait Jean Ziegler sans que l'on infléchisse les aberrantes politiques en cours depuis des décennies ? Curieux entêtement...

Alors ce sommet de Rome ? La montagne de paperasses, de colloques, de débats, d'auditions diverses et de réunions a accouché, comme d'habitude, d'une squelettique souris (6,5 milliards USD de promesses de dons - lien Nouvel Obs) pour nourrir les 850 millions de personnes touchées de plein fouet par le fléau de la faim. Les 182 pays membres plus ceux de la Communauté européenne se sont séparés avec de beaux et nouveaux slogans en tête (« réduire de moitié le nombre d'affamés d'ici 2015 ») et des coupables tout désignés (les biocarburants) pour masquer l'inefficacité flagrante même de ce type d'organisme. Une belle unanimité hypocrite qui n'a pas convaincu les ONG et ceux qui ont le ventre qui grouille encore une fois que l'exubérante communication impériale a enfin tu son indécent bavardage (liens La Tribune - Libération - Nouvel Obs - Rue 89).

 




 L'immoralité souveraine des pays riches


Il faut dire que les miséreux commencent à bien connaître le lancinant refrain. Des promesses, encore des promesses et toujours des promesses faites par les pays riches qui ne seront jamais honorées comme à chaque fois. Des pays dits « développés » qui ne respectent de toute façon même pas le « minimum syndical » en matière d'aide au développement (un infime pourcentage alloué dans les budgets nationaux, soit...0,28% en moyenne pour les pays européens) et qui se contrefichent de ces jacqueries tropicales. On notera au passage l'immoralité souveraine de ces derniers puisque ce maigre chiffre de l'aide au développement est bien souvent le résultat d'une savante combinaison statistique qui mêle...l'annulation de la dette des pays pauvres (du virtuel), l'accueil de réfugiés en Europe (une blague de mauvais goût là encore) et la formation d'étudiants étrangers dans les universités européennes. Voilà la fameuse aide pour ces pays en souffrance où nos multinationales et nos groupes industriels se servent pourtant allègrement (Bolloré, Total, Bouygues, etc) en graissant au passage, la patte du roi nègre local ou de la junte du moment qui se chargent de faire taire toute forme de contestation sociale et politique. Un système bien rôdé pour que dure le pillage en règle... Autant de données qui permettent d'apprécier à sa juste valeur, la récente prouesse de notre imposteur notoire à Rome avec ses élans altermondialistes de circonstances et son bavardage égotique (lien Libération sur Sarkozy). Du vent, des poses et du cynisme, rien de plus en effet qu'un sparadrap sur une jambe de bois rabotée (lien Mondialisation)

Cynisme est également le mot qu'a retenu Rue 89 pour qualifier ce grand raout dans la capitale italienne puisqu'il faut bien admettre que « trop d'intérêts sont en jeu dans cette équation agricole: d'abord ceux des agrocarburants entrés en concurrence frontale avec l'alimentation, ceux des agriculteurs protégés des pays du Nord, ou encore ceux des spéculateurs qui profitent de la situation de crise pour accroître leurs profits. » (Lien). Nous voilà au cœur de la matrice... « Agriculteurs protégés des pays du Nord » ? Vive la saine concurrence du marché « libéré » que l'OMC (Organisation pour le commerce mondial, bras séculier de l'Empire) se charge d'imposer au monde entier ! Entre le paysan thaïlandais ou burkinabé qui dispose d'une houe rafistolée pour racler un sol ingrat sous le soleil exactement et qui est soumis aux aléas des cours des matières premières qu'il  ne maîtrise en aucune manière et un paysan d'Europe ou d'Amérique subventionné (lien 20 MN), indemnisé en cas de fluctuation ou d'intempéries et protégé par des barrières douanières draconiennes qui fonctionnent que dans un sens, la concurrence peut jouer pleinement, c'est sûr... La loi du marché...de dupes.

 


 

Un cortège de conséquences funestes (exodes urbains massifs, prostitution, trafics en tout genre, SIDA)


Un match perdu d'avance pour les mêmes toujours aux conséquences dévastatrices comme nous l'explique Laurent Pfaadt, fonctionnaire européen et essayiste : « il y a bien longtemps que les campagnes du monde ont été saignées à blanc, que l'agriculture a été sacrifiée sur l'autel du marché. Destruction de cultures pastorales ancestrales en Afrique où des peuples d'agriculteurs millénaires ont été broyés, politiques agricoles peu subventionnées ou méprisées au profit de l'industrie et de l'exploitation des matières premières laissant une agriculture vivrière ou de subsistance en lambeaux, tout cela est un phénomène que tout un chacun peut observer aisément depuis de longues années. Avec son cortège de conséquences funestes que cela a provoqué (exodes urbains massifs, prostitution, trafics en tout genre, SIDA, etc) et que l'excellent film le Cauchemar de Darwin avait souligné, cet enfer a suscité un rapide haussement de sourcils dans les organismes internationaux » (lien Contreinfo). Voilà le côté obscur de ce « libéralisme » qui ouvre les vannes pour enrichir les mêmes profiteurs et qui pressurent et enferment une immense majorité d'être humains dans un cycle infernal de destruction massive. Voilà une réalité que l'on n'entend jamais dans la bouche de ces savantes poupées mécaniques qui peuplent les plateaux médiatiques pour dégoiser à l'infini sur les bienfaits du libéralisme, la seule alternative acceptable. Un merveilleux modèle économique qu'il s'agit d'accentuer encore en mettant au pas les rares récalcitrants (Cuba, Venezuela, Iran). Des spécialistes médiatiques qu'il convient de consulter ? Des lobbyistes cyniques et d'indécents publicitaires de l'injustice et du pillage érigés en système économique mirifique à condition d'être du bon côté de la barrière.

Famines généralisées, conflits ininterrompus, guerres civiles, épidémies, viols systématiques, destruction de pans entiers de sociétés, tel est le réjouissant programme que la Banque mondiale, le FMI et l'OMC ont concocté pour aider les pays en voie...de développement tandis que d'autres émanations encore plus puissantes (Communauté européenne, Trilatérale, G8, groupe Bilderberg, CFR) se chargent de mettre en conformité le reste du monde avec ce Nouvel ordre mondial si prometteur. Bilderberg ? Nos spécialistes si bien informés et pointus n'en ont jamais entendu parlé bien évidemment (lien Liberté internet) ! Que dire de nos opinions publiques qui se targuent d'être éduquées et informées par la multiplicité des ressources en matière d'information sinon que les peuples européens qui commencent pourtant à sentir les effets dévastateurs du nouvel ordre, ont mis au pouvoir les partisans même de ce fascisme militaro-industriel sans moufter (Bush, Berlusconi, Merkel, Sarkozy, etc). Nos lobbyistes ont en effet bien travaillé et les médias ont accompli leur ouvrage. Ils existent pour cela, nous vendre cette corde qui va nous pendre pour paraphraser la prophétique saillie de Lénine... Ce stupéfiant mouvement d'opinion est aussi et surtout le fruit d'une stratégie planétaire parfaitement planifiée comme l'a démontré Naomi Klein dans son dernier ouvrage (« la stratégie du choc » - Lien Agoravox). Un passionnant pamphlet qui met en évidence la proximité et la consanguinité entre le capitalisme et le fascisme, un point de vue qu'Omegalpha expose depuis longtemps...

Basée sur les travaux de l'économiste américain Milton Friedman, cette stratégie vise à mettre en place un capitalisme sans restrictions (le néolibéralisme avec son cortège de privatisation - déréglementation - réduction des dépenses sociales) tandis que l'on soumet l'opinion publique à une thérapie de choc physique et psychologique afin qu'elle accepte cette sorte de « capitalisme du désastre » favorable à une infime majorité. Le 11 septembre 2001, cela vous dit quelque chose sans doute. Mais au fait, de quelle élite parlons-nous ? La même qui siège au CFR ou au groupe Bilderberg , la même qui se réunit au G8, la même qui contrôle les médias et les classes politiques, la même qui dirige ces multinationales qui affichent des bénéfices ahurissants à l'instant même où la planète se débat dans l'une des pires crises de son histoire récente. Le chaos constructif si cher aux « néoconservateurs » (l'aile idéologique de ce capitalisme fascisant) est en effet idéal pour le business comme nous le verrons dans la seconde partie de notre texte. Les équarisseurs du Nouvel ordre mondial ont un bel avenir. A suivre donc...

 

 

La faim de quelque chose :

«Tant qu'il n'y avait pas d'émeutes, le monde occidental a fermé les yeux» (20 MN)
Vagues de débarquements à Lampedusa (Mondialisation)


Les cadavres des immigrants dans les filets des pêcheurs (Mondialisation)

« Ils ont hissé à bord cinq corps, l'un après l'autre, tandis que l'équipage du Sirio installait les 27 survivants, dont sept femmes, dans la cale. Bilan qui s'est cependant aggravé en quelques heures. A environ 60 miles de la Libye et 140 des côtes italiennes, le patrouilleur de la marine militaire a aperçu et récupéré d'autres cadavres à la dérive : six, sept, huit... Le compte, dans la soirée, est monté à treize morts. Mais la tragédie pourrait avoir des dimensions plus grandes. Des eaux du Canal de Sicile, qui est devenu le cimetière de la Méditerranée, pourraient émerger encore d'autres corps. (...)

Ces morts s'ajoutent aux autres, récupérés quelques jours auparavant, au large de Malte par un garde-côte italien qui a ensuite consigné les corps aux autorités de La Valette. Massacre sans fin, donc, tandis que se fait de plus en plus âpre le débat sur l'introduction du délit de clandestinité, contre lequel se sont élevés hier les magistrats, et même Lawrence Gonzi, le premier ministre de Malte : où les migrants sont jetés en prison et où des trafiquants  sans scrupules traitent avec des esclavagistes de Pékin l'entrée de Chinois qui tentent ensuite de rejoindre d'autres pays d'Europe (...)  »

 

La famine mondiale (Michel Chossudovsky - Mondialisation)

 

Face aux clandestins, une Europe hermétique  (Libération)

Directive européenne sur l'immigration: «Ce projet est complètement aberrant» (Libération)

Félix Houphouët-Boigny (Wikipédia)

 

La flambée des prix des aliments menace l'Afrique d'un "tsunami" (Libération) -

Emeutes de la faim dans 37 pays : la FAO s'inquiète 11.04 à 15h51 (Nouvel Obs) - L'Afrique piégée par la flambée des prix des aliments (Le Monde) - Le prix du riz à l'origine de nouveaux heurts en Haïti (Libération) - FAO : Plus de 2,6 millions de Somaliens en situation de crise (Contreinfo) - La carte des émeutes de la faim (Figaro) - Un champignon ravageur du blé s'étend de l'Afrique vers l'Asie (Contreinfo) - Une étude à échelle mondiale révèle la colère grandissante face aux inégalités sociales (Mondialisation)

 

La FAO (WIKI)

6,5 milliards USD de promesses de don pour la FAO (Nouvel Obs)

Sommet de la FAO : promesse de réduire de moitié le nombre d'affamés d'ici 2015 (La Tribune)

Le sommet de la FAO dominé par les biocarburants (Nouvel Obs)

Sommet de la FAO: les petits paysans du monde repartent en colère (Libération)

Des ONG qui dérangent le sommet de la FAO (Rue 89)

« Aides alimentaires : petit sparadrap sur jambe de bois » (Mondialisation)

Un Sarkozy altermondialiste au Sommet de la FAO (Libération)

 

Le cynisme des Etats face à la réalité de la crise alimentaire (Rue 89)

Les subventions agricoles sur la sellette (20 MN)

 

Opinion : l'agriculture a été sacrifiée sur l'autel du marché, par Laurent Pfaadt (Contreinfo)

SCOOP : SELON LA TÉLÉ FRANCAISE, LE GROUPE BILDERBERG N'EXISTE PAS ! (Liberté Internet)

 

Capitalisme et fascisme : "la stratégie du choc" par Naomi Klein (Agoravox)

 

Merci à PM, le gardien des clefs, pour ses patientes explications...

 

See U

 

DJ CC Jung

Publié dans L'Empire du Bien

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Doff 17/06/2008 11:55

Une conclusion toute en puissance. Belle mise en mots de cette course folle en avant avec toujours ces grands médias pour distribuer les éponges et réguler le trafic de ce marathon morbide.

cc jung in effect 20/06/2008 13:52


Merci pour ton commentaire, fidèle lecteur tout comme il convient de remercier ici même les abonnés qui sont une source de motivation constante pour Omegalpha.

Pour ce qui est de Kouchner, que dire... Une erreur de casting ou la mise à jour d'une imposture qui avait trop duré... C'est au choix.