Santé : la veille sanitaire s'est endormie

Publié le par cc jung in effect

Santé publique : incompétence récurrente
 
Après l’épisode caniculaire, une véritable hécatombe, nous voici face au péril du chikungunya, une menace sous-estimée par notre admirable gouvernement. Une île contaminée plus tard, les autorités semblent découvrir que le virus peut voyager et se répandre, une évidence pourtant. A l’heure de la propagation de la grippe aviaire, il y a tout lieu de faire une absolue confiance dans nos dirigeants si prompts à anticiper. La veille sanitaire a finit par s’endormir et l’arrogance affichée n’a jamais remplacé la compétence. Prometteur pour l’avenir.
 
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"PARIS - Plusieurs dizaines de cas de chikungunya ont été recensés en France métropolitaine mais cela ne signifie pas que le virus puisse s'y propager après s'être développé à la Réunion, explique le ministère de la Santé.
 
Accusé par l'opposition d'avoir tardé à réagir face à cette épidémie, Dominique de Villepin est attendu dimanche à la Réunion pour une visite de 36 heures. Il sera accompagné par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui a réaffirmé samedi la mobilisation totale du gouvernement et l'accent mis sur la recherche de traitements contre le virus. Transmise par un moustique, la maladie provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires. A la Réunion, elle a touché 157.000 insulaires (l’épidémie a débuté depuis un bon moment dans les îles voisines, à Mayotte et aux Comores, plusieurs mois, quelle célérité et quelle réactivité ! ). Le virus a provoqué, directement ou indirectement, la mort de 77 personnes.
"Oui, des touristes de retour en métropole après un séjour à la Réunion souffrent des symptômes du 'chik'", a confirmé sur Europe 1 Xavier Bertrand.
 

La cible du moustique

 
A partir du mois de juin que l'on pourrait être confronté à des cas
 
 
Mais pour que la maladie se propage en métropole, "il faudrait que quelqu'un qui soit atteint du chikungunya (soit) piqué par le moustique (Aedes albopictus) qui le transmettrait" à d'autres ensuite", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas parce qu'une personne a le virus détecté dans son sang que le virus est présent en France", a-t-on précisé au ministère de la Santé ( C’est le principe séculaire de la transmission pourtant… Et le paludisme, comment se propage-t-il depuis des millénaires ???? ).
L'Aedes albopictus est présent dans le sud-est de la France, notamment sur la Côte d'Azur, mais il n'y a pas "à cette heure de vecteur identifié du chikungunya en métropole", a-t-on souligné de même source. "On me dit aujourd'hui que c'est à partir du mois de juin que l'on pourrait être confronté à des cas" développés en métropole, a déclaré Xavier Bertrand ( Bravo... On se disait sans doute que cette épidémie tropicale n’avait aucune chance de nous toucher, en France, il n’y a pas de moustiques n’est-ce pas ? Et puis, il n’y a pas de flux migratoire entre les Dom-Tom et la métropole, c’est bien connu… ).
 
Le gouvernement n'attendra pas cette date pour développer "des stratégies d'anticipation". Les autorités sanitaires travaillent dans deux directions, la prévention et la recherche d'un traitement pour cette maladie, a dit le ministre de la Santé. Pour François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, la détection de cas en France "n'est pas surprenante" ( évidemment…). "C'est l'expression tout à fait simple des relations qui existent entre l'île de la Réunion et la métropole", a-t-il déclaré sur Europe 1, évoquant "une trentaine de cas" de chikungunya recensés à la Pitié-Salpêtrière.
 
Il n'y a "pas beaucoup de risques de complications", a-t-il précisé. Ce qui différencie le chikungunya d'une simple grippe, c'est l'absence de signes respiratoires et des douleurs articulaires extrêmement fortes - elle est d'ailleurs surnommée "la maladie de l'homme courbé" (chapeau bas donc à notre ministère de la santé ) (…)
 
 
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CC Jung
 
 

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gunnar 26/02/2006 20:58

Très bien écrit. Cette catastrophe sanitaire rappelle en effet la canicule ; on se contente de balancer des produits phytos depuis un an. Bilan, 77 morts et plus de 150 000 cas recensés. Il aura fallu attendre 11 mois pour que le gouvernement annonce un comité de suivi national...

Hasting 25/02/2006 23:38

Je n'ai rien écrit à ce sujet, mais tu le fais si bien... Je savais, il y a déjà quinze jours, par un copain sur place, que dans sa commune proche de St Denis, il y avait rupture de stock de cercueils... Et il avait fait un rapprochement avec la gestion de la canicule de 2003.