Le très médiatique cirque de Pékin

Publié le par cc jung in effect

Nous avons eu droit il y a peu, à l'épisode olympique avec son cortège d'indignation, de revendications et de manipulation cathodique. Voilà un événement intéressant qui nous dit des choses à propos de l'opinion publique et de son formatage insidieux. Plusieurs questions se bousculent, confuses et pourtant reliées. La plus évidente est celle-ci : pourquoi la presse cautionne cette mascarade de fièvre démonstrative et démocratique orchestrée par le sémillant Robert Ménard de RSF ? Un maître de cérémonie sponsorisé par une succursale de la CIA... Sur quelles données informatives se basent tous ces gens sincères qui ont manifesté pour les bons bonzes bronzés en oubliant de balayer devant leur porte ?  Comment nous arrive le flux informatif ? Quel est le processus qui a conduit à cette normalisation des médias qui parlent d'une seule et même voix désormais ? Qui contrôle en fait le robinet, son débit et la qualité du breuvage qui y est délivré ? Quel est finalement le rôle d'un journaliste dans une « entreprise » de presse assujetie aux grands groupes industriels ? Comment appréhender finalement l'information que l'on reçoit ? Autant de questions qui appellent des réponses forcément subjectives.

 

Surinformation... Nous vivons dans un monde surinformé fait de transparence, d'instantanéité et de choix nous disent...les médias.. Mouais... Le paradoxe de nos sociétés à l'heure du haut débit et du câble qui démultiplient à l'infini les sources de connaissances et d'information, c'est que nous sommes justement mal informés tout en étant noyés dans la masse informe des infos en continu. Trop d'info tue l'info dit l'expression consacrée mais ce n'est pas vraiment le trop-plein qui constitue un réel problème en fait mais la qualité de l'information qui nous est délivrée. Peu importe finalement que mille voix transmettent la même information avec toutes les colorations et habillages possibles si cette nouvelle n'en est pas une à la base mais tout simplement une communication formatée par telle ou telle agence, tel pôle, tel service, tel parti ou lobby. Peu importe également que l'on nous fournisse une flopée de faits bruts et de données sèches si le fournisseur en question ne délivre pas dans un même temps, une grille de lecture pour comprendre, mettre en perspective et donc apprécier à sa juste valeur le fait informatif. Peu importe que l'information soit transmise et reçue si le fait signifiant est broyé sous le millefeuille des faits divers, des chiens écrasés, des sujets de distraction massive, sous le flot de la dernière mode consumériste, la routine du cirque démocratique et la fourberie du théâtre politique.

Les journalistes sont là pour cela serait-on tenter d'objecter, leur rôle consiste précisément à hiérarchiser l'information, à donner de la profondeur au factuel et à orienter la réflexion en fournissant un contexte, un sens et une analyse... En théorie peut-être mais la réalité des rédactions et des rédacteurs diffère de ce postulat parce que l'information est devenue un formidable enjeu stratégique pour les gouvernants, les multinationales, les groupes de pression et les idéologues. Au fil du temps, la corporation, trop récente pour avoir un socle durable et une assise financière, s'est lentement mais sûrement fait déposséder de son rôle de contre-pouvoir à coup de rachats et de fusion. Elle s'est transformée en une assemblée craintive et docile d'ouvriers spécialisés dans le formatage d'opinion. De puissants groupes d'influence ont en effet fait main basse sur l'information pour mieux la contrôler et la calibrer sans que la concentration n'émeuve grand monde (lien OFM sur la situation en France). C'est ainsi que l'information s'est transformée peu à peu en une communication, ce qui ne veut pas tout à fait dire la même chose quand même.





 
Les contours d'un linceul...

 

La logique économique, la concentration des médias dans les serres des grands groupes industriels, la mutation de l'information vers l' infotertainment (mélange d'information et de divertissement, sujets « magazine ») et la fin d'une certaine immunité de la presse sur le terrain guerrier (voir liens regroupés dans Actualité des médias), ont jeté aux orties le concept même d'une certaine idée de la presse libre et indépendante. Dorénavant, les écoles de journalisme forment des spécialistes de la communication et non plus des journalistes. Une mise en conformité avec ce système médiatique qui demande au plumitif de base de mettre en forme la communication du groupe qui l'emploie et de la rendre attractive en jetant, au passage et aux oubliettes, toute notion d'investigation, de neutralité et d'honnêteté dans le traitement de l'info. Connivence, porosité entre les milieux politique et médiatique, censure, autocensure, amicales pressions, intimidation, voilà autant de tares qui ternissent l'image même du Tintin reporter d'autrefois devenu aujourd'hui un tremblotant rescapé de la crise qui touche le secteur, un « privilégié » qui veille scrupuleusement à ne pas dépasser la ligne jaune tracée à la craie blanche par Rothschild, Bolloré, Bouygues et autre Dassault. Les contours d'un linceul en fait. Repose en paix, brave employé jamais très loin d'une charrette ou d'une restructuration... 

Autre question lancinante, comment se fabrique désormais cette information devenue communication ? Derrière un hypnotique fil-info sur écran pour les tâcherons et dans les dîners en ville pour les plus vernis, histoire de mieux humer les effluves du palais et de cirer les bons mocassins (voir lien). Triste constatation pour la grande majorité des journalistes, la seule et vraie source d'information est celle fournie par les grandes agences de presse (AFP - Reuters - AP, etc) qui elles-mêmes sont assujetties aux contingences du marché ou du terrain. C'est devant son écran que le journaliste guette les signes de l'actualité, ces dépêches qui tombent et qu'il faut retravailler. Il s'agit d'une simple mise en conformité avec les canons locaux de l'information et la fameuse ligne éditoriale du journal qui ne veut pas dire grand-chose. Du « rewriting » bien souvent en veillant à traverser dans les clous et au feu vert. Mais que vaut alors une information contenue dans une dépêche reprise en cœur par des milliers de journalistes lorsqu'elle est rédigée depuis le bunker étoilé et climatisé de Kaboul par un autre journaliste « sur le terrain » ? Ajoutons que cette même info a été gracieusement fournie par les services de communication de la coalition à ce même journaliste embedded qui rédige ensuite sa dépêche. Qui recoupe ? Qui vérifie ? Qui sait ce qui se passe réellement en Afghanistan où le président Sarkozy vient justement d'envoyer plus de mille hommes ? Personne en fait. Autre souci majeur, la ligne éditoriale fille de feu la déontologie... Comment est-il possible parfois d'entendre un professionnel de l'info émettre une contre-vérité notoire, omettre une information capitale qui circule pourtant dans les rédactions ou reprendre benoîtement un « gimmick » (un angle d'attaque, un slogan élaboré, une réplique) qui provient directement des services de communication de tel parti, de tel ministère, de tel « think tank », sans se poser la vraie question du devenir de la profession et de sa prétendue « indépendance » ?

 



L'actualité, la vraie, celle qui fait monter la température de la planète

 

Comment travaille le professionnel lorsque le seul et réel objectif du comité de la rédaction se résume en une expression : « faire du chiffre » ? Comment réussir ce pari impossible ? En flattant le lectorat avec ce qu'il veut lire et ce qui l'émoustille tout en veillant à ne pas faire des vagues. Autre souci, le format de l'information...Comment prendre le temps d'expliquer les méandres d'un conflit compliqué au Moyen-Orient en moins de deux minutes (le temps d'un long sujet du JT) lorsqu'il est tellement plus simple de reprendre le refrain impérial avec ses bons et ses méchants. Endosser le discours de la propagande, voilà une solution facile qui arrange tout le monde puisque les choristes entonnent la même ritournelle. Pas moyen d'y échapper. Ne parlons pas de la forme... Comment peut-on glisser une trentaine de civils tués par la Coalition en Afghanistan (lien actualité des médias) entre les caprices de la météo et la dernière petite phrase de Tartempion dans un conducteur (la liste des sujets d'un journal télévisé) sans tressaillir intérieurement. Le professionnel sait pertinemment que c'est le moyen idéal de « dissoudre » l'horrible bavure dans le flot courant tout en se donnant bonne conscience parce qu'il a donné l'info ! Cent morts au Zambèze ne valent pas un cadavre en Corrèze dit l'adage certes, mais plus d'un million de morts civils en Irak, l'apartheid qui sévit dans les Territoires occupés, les révoltes de la faim dignes du moyen age, l'indécente pauvreté des uns par rapport à l'insoutenable richesse des autres, méritent un peu plus d'attention tout de même... N'est-ce pas des sujets importants ? L'actualité, la vraie, celle qui fait monter la température de la planète, elle est bien là non ? Sauf que...

Sauf que le sujet n'est pas « vendeur » pour l'audimat et les tirages mauvais. Le spectre de la  restructuration guette comme un cerbère les fautifs et les zélés. Sauf que le propriétaire du journal, par ailleurs capitaine d'industrie, vend des armes et que toute cette agitation est bonne pour le business de la sécurité et de la peur. Sauf que cet autre  propriétaire de la chaîne fait justement partie de ces heureux élus que la mondialisation empiffre, son groupe affiche d'ailleurs des bénéfices faramineux. Sauf que le site internet a été racheté par un fond spéculatif détenu en grande partie par le groupe X proche du Pentagone ou du complexe militaro-industriel français et que les « néoconservateurs » bailleurs de fond sont susceptibles et donc, il vaut mieux éviter... Sauf que le rédacteur en chef est très ami avec la nouvelle égérie du charismatique leader et que ce serait vraiment de mauvais goût et même vulgaire de chipoter pour des pouilleux Afghans en charpie dont tout le monde se fout. Sauf qu'il  est préférable de ne pas se mettre à dos telle ou telle communauté aux relais puissants tout en évitant de radicaliser certaines franges de la population de nos banlieues...

Sauf que les famines agitent les pays pauvres pendant qu'il faut prioritairement veiller à ce que nos pauvres à nous, ne s'agitent pas trop en leur parlant du pouvoir d'achat qui va s'améliorer (comme le promet le gouvernement), en leur racontant l'épisode de grêle qui a dévasté les champs de prunier en  moins de dix minutes avant de passer par l'Eurovision et le championnat de foot et ses banderoles pour amener la publicité et le film du soir. Voilà exposée une partie des contraintes qui poussent nos joyeux scribouillards à assurer le service minimum en matière d'information en acceptant de désinformer, in fine. Se couler dans le moule pour affronter le courant dominant en attendant des marées lunaires plus favorables.

 





Ces quolibets et autres éditos bien troussés

 

C'est ainsi que l'on a vu les grands médias US « vendre » la guerre en Irak en faisant semblant de gober les inepties de la propagande de l'administration Bush avant de rebrousser chemin, une fois que les dégâts de la « victorieuse campagne » étaient trop importants pour être occultés... C'est ainsi que nos médias français se sont ligués pour pousser la candidature de Sarkozy pendant les Présidentielles au détriment de sa concurrente. Tout ceci au nom d'un vent d'optimisme frelaté incarné par un imposteur notoire. Faisons semblant d'y croire... Tout ceci surtout parce que les grands groupes de presse et le MEDEF avaient mis les petits plats dans les grands pour « impacter » cette opinion à bulletins. Les mêmes plumitifs, un œil sur les derniers mauvais sondages, accompagnent désormais la déception nationale...pour mieux la canaliser. Le bon peuple mari dans cette affaire qui s'est avérée une arnaque absolue, se délecte à présent des pitreries grimaçantes, des fautes de français et des historiettes très fleur bleue. Bon public qu'un rien distrait. Un défouloir pratique et sans risques réels pour le personnel politique. Illusoire sentiment de rébellion que ces quelques quolibets et autres éditos bien troussés entretiennent. Ils font juste avaler la pilule amère et servent à faire oublier le rôle complaisant de cette même presse dans ce jeu de dupes qu'a constitué la dernière présidentielle. Une exception dans ce ballet bien orchestré des girouettes suaves, le Canard enchaîné qui va à son claudiquant rythme et qui sauve ainsi l'honneur, comme d'habitude...

En fait, cette imbrication des groupes, conglomérats, cercles de pouvoir et de la presse expliquent aussi à quel point il est désormais aisé de manipuler l'opinion publique puisque ceux qui détiennent et distillent l'information parlent désormais d'une voix puissante et d'autant plus audible qu'elle est...quasiment unique. On a pu se délecter récemment d'un grand numéro de diversion bienvenu dans la morosité ambiante avec le parcours de la flamme olympique (liens actualité médias). Quel spectacle que cette foule vibrante de colère et d'idéal démocratique, ces députés beuglant une Marseillaise enfiévrée devant l'Assemblée nationale tandis que le Don Quichotte de Reporters Sans Frontières, Robert Ménard, agitait sa panoplie d'activiste mercenaire et médiatique. L'heure était au Chineesebashing et au péril jaune, haro sur le bridé cruel qui nous habille des pieds à la tête pour pas très cher et qui nous achète nos escouades d'Airbus et vive le Tibet libre ! On oublie subrepticement les fourmis chinoises et les ateliers suffocants qui nous donnent de belles baskets et des promos  sensationnelles et on défend vigoureusement les moines tibétains en robe safran. Quel esclandre rafraîchissant ! L'opinion publique et la classe politique enfin réunies pour un grand raout émotif et vibrant, un rendez-vous fédérateur entièrement mis en scène par la presse, par un lobby actif (RSF) et par une classe politique désireuse de souffler un peu entre deux couacs. Une classe politique et un monde des affaires qui, une fois le rideau de fumée dissipée, sont bien vite revenus à la prudence commerciale et au réalisme calculateur (lien Figaro sur les « conseils » de Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH)...

 

Le goulag orange de Guantanamo

 

Voilà une saine réaction de l'opinion publique et une bonne leçon que le pays des droits de l'homme a voulu donner à la Chine...  Mais, au fait, RSF et son emblématique porte parole (désavoué par l'UNESCO mais chut ! - lien Voltaire) vous ont sans doute glissé également un mot sur le goulag orange de Guantanamo, sur le million de morts en Irak, sur les prisons secrètes de l'Empire où l'on torture tranquillement et sur les charters de la honte. Les USA et le record en matière d'incarcérations devant la Chine peut-être ? La peine de mort appliquée aux noirs et aux pauvres dans ce merveilleux pays qui se targue d'être la plus grande des démocraties ? Non ? Et Guy-André Kieffer, le journaliste disparu depuis quatre années (Liens) ? Il nourrit les fèves de cacao dans le sous-sol ivoirien, ce pays où Bolloré a de si florissantes affaires. Rien ? Bon ! Que devient alors le surprenant Jean-Paul Ney dans ce même merveilleux pays où Jack Lang fait la bringue avec son ami « humaniste » ? Et le secret des sources que la belle Rachida Dati est en train de dévorer à pleines dents ? La liberté de la presse en France ? Tout va bien ! Silence de notre mainate prolixe (liens Voltaire) mais brouhaha et tohu-bohu absolu sur les Jeux olympiques de Pékin... Là est la priorité absolue. Diversion et la manipulation... Et cela fonctionne à merveille, l'opération « flamme olympique » a fait des étincelles.


 




Pays des Droits de l'homme et de la chasse...à l'homme

 

 

Il y a pourtant un autre hic dans cette parodie fumeuse, comme une étrange sensation de décalage absolu entre ce pays des Droits de l'homme vindicatif et celui où l'on vit quotidiennement. Le vrai qui n'est pas fantasmé dans les yeux du monde, celui de l'identité nationale et de l'amendement ADN (liens du même intitulé) avec ses rafles, ses pièges à clandestins, sa chasse à l'homme, ses centres de rétention où l'on sort le Taser pour clamer le fauve récalcitrant, ses prisons que seule la Moldavie nous envie, ses proies qui préférèrent se défenestrer et se noyer pour échapper aux patrouilles de la police politique, son racisme jamais démenti et parfois revendiqué comme le fameux discours de Dakar que Césaire peut ruminer éternellement à présent. Pas question de mobiliser les foules pour dénoncer cette situation délétère, la presse nous agite à la place l'oriflamme maquillé par RSF. Mais le vrai visage de la France, si prompte à brûler la flamme olympique, c'est aussi celui hideux de la casse sociale généralisée et la paupérisation qui gagne de nouvelles couches sociales pendant que l'Etat s'applique à enrichir les mieux lotis (liens regroupés sous l'intitulé  - Tout est devenu possible). Travailler plus pour gagner moins maintenant que vous avez correctement voté...Voilà le pays qui donne des leçons de démocratie à peu de frais en oubliant ce qu'il y a de périmé dans sa mentalité nouvelle, celle du "tout est possible". Voilà surtout des informations qui disent la transformation d'une nation sous le joug de l'ultralibéralisme sauvage et qui démontrent l'imprégnation durable du nauséabond terreau estampillé « Front national » dans le paysage politique français. Loin de constituer un contre-pouvoir nécessaire et attendu, le système médiatique se contente désormais de nous vendre du pain et des Jeux...Olympiques pour masquer ces vilénies qui se trament en coulisses. Sirupeux manège que celui de l'information...

La morale de cette petite analyse disparate ? Rien de définitif, juste un conseil peut-être. Au poisson qui nage dans les eaux troubles de l'information officielle et qui avale ce qu'on lui jette en pâture, il faut préférer le frêle colibri qui vole de fleurs en fleurs en goûteur expérimenté. Là où l'un gobe passivement, l'autre se délecte effrontément...

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Actualité des médias et du Tibet :

 

 

La concentration dans les médias en France (OFM)

L'AFP oublie une plainte où Sarkozy est cité (Bakchich)

Pour Rachida Dati, les sources sont faites pour se tarir (Bakchich)

Affaire Kieffer : des journalistes ivoiriens se mobilisent  (Libération)

 Le journaliste Guy-André Kieffer disparu depuis quatre ans (Rue 89)

 Les boucles d'oreille de Rachida (Bakchich)

Quand TF1 « réforme » les retraites... et fixe celles des anglais à 81 ans (avec vidéo) (Acrimed)

 Sarkozy rabroue « le Figaro » sur Carla (Bakchich)

Marie-Monique Robin contre la désinformation de Monsanto (Marianne)

Denis Olivennes, le nouvel observateur de la Sarkozie  (Bakchich)

Un dirigeant de TF1 présenté à un juge (Figaro)
« Les deux suspects avaient été interpellés après la mort d'un troisième homme, âgé de 40 ans, membre du cabinet du ministre de la Culture, retrouvé chez le haut responsable de TF1 domicilié dans le XIe arrondissement de Paris. (...) Selon les premiers éléments de l'enquête, ces hommes auraient convenu d'un rendez-vous à caractère sexuel mercredi soir via internet. Ils auraient ensuite ingurgité une mixture à base notamment de cocaïne et de GHB, la drogue dite du violeur, aux effets désinhibiteurs (...) » (No comment)

Cachez ces jolies et encombrantes journalistes dont nos élus s'amourachent  (Bakchich)

Quand le Figaro dicte les réponses de ses sondages (Marianne)

30 civils afghans tués par la coalition (Figaro)

1.082 personnes tuées en Irak en mars  (Libération)

Banderole anti-Ch'tis : trois mises en examen (Figaro)

180 manifestants pro-Tibétains arrêtés à New Dehli (Libération)

Les députés font semblant d'aimer le Tibet (Bakchich)

Le Tibet reste fermé aux étrangers (Libération)

Les défenseurs des droits de l'homme s'attaquent aux sponsors olympiques (Nouvel Obs)

L'éclatement de la Yougoslavie, un modèle pour la Chine? (StopUSA)

«Boycotter les JO n'est pas une solution» (Le Figaro - Bernard Arnault) 

Un porte-parole de l'UMP conteste l'action de Robert Ménard (20 MN)

Les intérêts français menacés en Chine (Le Figaro) 

Manifestations anti-françaises dans plusieurs villes de Chine (Le Monde) 

Jean-Pierre Raffarin et Bernard Arnault, les nouveaux prochinois (Marianne)

 

 

RSF :

 

Quand Reporters sans frontières légitime la torture [Voltaire]  - Quand Reporters Sans Frontières couvre la CIA [Voltaire] - Pourquoi l'Unesco ne peut pas s'associer à Reporters sans ... (Voltaire) - Le financement de Reporters sans frontières par la NED/CIA [Voltaire] - Robert Ménard a reçu 100 000 $ de Taïwan  - par Jean-Guy Allard (Mondialisation) _  RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption (Mondialisation) - Une déclaration d'amour « bidonnée » de Robert Ménard et Cie (ACRIMED) - Vers un échange de données policières entre l'Europe et les Etats-Unis (Le Monde)

 

 

 






Ministère de l'ADN et de l'identité nationale :

 

 

 

  

Mort d'un sans-papier qui voulait échapper à la police (Libération) *

Morts de sans-papiers: où en sont les enquêtes? (Rue 89) *

Mort d'un sans-papiers à Joinville-le-Pont : témoignage et interrogations (Le Monde) *

Manifestations pour dénoncer la "chasse aux étrangers" (Le Monde) *

Quand les préfectures piègent les sans-papiers (Libération) *

Incohérence et injustice (le Monde) *

Quand France inter dérape sur des araignées (Bakchich) * Un jeune Albanais malade en centre de rétention  (Libération) *

Cinq policiers en garde à vue pour violences sur des étrangers (Libération) *

Une Béninoise menacée d'expulsion après le décès de son mari français (Le Monde) *

La chasse aux sans-papiers s'intensifie dans les préfectures (Libération) *

Sans-papiers: l'EHESS occupée pour alerter le monde intellectuel (Rue 89) *

Vive les sans papiers, à bas le Smic ! (Marianne) *

Prison avec sursis requise contre Brigitte Bardot pour racisme (Libération) *

Islam, 9 ans, exclu de la chaîne Gulli à cause de son prénom (Rue 89) *

Racisme dans les stades : tout le monde est fautif (Le Figaro) *

"Le petit raciste illustré" cible de l'extrême-droite ? (Nouvel Obs)  *  

Cinéma: "Le métier du doublage a un problème avec la couleur" (Rue 89) *

Les couples mixtes pas à la noce (Libération) *  

Aimé Césaire est mort (Le Figaro)

 

 

 

Tout est devenu possible :

 

 

Mort en prison à 19 ans (Le Monde) 

Pour l'OIP, "la politique pénitentière dans ce pays est ahurissante" (Le Monde) 

L'expression, une liberté en voie de disparition? (Rue 89)

Magistrats : le SM dénonce une "reprise en main" 03.04 à 11h51 (Nouvel Obs) 

Outrages à agent: peut-on encore parler aux policiers? (Rue 89)

Levée de boucliers contre le logiciel de police «Ardoise» (20 MN)

Sarkozy tape sur les chômeurs  (Libération) 

Sarkozy veut économiser dans le social et les collectivités (Libération) 

Bataille de chiffres autour des suppressions de profs (Rue 89) 

La marée noire de Total s'étend de Donges à l'île de Ré (Rue 89) 

Demandeur d'emploi, travaille et tais-toi (Rue 89) 

Halte à la paupérisation des familles avec enfants ! (Figaro) 

La presse évoque le "plan de rigueur" de Sarkozy 05.04 à 13h22 (Nouvel Obs) 

Le déficit budgétaire atteint 22,7 milliards d'euros 04.04 à 11h51 (Nouvel Obs) 

Stress au travail : "tous les indicateurs sont au rouge" (Le Monde) 

La baisse des allocations familiales confirmée par le Premier ministre (Nouvel Obs) 

Haro sur le Smic ! (Marianne) 

Vers des licenciements chez les fonctionnaires ?  (Nouvel Obs)

 

 

OFF :

 

http://keny-arkana.com/desobeissance/ (à voir...)

 

Camille, une fille qui dénote (Libération)

 

See U

 

DJ CC Jung

 

 

 

 

 

Publié dans Omegactualité

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Doff 20/04/2008 14:34

Un nouveau merci pour ton petit coup de lampe de poche dans la nuit de la manipulation médiatique. ----> "Quel spectacle que cette foule vibrante de colère et d'idéal démocratique, L'heure était au Chineesebashing et au péril jaune, haro
sur le bridé cruel qui nous habille des pieds à la tête pour pas très
cher et qui nous achète nos escouades d'Airbus et vive le Tibet libre ! On oublie subrepticement les fourmis
chinoises et les ateliers suffocants qui nous donnent de belles baskets
et des promos sensationnelles et on défend vigoureusement les moines
tibétains en robe safran. Quel esclandre rafraîchissant !" ---> Il me semble avoir entendu cette excellente tirade au JT de TF1 hier... (ah ah)

cc jung in effect 22/04/2008 20:46



TF1, voilà notre unique source d'information à n'en point douter... Rien de mieux sous le soleil pour se tenir au courant de
l'actualité du monde en toute indépendance. C'est sans doute pour cela qu'Omegalpha a supprimé le gavage numérique et hertzien pour tout l'équipage, histoire d'ouvrir les fenêtres lumineuses et
de regarder autre chose que la petite lucarne clignotante, autre nom de la sacrée oeillère cathodique...